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De plein droitLes droits européens, en situation
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Les droits

Les droits, un par un

Chaque droit enseigné sur ce site, avec l'extrait du texte officiel qui le fonde, sa traduction en clair et la situation qui l'apprend. 151 droits pour l'instant.

Le colis jamais livré

Le risque voyage sur le dos du vendeur

Le risque de perte ou d'endommagement du bien ne t'est transféré que lorsque toi, ou un tiers que tu as désigné et qui n'est pas le transporteur, prend physiquement possession du bien. Un colis perdu en route reste donc le problème du vendeur. Une seule exception, écrite dans la même phrase : le risque passe à la livraison au transporteur si c'est toi qui l'as chargé du transport et que le professionnel ne proposait pas ce choix.

« Pour ce qui est des contrats prévoyant que le professionnel expédie les biens au consommateur, le risque de perte ou d'endommagement des biens est transféré au consommateur lorsque ce dernier, ou un tiers désigné par le consommateur et autre que le transporteur, prend physiquement possession de ces biens. Cependant, le risque est transféré au consommateur à la livraison du bien au transporteur dès lors que ce dernier a été chargé du transport des biens par le consommateur et que le choix n'a pas été proposé par le professionnel, sans préjudice des droits dont le consommateur dispose à l'égard du transporteur. »

Article 20 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 20 (Transfert du risque) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une livraison au plus tard sous trente jours, sauf date convenue

30 jours

Sans accord sur un autre moment de livraison, le professionnel livre sans retard injustifié et au plus tard trente jours après la conclusion du contrat. Si une date a été convenue, c'est elle qui compte.

« 1. Sauf si les parties en disposent autrement concernant le moment de la livraison, le professionnel livre les biens en en transférant la possession physique ou le contrôle au consommateur sans retard injustifié, mais au plus tard trente jours après la conclusion du contrat. »

Article 18, paragraphe 1 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 18 (Livraison), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Le délai supplémentaire que tu fixes, et qui arme la fin du contrat

En cas de manquement, tu enjoins au professionnel de livrer dans un délai supplémentaire adapté aux circonstances. S'il n'est pas tenu, tu as le droit de mettre fin au contrat. C'est une marche obligée, et c'est elle qui rend le dossier solide.

« 2. En cas de manquement du professionnel à l'obligation de livraison du bien au moment convenu avec le consommateur ou dans les délais prévus au paragraphe 1, le consommateur lui enjoint d'effectuer la livraison dans un délai supplémentaire adapté aux circonstances. Si le professionnel n'a pas effectué la livraison dans ledit délai supplémentaire, le consommateur a le droit de mettre fin au contrat. »

Article 18, paragraphe 2, premier alinéa · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 18 (Livraison), paragraphe 2, premier alinéa · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

La fin immédiate, réservée aux cas écrits

Pas de délai supplémentaire à accorder quand le professionnel a refusé de livrer, ou quand la livraison à une date précise était essentielle et annoncée avant la conclusion du contrat. Dans ces cas, la fin du contrat est immédiate.

« Le premier alinéa n'est pas applicable aux contrats de vente lorsque le professionnel a refusé de livrer le bien ou lorsque la livraison dans le délai de livraison convenu est essentielle compte tenu de toutes les circonstances qui entourent la conclusion du contrat ou lorsque le consommateur informe le professionnel, avant la conclusion du contrat, que la livraison à une date précise ou au plus tard à une date déterminée est essentielle. Dans ces cas, si le professionnel n'effectue pas la livraison du bien au moment convenu avec le consommateur ou dans les délais prévus au paragraphe 1, le consommateur a le droit de mettre fin au contrat immédiatement. »

Article 18, paragraphe 2, second alinéa · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 18 (Livraison), paragraphe 2, second alinéa · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Le remboursement de toute somme payée, sans retard excessif

Quand il est mis fin au contrat, le professionnel rembourse toute somme payée en application du contrat, frais de livraison compris, sans retard excessif. Un avoir ne remplace ce remboursement que si tu le préfères.

« 3. Lorsqu'il est mis fin au contrat, le professionnel rembourse, sans retard excessif, toute somme payée en application du contrat. »

Article 18, paragraphe 3 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 18 (Livraison), paragraphe 3 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une case pré-cochée ne vaut pas consentement

Tout frais supplémentaire exige ton accord explicite. Un supplément ajouté par une case cochée d'avance n'est pas valablement consenti, et tout paiement perçu de la sorte se rembourse.

« Vous devez marquer explicitement votre accord pour tout frais supplémentaire, par exemple si le commerçant propose une livraison rapide ou un emballage cadeau. L'utilisation de cases pré-cochées sur le site web du commerçant ne constitue pas un consentement valable et vous avez droit au remboursement de tout paiement perçu de la sorte. »

Rubrique « Frais de livraison » · Expédition et livraison : frais supplémentaires et cases pré-cochées · Your Europe · Union européenne · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

Le produit qui tombe en panne trop tôt

Une garantie légale de deux ans, à la charge du vendeur

2 ans

Le vendeur répond de tout défaut de conformité qui existe au moment de la livraison et qui apparaît dans un délai de deux ans à compter de ce moment. Partout dans l'Union, au minimum : ton pays peut prévoir des délais plus longs.

« 1. Le vendeur répond vis-à-vis du consommateur de tout défaut de conformité qui existe au moment de la livraison du bien et qui apparaît dans un délai de deux ans à compter de ce moment. »

Article 10, paragraphe 1 · Directive (UE) 2019/771 (vente de biens), article 10 (Responsabilité du vendeur), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Réparation ou remplacement, gratuitement

Si le produit se révèle défectueux, le vendeur est tenu de le réparer ou de le remplacer gratuitement. Si c'est impossible ou trop lent, sans désagrément majeur pour toi, tu as droit à un remboursement total ou partiel.

« En vertu des règles de l'UE, si vous achetez un produit qui se révèle défectueux, ne fonctionne pas ou ne correspond pas à sa description, le vendeur est tenu de le réparer ou de le remplacer gratuitement. Si cela n'est pas possible ou si le vendeur ne peut pas le faire dans un délai raisonnable et sans désagrément majeur pour vous, vous avez droit à un remboursement total ou partiel. »

Rubrique « Garantie légale » · Garanties : la garantie légale, réparation ou remplacement gratuits · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Indépendante de toute garantie commerciale

La garantie légale s'exerce vis-à-vis du vendeur et s'applique indépendamment de toute garantie commerciale. Une garantie fabricant peut offrir mieux ; elle ne peut jamais exclure ou réduire tes droits au titre de la garantie minimale de deux ans.

« En tant que consommateur, dans l'UE, vous bénéficiez également de droits vis-à-vis du vendeur au titre de la garantie légale. La garantie légale s'applique indépendamment de toute garantie commerciale. »

Page « Garantie commerciale de durabilité » · Garantie commerciale de durabilité : la garantie légale s'applique indépendamment · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Une présomption d'un an au minimum, à vérifier pays par pays

1 an

Tout défaut qui apparaît dans un délai d'un an est présumé avoir existé à la livraison, sauf preuve contraire du vendeur. Certains pays portent cette période à deux ans. Entre un et deux ans, vérifie la règle de ton pays avant d'écrire : la garantie, elle, court dans tous les cas.

« Si un défaut apparaît dans un délai de 1 an à compter de la livraison, vous n'avez pas à prouver qu'il existait au moment de la livraison. On part du principe que le défaut existait, sauf si le vendeur peut prouver le contraire. Dans certains pays de l'UE, cette période pendant laquelle la «charge de la preuve est inversée» est de 2 ans. »

Rubrique « Garantie légale » · Garanties : la charge de la preuve inversée pendant un an, deux dans certains pays · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Le choix des remèdes, puis la suite en argent

Pour la mise en conformité, tu choisis entre réparation et remplacement, sauf recours impossible ou coûts disproportionnés. Si le vendeur n'y procède pas, ou pas dans un délai raisonnable, la suite est une réduction proportionnelle du prix ou la résolution du contrat.

« Le consommateur a droit soit à une réduction proportionnelle du prix conformément à l'article 15, soit à la résolution du contrat de vente conformément à l'article 16, dans chacun des cas suivants: a) le vendeur n'a pas effectué la réparation ou le remplacement […] d) le vendeur a déclaré, ou il résulte clairement des circonstances, que le vendeur ne procédera pas à la mise en conformité des biens dans un délai raisonnable ou sans inconvénient majeur pour le consommateur. »

Article 13, paragraphe 4 · Directive (UE) 2019/771 (vente de biens), article 13 (Recours du consommateur pour défaut de conformité), paragraphe 4 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

L'occasion professionnelle est couverte aussi

Les produits d'occasion achetés auprès d'un vendeur professionnel sont couverts par la garantie minimale de deux ans. Une durée plus courte n'est possible que dans certains pays, jamais inférieure à un an, et seulement si c'est convenu et clairement annoncé à l'achat.

« Les produits d'occasion que vous achetez auprès d'un vendeur professionnel sont également couverts par la garantie minimale de deux ans. Dans certains pays de l'UE, vous pouvez convenir avec le vendeur d'une garantie inférieure à 2 ans. Toutefois, elle ne peut pas être inférieure à un an et l'acheteur doit en être clairement informé lors de l'achat. »

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État du droit vérifié le29 juillet 2026

L'achat en ligne regretté

Se rétracter en quatorze jours : aucun motif à fournir

14 jours

Pour un achat en ligne, par téléphone ou auprès d'un vendeur à domicile, tu peux annuler le contrat dans un délai de 14 jours sans devoir fournir de justification. Pour un produit, le délai court à compter de la date de livraison ; pour un service, de la conclusion du contrat.

« Cela signifie que vous pouvez annuler le contrat dans un délai de 14 jours sans devoir fournir de justification (le «délai de réflexion»). Pour les produits, cela signifie 14 jours à compter de la date de livraison et, pour les services, 14 jours après la date de conclusion du contrat. »

Rubrique « Droit de rétractation: un délai de réflexion de 14 jours » · Retours : le délai de réflexion de 14 jours · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Un point de départ écrit : la prise de possession

Pour une vente, le délai de rétractation expire quatorze jours après le jour où toi, ou un tiers que tu as désigné, prend physiquement possession du bien. La date de commande et la date de paiement ne comptent pas.

« 2. Sans préjudice de l'article 10, le délai de rétractation visé au paragraphe 1 du présent article expire après une période de quatorze jours […] b) en ce qui concerne les contrats de vente, du jour où le consommateur ou un tiers autre que le transporteur et désigné par le consommateur prend physiquement possession du bien »

Article 9, paragraphe 2, point b) · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 9 (Droit de rétractation), paragraphe 2, point b) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Essayer n'est pas consommer

Ta responsabilité ne porte que sur la dépréciation causée par des manipulations allant au-delà de ce qui est nécessaire pour établir la nature, les caractéristiques et le bon fonctionnement du bien. Un produit déballé et essayé reste couvert par le droit.

« 2. La responsabilité du consommateur n'est engagée qu'à l'égard de la dépréciation des biens résultant de manipulations des biens autres que celles nécessaires pour établir la nature, les caractéristiques et le bon fonctionnement de ces biens. »

Article 14, paragraphe 2 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 14, paragraphe 2 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Quatorze jours pour renvoyer, la date d'envoi fait foi

Le renvoi part au plus tard quatorze jours après ta déclaration de rétractation, et le délai est respecté dès l'expédition. Tu ne supportes que les coûts directs du renvoi, et seulement si le vendeur t'en avait informé avant l'achat.

« 1. À moins que le professionnel ne propose de récupérer lui-même ces biens, le consommateur renvoie ou rend les biens au professionnel ou à une personne habilitée par ce dernier à recevoir les biens, sans retard excessif et, en tout état de cause, au plus tard quatorze jours suivant la communication de sa décision de se rétracter du contrat au professionnel conformément à l'article 11. Ce délai est respecté si le consommateur renvoie les biens avant l'expiration du délai de quatorze jours. Le consommateur supporte uniquement les coûts directs engendrés par le renvoi des biens, sauf si le professionnel accepte de les prendre à sa charge ou s'il a omis d'informer le consommateur qu'il doit les prendre en charge. »

Article 14, paragraphe 1 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 14 (Obligations du consommateur en cas de rétractation), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Tous les paiements, même moyen, quatorze jours

Le vendeur rembourse tous les paiements reçus, frais de livraison compris, dans les quatorze jours suivant ta rétractation, en utilisant le même moyen de paiement que ta transaction initiale, sauf ton accord exprès pour un autre moyen.

« 1. Le professionnel rembourse tous les paiements reçus de la part du consommateur, y compris, le cas échéant, les frais de livraison, sans retard excessif et en tout état de cause dans les quatorze jours suivant celui où il est informé de la décision du consommateur de se rétracter du contrat conformément à l'article 11. Le professionnel effectue le remboursement visé au premier alinéa en utilisant le même moyen de paiement que celui utilisé par le consommateur pour la transaction initiale, sauf accord exprès du consommateur pour un autre moyen de paiement et pour autant que le remboursement n'occasionne pas de frais pour le consommateur. »

Article 13, paragraphe 1 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 13 (Obligations du professionnel en cas de rétractation), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Le silence du vendeur allonge le délai de douze mois

Si le professionnel omet de t'informer de ton droit de rétractation, le délai expire au terme d'une période de douze mois après la fin du délai initial. Une politique maison muette sur ton droit ne le raccourcit pas : elle l'étend.

« 1. Si le professionnel omet d'informer le consommateur de son droit de rétractation comme l'exige l'article 6, paragraphe 1, point h), le délai de rétractation expire au terme d'une période de douze mois à compter de la fin du délai de rétractation initial, déterminé conformément à l'article 9, paragraphe 2. »

Article 10, paragraphe 1 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 10 (Défaut d'information sur le droit de rétractation), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Les exceptions sont celles du texte, pas celles du vendeur

Le droit de rétractation connaît des exceptions, et ce sont les textes de l'Union qui les fixent. Une politique de retour n'en ajoute aucune : toute clause contractuelle qui écarte ou limite, directement ou indirectement, les droits découlant de la directive ne lie pas le consommateur, et le consommateur ne peut pas y renoncer.

« Si le droit applicable au contrat est le droit d'un État membre, le consommateur ne peut renoncer aux droits qui lui sont conférés par les dispositions nationales transposant la présente directive. Toute clause contractuelle qui, d'une manière directe ou indirecte, écarte ou limite les droits découlant de la présente directive ne lie pas le consommateur. »

Article 25 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 25 (Caractère impératif de la directive) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

L'abonnement dont on ne sort pas

Des clauses types forcément équitables

Les clauses contractuelles types utilisées par les professionnels doivent être équitables : le contrat ne doit pas créer de déséquilibre entre tes droits et obligations et les leurs. Le principe vaut pour des « conditions générales » comme pour un contrat détaillé.

« En vertu de la législation européenne, les clauses contractuelles types utilisées par les professionnels doivent être équitables, qu'il s'agisse de «conditions générales» ou qu'elles soient intégrées dans un contrat détaillé. Le contrat ne doit pas créer de déséquilibre entre les droits et les obligations des consommateurs, d'une part, et ceux des vendeurs et des fournisseurs, d'autre part. »

Chapeau de la page « Clauses contractuelles abusives » · Clauses contractuelles abusives : le principe d'équité · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Cocher une case n'est pas négocier

Une clause rédigée à l'avance, sur laquelle tu n'as pas pu avoir d'influence, est toujours considérée comme non négociée : c'est le terrain d'application de la directive. Et si le professionnel prétend qu'une clause standardisée a été négociée, la charge de la preuve lui incombe.

« 2. Une clause est toujours considérée comme n'ayant pas fait l'objet d'une négociation individuelle lorsqu'elle a été rédigée préalablement et que le consommateur n'a, de ce fait, pas pu avoir d'influence sur son contenu, notamment dans le cadre d'un contrat d'adhésion. […] Si le professionnel prétend qu'une clause standardisée a fait l'objet d'une négociation individuelle, la charge de la preuve lui incombe. »

Article 3, paragraphe 2 · Directive 93/13/CEE (clauses abusives), article 3, paragraphe 2 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une liste officielle décrit les montages connus

L'annexe de la directive est une liste indicative et non exhaustive de clauses qui peuvent être déclarées abusives : reconduction automatique à date butoir lointaine, clauses impossibles à connaître avant de signer, hausse de prix sans droit de rompre, droit exclusif d'interpréter. Le repérage t'appartient, la déclaration appartient au juge.

« 3. L'annexe contient une liste indicative et non exhaustive de clauses qui peuvent être déclarées abusives. »

Article 3, paragraphe 3 · Directive 93/13/CEE (clauses abusives), article 3, paragraphe 3 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

La reconduction se dit avant le paiement

Avant que tu sois lié par un contrat à distance, le professionnel fournit sous une forme claire et compréhensible la durée du contrat et, pour un contrat à reconduction automatique, les conditions de résiliation. La charge de la preuve du respect de cette obligation d'information lui incombe.

« 1. Avant que le consommateur ne soit lié par un contrat à distance ou hors établissement ou par une offre du même type, le professionnel lui fournit, sous une forme claire et compréhensible, les informations suivantes: […] o) la durée du contrat, s'il y a lieu, ou, s'il s'agit d'un contrat à durée indéterminée ou à reconduction automatique, les conditions de résiliation du contrat; […] 9. La charge de la preuve concernant le respect des obligations d'information énoncées dans le présent chapitre incombe au professionnel. »

Article 6, paragraphe 1, point o), et paragraphe 9 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 6 (Obligations d'information concernant les contrats à distance), paragraphe 1, point o), et paragraphe 9 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

La clarté est leur obligation, le doute est ton allié

Les clauses écrites doivent toujours être rédigées de façon claire et compréhensible, et en cas de doute sur le sens d'une clause, l'interprétation la plus favorable au consommateur prévaut.

« Dans le cas des contrats dont toutes ou certaines clauses proposées au consommateur sont rédigées par écrit, ces clauses doivent toujours être rédigées de façon claire et compréhensible. En cas de doute sur le sens d'une clause, l'interprétation la plus favorable au consommateur prévaut. »

Article 5 · Directive 93/13/CEE (clauses abusives), article 5 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

La clause abusive ne te lie pas, le contrat survit

Les clauses abusives ne lient pas les consommateurs, dans les conditions fixées par les droits nationaux, et le contrat reste contraignant selon les mêmes termes s'il peut subsister sans elles. Tu n'as pas à choisir entre subir et tout résilier.

« 1. Les États membres prévoient que les clauses abusives figurant dans un contrat conclu avec un consommateur par un professionnel ne lient pas les consommateurs, dans les conditions fixées par leurs droits nationaux, et que le contrat restera contraignant pour les parties selon les mêmes termes, s'il peut subsister sans les clauses abusives. »

Article 6, paragraphe 1 · Directive 93/13/CEE (clauses abusives), article 6, paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Des moyens prévus pour faire cesser ces clauses

La directive impose aux États membres que des moyens adéquats et efficaces existent afin de faire cesser l'utilisation des clauses abusives. Associations de consommateurs, autorités, juges : la sortie du tête-à-tête est organisée par le texte lui-même.

« 1. Les États membres veillent à ce que, dans l'intérêt des consommateurs ainsi que des concurrents professionnels, des moyens adéquats et efficaces existent afin de faire cesser l'utilisation des clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs par un professionnel. »

Article 7, paragraphe 1 · Directive 93/13/CEE (clauses abusives), article 7, paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

Le vol annulé la veille

Une indemnisation forfaitaire, fixée par la distance

400 €

250 € jusqu'à 1 500 km, 400 € au-delà de 1 500 km à l'intérieur de l'Union et pour les autres vols de 1 500 à 3 500 km, 600 € pour le reste. Cet article ne connaît qu'une variable, la distance : le prix du billet n'y entre pas, et la condition de préavis vit à l'article 5, paragraphe 1, point c), pas ici.

« Lorsqu'il est fait référence au présent article, les passagers reçoivent une indemnisation dont le montant est fixé à: a) 250 euros pour tous les vols de 1500 kilomètres ou moins; b) 400 euros pour tous les vols intracommunautaires de plus de 1500 kilomètres et pour tous les autres vols de 1500 à 3500 kilomètres; c) 600 euros pour tous les vols qui ne relèvent pas des points a) ou b). Pour déterminer la distance à prendre en considération, il est tenu compte de la dernière destination où le passager arrivera après l'heure prévue du fait du refus d'embarquement ou de l'annulation. »

Article 7, paragraphe 1 · Règlement (CE) n° 261/2004, article 7 (Droit à indemnisation), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Prévenu à moins de deux semaines, l'indemnisation est due

L'indemnisation est due à moins que la compagnie t'ait informé au moins deux semaines avant l'heure de départ prévue. Entre deux semaines et sept jours, elle ne tombe que si on t'offre un réacheminement partant au plus tôt deux heures avant l'heure prévue et arrivant moins de quatre heures après l'heure d'arrivée prévue ; à moins de sept jours, la fenêtre se resserre à une heure avant et deux heures après. Prévenu à moins de deux semaines du départ, tu n'as donc rien perdu.

« ont droit à une indemnisation du transporteur aérien effectif […] à moins qu'ils soient informés de l'annulation du vol: i) au moins deux semaines avant l'heure de départ prévue, ou ii) de deux semaines à sept jours avant l'heure de départ prévue si on leur offre un réacheminement leur permettant de partir au plus tôt deux heures avant l'heure de départ prévue et d'atteindre leur destination finale moins de quatre heures après l'heure d'arrivée prévue, ou iii) moins de sept jours avant l'heure de départ prévue si on leur offre un réacheminement leur permettant de partir au plus tôt une heure avant l'heure de départ prévue et d'atteindre leur destination finale moins de deux heures après l'heure prévue d'arrivée. »

Article 5, paragraphe 1, point c) · Règlement (CE) n° 261/2004, article 5 (Annulations), paragraphe 1, point c) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Le choix entre être remboursé et repartir

Remboursement du billet en sept jours, réacheminement au plus tôt, ou réacheminement à une date qui t'arrange. C'est toi qui choisis, et ce choix n'efface pas l'indemnisation.

« Lorsqu'il est fait référence au présent article, les passagers se voient proposer le choix entre: […] le remboursement du billet, dans un délai de sept jours […] b) un réacheminement vers leur destination finale, dans des conditions de transport comparables et dans les meilleurs délais, ou c) un réacheminement vers leur destination finale dans des conditions de transport comparables à une date ultérieure, à leur convenance, sous réserve de la disponibilité de sièges. »

Article 8, paragraphe 1 · Règlement (CE) n° 261/2004, article 8 (Droit au remboursement ou au réacheminement), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Repas, hôtel et transport pendant l'attente

Rafraîchissements et repas selon l'attente, hôtel dès qu'une nuit devient nécessaire, et le trajet jusqu'à cet hôtel. Gratuitement.

« Lorsqu'il est fait référence au présent article, les passagers se voient offrir gratuitement: a) des rafraîchissements et des possibilités de se restaurer en suffisance compte tenu du délai d'attente; b) un hébergement à l'hôtel aux cas où: […] un séjour d'attente d'une ou plusieurs nuits est nécessaire […] c) le transport depuis l'aéroport jusqu'au lieu d'hébergement (hôtel ou autre). »

Article 9, paragraphe 1 · Règlement (CE) n° 261/2004, article 9 (Droit à une prise en charge), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

C'est à la compagnie de prouver, pas à toi

Prouver qu'elle t'a informé et quand ; prouver les circonstances extraordinaires si elle les invoque. Tant qu'elle ne prouve pas, l'indemnisation reste due.

« Un transporteur aérien effectif n'est pas tenu de verser l'indemnisation prévue à l'article 7 s'il est en mesure de prouver que l'annulation est due à des circonstances extraordinaires qui n'auraient pas pu être évitées même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises. »

Article 5, paragraphe 3 · Règlement (CE) n° 261/2004, article 5 (Annulations), paragraphe 3 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Aucune clause ne peut te faire renoncer

Les obligations envers les passagers ne peuvent être ni limitées ni levées par une clause du contrat de transport. Un bon d'achat ne remplace l'argent qu'avec ton accord signé.

« Les obligations envers les passagers qui sont énoncées par le présent règlement ne peuvent être limitées ou levées, notamment par une dérogation ou une clause restrictive figurant dans le contrat de transport. »

Article 15, paragraphe 1 · Règlement (CE) n° 261/2004, article 15 (Irrecevabilité des dérogations), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un organisme national à saisir, dans chaque pays

Chaque État membre désigne un organisme chargé de faire appliquer ce règlement, et tout passager peut le saisir d'une plainte pour une violation survenue dans un aéroport de son territoire.

« Sans préjudice de l'article 12, tout passager peut saisir tout organisme désigné en application du paragraphe 1, ou tout autre organisme compétent désigné par un État membre, d'une plainte concernant une violation du présent règlement survenue dans tout aéroport situé sur le territoire d'un État membre […] »

Article 16, paragraphe 2 · Règlement (CE) n° 261/2004, article 16 (Violations), paragraphe 2 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

Le vol retardé de 4 heures

Manger, boire, téléphoner pendant l'attente

Rafraîchissements et repas en suffisance compte tenu du délai d'attente. Le paragraphe 2 du même article y ajoute deux appels téléphoniques ou deux messages électroniques. Gratuitement, et sur simple demande au comptoir.

« Lorsqu'il est fait référence au présent article, les passagers se voient offrir gratuitement: a) des rafraîchissements et des possibilités de se restaurer en suffisance compte tenu du délai d'attente; b) un hébergement à l'hôtel aux cas où: […] un séjour d'attente d'une ou plusieurs nuits est nécessaire […] c) le transport depuis l'aéroport jusqu'au lieu d'hébergement (hôtel ou autre). »

Article 9, paragraphe 1 · Règlement (CE) n° 261/2004, article 9 (Droit à une prise en charge), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une indemnisation forfaitaire, fixée par la distance

250 €

250 € jusqu'à 1 500 km, 400 € au-delà de 1 500 km à l'intérieur de l'Union et pour les autres vols de 1 500 à 3 500 km, 600 € pour le reste. Le montant ne varie ni avec le prix du billet, ni avec le nombre d'heures perdues.

« Lorsqu'il est fait référence au présent article, les passagers reçoivent une indemnisation dont le montant est fixé à: a) 250 euros pour tous les vols de 1500 kilomètres ou moins; b) 400 euros pour tous les vols intracommunautaires de plus de 1500 kilomètres et pour tous les autres vols de 1500 à 3500 kilomètres; c) 600 euros pour tous les vols qui ne relèvent pas des points a) ou b). »

Article 7, paragraphe 1 · Règlement (CE) n° 261/2004, article 7 (Droit à indemnisation), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Renoncer au vol à partir de cinq heures de retard

Quand le retard au départ atteint cinq heures, le remboursement du billet devient un droit. Partir reste ton choix ; ce n'est plus une obligation.

« iii) lorsque le retard est d'au moins cinq heures, l'assistance prévue à l'article 8, paragraphe 1, point a). »

Article 6, paragraphe 1, point iii) · Règlement (CE) n° 261/2004, article 6 (Retards), paragraphe 1, point iii) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

C'est à la compagnie de prouver ses circonstances extraordinaires

Et de le prouver par des pièces nommées : extraits de journaux de bord, rapports d'incidents. Ces pièces sont dues à l'organisme national compétent et aux passagers concernés.

« Si vous arrivez à votre destination finale avec un retard d'au moins 3 heures, vous avez droit à une indemnisation, sauf si le retard est dû à des circonstances extraordinaires. La compagnie aérienne doit le prouver en fournissant, par exemple, des extraits de journaux de bord ou de rapports d'incidents. »

Rubrique « Retard », indemnisation et charge de la preuve · Droits des passagers aériens : indemnisation en cas de retard à l'arrivée · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Aucune clause de leur contrat ne peut te faire renoncer

Les obligations envers les passagers ne peuvent être ni limitées ni levées par une dérogation ou une clause restrictive du contrat de transport. Avoir accepté les conditions générales n'y change rien.

« Les obligations envers les passagers qui sont énoncées par le présent règlement ne peuvent être limitées ou levées, notamment par une dérogation ou une clause restrictive figurant dans le contrat de transport. »

Article 15, paragraphe 1 · Règlement (CE) n° 261/2004, article 15 (Irrecevabilité des dérogations), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un organisme national à saisir, dans chaque pays

Chaque État membre en désigne un, et tout passager peut le saisir d'une plainte pour une violation survenue dans un aéroport de son territoire.

« Sans préjudice de l'article 12, tout passager peut saisir tout organisme désigné en application du paragraphe 1, ou tout autre organisme compétent désigné par un État membre, d'une plainte concernant une violation du présent règlement survenue dans tout aéroport situé sur le territoire d'un État membre […] »

Article 16, paragraphe 2 · Règlement (CE) n° 261/2004, article 16 (Violations), paragraphe 2 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

Le bagage perdu

Une responsabilité régie par un texte, pas par un geste

La responsabilité d'un transporteur aérien communautaire envers les passagers et leurs bagages est régie par toutes les dispositions de la convention de Montréal relatives à cette responsabilité. La mesure de ce qui t'est dû est là, pas dans un geste commercial.

« 1. La responsabilité d'un transporteur aérien communautaire envers les passagers et leurs bagages est régie par toutes les dispositions de la convention de Montréal relatives à cette responsabilité. »

Article 3, paragraphe 1 · Règlement (CE) n° 2027/97 (responsabilité des transporteurs aériens), tel que modifié par le règlement (CE) n° 889/2002, article 3, paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

La plainte écrite, dès que possible

En cas de détérioration, retard, perte ou destruction des bagages, la plainte se fait par écrit auprès du transporteur, dès que possible. Une notification d'application n'est pas une plainte : la trace qui compte est celle que tu écris et que tu dates.

« En cas de détérioration, retard, perte ou destruction des bagages, le passager concerné doit se plaindre par écrit auprès du transporteur aérien dès que possible. En cas de dommages survenus à des bagages enregistrés et en cas de retard dans l'acheminement des bagages, le passager doit se plaindre par écrit dans un délai respectivement de sept jours et de vingt et un jours à compter de la date à laquelle ils ont été mis à sa disposition. »

Annexe, rubrique « Plaintes concernant des bagages » · Règlement (CE) n° 2027/97 modifié, annexe (note d'information), rubrique « Plaintes concernant des bagages » · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Deux fenêtres courtes, comptées depuis la restitution

7 et 21 jours

Selon la page officielle de l'Union : par écrit auprès de la compagnie dans un délai de 7 jours pour des bagages perdus ou endommagés, ou de 21 jours après avoir récupéré tes bagages s'ils ont été retardés. Il n'existe pas de formulaire type au niveau européen : une lettre claire suffit.

« Si vous souhaitez introduire une réclamation en cas de bagages perdus ou endommagés, vous devez le faire par écrit auprès de la compagnie aérienne dans un délai de 7 jours, ou de 21 jours après avoir récupéré vos bagages s'ils ont été retardés. Il n'existe pas de formulaire type au niveau européen. »

Rubrique « Comment porter plainte? » · Droits des passagers aériens : comment porter plainte pour les bagages · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Le dommage du retard se répare

En cas de retard des bagages, le transporteur est responsable des dommages, sauf s'il a pris toutes les mesures raisonnables pour les éviter ou qu'il était impossible de les prendre. Les tickets de tes achats de première nécessité datent et chiffrent ce que l'attente t'a coûté.

« En cas de retard des bagages, le transporteur aérien est responsable des dommages, sauf s'il a pris toutes les mesures raisonnables pour les éviter ou s'il était impossible de prendre de telles mesures. »

Annexe, rubrique « Retard des bagages » · Règlement (CE) n° 2027/97 modifié, annexe (note d'information), rubrique « Retard des bagages » · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

La soute engage même sans faute

Pour les bagages enregistrés, le transporteur est responsable même s'il n'y a pas faute de sa part, sauf si le bagage était défectueux. Pour les bagages non enregistrés, en cabine, il n'est responsable que s'il y a faute de sa part.

« Dans le cas de bagages enregistrés, il est responsable même s'il n'y a pas faute de sa part, sauf si les bagages étaient défectueux. Dans le cas de bagages non enregistrés, le transporteur n'est responsable que s'il y a faute de sa part. »

Annexe, rubrique « Destruction, perte ou détérioration des bagages » · Règlement (CE) n° 2027/97 modifié, annexe (note d'information), rubrique « Destruction, perte ou détérioration des bagages » · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un plafond, et l'outil écrit pour le relever

La responsabilité est limitée, et le texte fournit l'outil : une déclaration spéciale, au plus tard au moment de l'enregistrement et contre une redevance supplémentaire, relève la limite pour ton bagage. Le montant courant du plafond se vérifie sur la page officielle : ce dossier n'affiche volontairement aucun chiffre à sa place.

« Un passager peut bénéficier d'une limite de responsabilité plus élevée en faisant une déclaration spéciale au plus tard au moment de l'enregistrement et en acquittant une redevance supplémentaire. »

Annexe, rubrique « Limites de responsabilité plus élevées pour les bagages » · Règlement (CE) n° 2027/97 modifié, annexe (note d'information), rubrique « Limites de responsabilité plus élevées pour les bagages » · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Deux compagnies, deux portes valables

Si le transporteur qui effectue le vol n'est pas celui avec lequel le contrat a été conclu, la plainte ou la réclamation peut s'adresser à l'un ou à l'autre. Le nom ou le code porté sur le billet désigne le transporteur contractuel.

« Si le transporteur aérien effectuant le vol n'est pas le même que celui avec lequel un contrat a été conclu, le passager a le droit d'adresser une plainte ou une réclamation à l'un ou à l'autre. Si le nom ou le code d'un transporteur aérien figure sur le billet, ce transporteur est celui avec lequel un contrat a été conclu. »

Annexe, rubrique « Responsabilité respective du transporteur avec lequel un contrat a été conclu et du transporteur effectif » · Règlement (CE) n° 2027/97 modifié, annexe (note d'information), rubrique « Responsabilité respective du transporteur avec lequel un contrat a été conclu et du transporteur effectif » · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Deux ans pour agir en justice

Toute action en dommages et intérêts doit être intentée dans les deux ans suivant la date d'arrivée de l'avion, ou suivant la date à laquelle il aurait dû atterrir. Les échéances inventées par un courrier commercial ne remplacent pas celle du texte.

« Toute action en dommages et intérêts doit être intentée dans les deux ans suivant la date d'arrivée de l'avion, ou suivant la date à laquelle l'avion aurait dû atterrir. »

Annexe, rubrique « Délai de recours » · Règlement (CE) n° 2027/97 modifié, annexe (note d'information), rubrique « Délai de recours » · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

Le train supprimé

Trois options, et c'est toi qui choisis

Dès qu'une suppression fait perdre 60 minutes ou plus à l'arrivée : remboursement intégral du billet, ou réacheminement au plus tôt, ou réacheminement à une date de ta convenance. La compagnie doit les proposer immédiatement et prendre les dispositions nécessaires.

« Lorsqu'on peut raisonnablement s'attendre, soit au départ soit en cas de correspondance manquée ou d'annulation, à ce qu'un train arrive avec un retard de 60 minutes ou plus à la destination finale prévue dans le contrat de transport, l'entreprise ferroviaire assurant le service retardé ou annulé offre immédiatement au voyageur le choix entre l'une des options suivantes et prend les dispositions nécessaires à cet égard: a) le remboursement intégral du billet, au tarif auquel il a été acheté, pour la ou les parties non effectuées de leur voyage […] b) la poursuite du voyage ou un réacheminement vers la destination finale, dans des conditions de transport comparables et dans les meilleurs délais; c) la poursuite du voyage ou un réacheminement vers la destination finale, dans des conditions de transport comparables et à une date ultérieure, à sa convenance. »

Article 18, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2021/782, article 18 (Remboursement et réacheminement), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Manger, boire, et dormir à leurs frais s'il faut

Repas et rafraîchissements en quantité raisonnable compte tenu du délai d'attente. Hôtel ou autre hébergement, avec le transport entre la gare et l'hébergement, si une nuit sur place devient nécessaire. Gratuitement, dès 60 minutes de retard ou en cas de suppression.

« Lorsque le retard visé au paragraphe 1 est de 60 minutes ou plus, ou lorsque le service est annulé, l'entreprise ferroviaire exploitant le service retardé ou annulé offre gratuitement aux voyageurs: a) des repas et des rafraîchissements en quantité raisonnable compte tenu du délai d'attente […] b) un hébergement à l'hôtel ou ailleurs, ainsi que le transport entre la gare et le lieu d'hébergement, si un séjour d'une ou de plusieurs nuits devient nécessaire ou qu'un séjour supplémentaire s'impose, lorsque c'est matériellement possible. »

Article 20, paragraphe 2 · Règlement (UE) 2021/782, article 20 (Assistance), paragraphe 2 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Après cent minutes de silence, tu organises ton voyage toi-même

Si les possibilités de réacheminement ne t'ont pas été communiquées dans les 100 minutes suivant l'heure de départ prévue, tu contractes avec un autre service de transport public par chemin de fer, autocar ou autobus, sans leur accord. Ils remboursent les coûts nécessaires, appropriés et raisonnables.

« Lorsque les possibilités de réacheminement disponibles ne sont pas communiquées au voyageur dans un délai de 100 minutes à compter de l'heure de départ prévue du service retardé ou annulé ou de la correspondance manquée, le voyageur a le droit de conclure un tel contrat avec d'autres prestataires de services de transport public par chemin de fer, autocar ou autobus. L'entreprise ferroviaire rembourse au voyageur les coûts nécessaires, appropriés et raisonnables qu'il a supportés. »

Article 18, paragraphe 3, deuxième alinéa · Règlement (UE) 2021/782, article 18 (Remboursement et réacheminement), paragraphe 3 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une indemnisation en pourcentage du billet

50 %

25 % du prix du billet pour un retard de 60 à 119 minutes, 50 % à partir de 120 minutes. Ce sont des minimums. Elle est due sans que tu perdes ton droit au transport, et se calcule sur le prix réellement payé pour le service retardé.

« Lorsque le retard n'a pas donné lieu au remboursement du coût conformément à l'article 18, le voyageur qui subit un retard entre le lieu de départ et le lieu de destination finale indiqués sur le billet ou billet direct a droit, sans perdre son droit au transport, à une indemnisation de la part de l'entreprise ferroviaire. Les indemnisations minimales pour cause de retard sont les suivantes: a) 25 % du prix du billet en cas de retard d'une durée comprise entre 60 et 119 minutes; b) 50 % du prix du billet en cas de retard de 120 minutes ou plus. »

Article 19, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2021/782, article 19 (Indemnisation), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un bon d'achat ne vaut que si tu l'acceptes

Le remboursement peut prendre la forme de bons uniquement si leurs conditions sont suffisamment souples et que le voyageur les accepte. Il se paie sous 30 jours et ne peut pas être rogné par des coûts de transaction financière tels que redevances, frais de téléphone ou timbres.

« Les remboursements visés au paragraphe 1, point a), et au paragraphe 3 sont effectués dans un délai de 30 jours suivant la réception de la demande. […] Le remboursement peut prendre la forme de bons et/ou d'autres services à condition que ces bons et/ou ces services soient suffisamment souples, notamment en ce qui concerne la période de validité et la destination, et que le voyageur les accepte. Le remboursement du prix du billet n'est pas réduit par des coûts de transaction financière tels que redevances, frais de téléphone ou timbres. »

Article 18, paragraphe 5 · Règlement (UE) 2021/782, article 18 (Remboursement et réacheminement), paragraphe 5 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une grève de leur personnel n'est pas une circonstance extraordinaire

Le règlement exclut nommément de la dérogation visée au point c) les grèves du personnel de l'entreprise ferroviaire, ainsi que les actes des gestionnaires de l'infrastructure et des gares. Et quand une circonstance extraordinaire est réelle, elle ne fait tomber que l'indemnisation : remboursement, réacheminement et assistance restent dus.

« Une entreprise ferroviaire n'est pas tenue de verser une indemnisation si elle peut prouver que le retard, la correspondance manquée ou l'annulation a été causé directement par, ou était intrinsèquement lié à: a) des circonstances exceptionnelles extérieures à l'exploitation ferroviaire, telles que des conditions météorologiques extrêmes, une catastrophe naturelle majeure ou une crise de santé publique majeure […] Les grèves du personnel de l'entreprise ferroviaire, les actes ou omissions d'autres entreprises exploitant la même infrastructure ferroviaire et les actes ou omissions des gestionnaires de l'infrastructure et des gares ne sont pas couverts par la dérogation visée au point c) du premier alinéa. »

Article 19, paragraphe 10 · Règlement (UE) 2021/782, article 19 (Indemnisation), paragraphe 10 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une autorité nationale à saisir, avec ses délais

Réclamation d'abord à la compagnie, qui doit répondre de façon motivée sous un mois. Puis, dans les 3 mois suivant un refus, plainte auprès de l'autorité nationale qui a délivré sa licence. Elle traite en 3 mois, 6 pour les cas complexes, et rend un avis juridique non contraignant.

« à la compagnie ferroviaire, qui doit vous fournir une réponse motivée dans un délai d'1 mois. Dans des cas dûment justifiés, le délai de réponse de la compagnie ferroviaire peut aller jusqu'à 3 mois. […] Si vous obtenez une réponse de la compagnie ferroviaire mais qu'elle ne vous satisfait pas, vous pouvez également introduire une plainte auprès de l'autorité nationale compétente de votre pays dans un délai de 3 mois à compter du rejet de votre plainte par la compagnie ferroviaire. Vous devez adresser votre plainte à l'autorité nationale qui a délivré la licence de la compagnie ferroviaire. La durée de la procédure de traitement des plaintes de l'autorité nationale ne doit pas dépasser 3 mois (ou 6 mois pour les cas complexes). L'autorité nationale devrait vous fournir un avis juridique non contraignant sur la suite à donner à votre plainte. »

Rubrique « Comment faire valoir vos droits » · Droits des passagers ferroviaires : comment faire valoir ses droits · Your Europe · Union européenne · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

Le compte qu'on refuse d'effacer

Un droit d'obtenir l'effacement, et une obligation d'effacer

Le texte va dans les deux sens dans la même phrase : tu as le droit d'obtenir l'effacement dans les meilleurs délais, et le responsable du traitement a l'obligation d'effacer dans les meilleurs délais, dès que l'un des motifs de la liste s'applique. Les deux premiers sont ordinaires : les données ne sont plus nécessaires au regard des finalités, ou tu retires le consentement sur lequel le traitement était fondé.

« 1. La personne concernée a le droit d'obtenir du responsable du traitement l'effacement, dans les meilleurs délais, de données à caractère personnel la concernant et le responsable du traitement a l'obligation d'effacer ces données à caractère personnel dans les meilleurs délais, lorsque l'un des motifs suivants s'applique: a) les données à caractère personnel ne sont plus nécessaires au regard des finalités pour lesquelles elles ont été collectées ou traitées d'une autre manière; b) la personne concernée retire le consentement sur lequel est fondé le traitement […] et il n'existe pas d'autre fondement juridique au traitement; […] d) les données à caractère personnel ont fait l'objet d'un traitement illicite; »

Article 17, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2016/679, article 17 (Droit à l'effacement, « droit à l'oubli »), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

La copie de tout ce qu'ils détiennent, avant d'effacer

La confirmation que des données te concernant sont traitées, l'accès à ces données, et la copie de celles qui font l'objet d'un traitement. Avec les finalités, les catégories de données et les destinataires. Des frais raisonnables ne peuvent être exigés que pour une copie SUPPLÉMENTAIRE.

« 1. La personne concernée a le droit d'obtenir du responsable du traitement la confirmation que des données à caractère personnel la concernant sont ou ne sont pas traitées et, lorsqu'elles le sont, l'accès auxdites données à caractère personnel ainsi que les informations suivantes: a) les finalités du traitement; b) les catégories de données à caractère personnel concernées; c) les destinataires ou catégories de destinataires auxquels les données à caractère personnel ont été ou seront communiquées, en particulier les destinataires qui sont établis dans des pays tiers ou les organisations internationales; […] 3. Le responsable du traitement fournit une copie des données à caractère personnel faisant l'objet d'un traitement. Le responsable du traitement peut exiger le paiement de frais raisonnables basés sur les coûts administratifs pour toute copie supplémentaire demandée par la personne concernée. »

Article 15, paragraphes 1 et 3 · Règlement (UE) 2016/679, article 15 (Droit d'accès de la personne concernée), paragraphes 1 et 3 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une vérification d'identité bornée par deux mots

Ils peuvent demander des informations supplémentaires seulement s'ils ont des doutes raisonnables quant à ton identité, et seulement celles qui sont nécessaires pour la confirmer. Deux conditions, et non une liste de pièces à fournir.

« 6. Sans préjudice de l'article 11, lorsque le responsable du traitement a des doutes raisonnables quant à l'identité de la personne physique présentant la demande visée aux articles 15 à 21, il peut demander que lui soient fournies des informations supplémentaires nécessaires pour confirmer l'identité de la personne concernée. »

Article 12, paragraphe 6 · Règlement (UE) 2016/679, article 12 (Modalités de l'exercice des droits), paragraphe 6 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Aucun paiement exigé, et la preuve de l'abus est à leur charge

Aucun paiement n'est exigé pour les mesures prises au titre des articles 15 à 22. L'exception est étroite : des demandes manifestement infondées ou excessives, notamment répétitives. Et il incombe au responsable du traitement de démontrer ce caractère.

« 5. Aucun paiement n'est exigé pour fournir les informations au titre des articles 13 et 14 et pour procéder à toute communication et prendre toute mesure au titre des articles 15 à 22 et de l'article 34. Lorsque les demandes d'une personne concernée sont manifestement infondées ou excessives, notamment en raison de leur caractère répétitif, le responsable du traitement peut: a) exiger le paiement de frais raisonnables qui tiennent compte des coûts administratifs supportés pour fournir les informations, procéder aux communications ou prendre les mesures demandées; ou b) refuser de donner suite à ces demandes. Il incombe au responsable du traitement de démontrer le caractère manifestement infondé ou excessif de la demande. »

Article 12, paragraphe 5 · Règlement (UE) 2016/679, article 12 (Modalités de l'exercice des droits), paragraphe 5 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un mois, et le compte à rebours part de leur accusé de réception

1 mois

Le délai court à compter de la réception de la demande. Il peut être prolongé de deux mois au maximum, compte tenu de la complexité et du nombre de demandes, à condition que la prolongation et les motifs du report t'aient été communiqués dans le premier mois.

« 3. Le responsable du traitement fournit à la personne concernée des informations sur les mesures prises à la suite d'une demande formulée en application des articles 15 à 22, dans les meilleurs délais et en tout état de cause dans un délai d'un mois à compter de la réception de la demande. Au besoin, ce délai peut être prolongé de deux mois, compte tenu de la complexité et du nombre de demandes. Le responsable du traitement informe la personne concernée de cette prolongation et des motifs du report dans un délai d'un mois à compter de la réception de la demande. »

Article 12, paragraphe 3 · Règlement (UE) 2016/679, article 12 (Modalités de l'exercice des droits), paragraphe 3 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un refus doit être motivé et t'indiquer où aller

S'ils ne donnent pas suite, ils t'informent sans tarder et au plus tard dans un délai d'un mois des motifs de leur inaction, et de la possibilité d'introduire une réclamation auprès d'une autorité de contrôle et de former un recours juridictionnel. Un silence ne remplit aucune de ces conditions.

« 4. Si le responsable du traitement ne donne pas suite à la demande formulée par la personne concernée, il informe celle-ci sans tarder et au plus tard dans un délai d'un mois à compter de la réception de la demande des motifs de son inaction et de la possibilité d'introduire une réclamation auprès d'une autorité de contrôle et de former un recours juridictionnel. »

Article 12, paragraphe 4 · Règlement (UE) 2016/679, article 12 (Modalités de l'exercice des droits), paragraphe 4 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

L'effacement se notifie à ceux qui ont reçu tes données

Le responsable du traitement notifie l'effacement à chaque destinataire auquel les données ont été communiquées, à moins que cette communication ne se révèle impossible ou n'exige des efforts disproportionnés. Et il te fournit des informations sur ces destinataires si tu en fais la demande.

« Le responsable du traitement notifie à chaque destinataire auquel les données à caractère personnel ont été communiquées toute rectification ou tout effacement de données à caractère personnel ou toute limitation du traitement effectué conformément à l'article 16, à l'article 17, paragraphe 1, et à l'article 18, à moins qu'une telle communication se révèle impossible ou exige des efforts disproportionnés. Le responsable du traitement fournit à la personne concernée des informations sur ces destinataires si celle-ci en fait la demande. »

Article 19 en entier · Règlement (UE) 2016/679, article 19 (Obligation de notification en ce qui concerne l'effacement) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une réclamation à déposer là où tu vis

Auprès d'une autorité de contrôle, en particulier celle de l'État membre de ta résidence habituelle, de ton lieu de travail, ou du lieu où la violation aurait été commise. L'autorité saisie t'informe ensuite de l'état d'avancement et de l'issue, y compris de la possibilité d'un recours juridictionnel.

« 1. Sans préjudice de tout autre recours administratif ou juridictionnel, toute personne concernée a le droit d'introduire une réclamation auprès d'une autorité de contrôle, en particulier dans l'État membre dans lequel se trouve sa résidence habituelle, son lieu de travail ou le lieu où la violation aurait été commise, si elle considère que le traitement de données à caractère personnel la concernant constitue une violation du présent règlement. 2. L'autorité de contrôle auprès de laquelle la réclamation a été introduite informe l'auteur de la réclamation de l'état d'avancement et de l'issue de la réclamation, y compris de la possibilité d'un recours juridictionnel en vertu de l'article 78. »

Article 77, paragraphes 1 et 2 · Règlement (UE) 2016/679, article 77 (Droit d'introduire une réclamation auprès d'une autorité de contrôle) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

La fuite de données annoncée par courriel

Une fuite n'est pas qu'un piratage

La violation de données couvre la destruction, la perte, l'altération, la divulgation non autorisée ou l'accès non autorisé, de manière accidentelle ou illicite. Une erreur interne ou un ordinateur perdu entrent dans la définition au même titre qu'une attaque.

« «violation de données à caractère personnel», une violation de la sécurité entraînant, de manière accidentelle ou illicite, la destruction, la perte, l'altération, la divulgation non autorisée de données à caractère personnel transmises, conservées ou traitées d'une autre manière, ou l'accès non autorisé à de telles données; »

Article 4, point 12) · Règlement (UE) 2016/679, article 4 (Définitions), point 12 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Prévenu directement quand le risque est élevé

Quand la violation est susceptible d'engendrer un risque élevé pour tes droits et libertés, le responsable du traitement te la communique, à toi, dans les meilleurs délais. Le courriel d'alerte est une obligation, pas un geste commercial.

« 1. Lorsqu'une violation de données à caractère personnel est susceptible d'engendrer un risque élevé pour les droits et libertés d'une personne physique, le responsable du traitement communique la violation de données à caractère personnel à la personne concernée dans les meilleurs délais. »

Article 34, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2016/679, article 34 (Communication à la personne concernée d'une violation de données à caractère personnel), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un contenu minimal, en des termes clairs et simples

L'alerte décrit la nature de la violation et contient au moins un point de contact pour obtenir des informations supplémentaires, les conséquences probables, et les mesures prises ou proposées. Ce qui manque se réclame.

« 2. La communication à la personne concernée visée au paragraphe 1 du présent article décrit, en des termes clairs et simples, la nature de la violation de données à caractère personnel et contient au moins les informations et mesures visées à l'article 33, paragraphe 3, points b), c) et d). »

Article 34, paragraphe 2 · Règlement (UE) 2016/679, article 34 (Communication à la personne concernée), paragraphe 2 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

72 heures : l'horloge court vers l'autorité

72 h

La notification à l'autorité de contrôle est due dans les meilleurs délais et, si possible, 72 heures au plus tard après la prise de connaissance ; au-delà, elle s'accompagne des motifs du retard. Ta communication à toi n'a pas de chiffre : elle est due dans les meilleurs délais quand le risque est élevé.

« 1. En cas de violation de données à caractère personnel, le responsable du traitement en notifie la violation en question à l'autorité de contrôle compétente conformément à l'article 55, dans les meilleurs délais et, si possible, 72 heures au plus tard après en avoir pris connaissance, à moins que la violation en question ne soit pas susceptible d'engendrer un risque pour les droits et libertés des personnes physiques. Lorsque la notification à l'autorité de contrôle n'a pas lieu dans les 72 heures, elle est accompagnée des motifs du retard. »

Article 33, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2016/679, article 33 (Notification à l'autorité de contrôle d'une violation de données à caractère personnel), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

L'autorité peut exiger qu'on te prévienne

Si l'entreprise ne t'a pas écrit, l'autorité de contrôle peut examiner si la violation présente un risque élevé, puis exiger la communication individuelle ou constater qu'une exception écrite s'applique. Le dernier mot n'appartient pas au communiqué de presse.

« 4. Si le responsable du traitement n'a pas déjà communiqué à la personne concernée la violation de données à caractère personnel la concernant, l'autorité de contrôle peut, après avoir examiné si cette violation de données à caractère personnel est susceptible d'engendrer un risque élevé, exiger du responsable du traitement qu'il procède à cette communication ou décider que l'une ou l'autre des conditions visées au paragraphe 3 est remplie. »

Article 34, paragraphe 4 · Règlement (UE) 2016/679, article 34 (Communication à la personne concernée), paragraphe 4 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une réclamation à déposer là où tu vis

Auprès d'une autorité de contrôle, en particulier celle de l'État membre de ta résidence habituelle, de ton lieu de travail ou du lieu de la violation. L'autorité saisie t'informe ensuite de l'état d'avancement et de l'issue, y compris de la possibilité d'un recours juridictionnel.

« 1. Sans préjudice de tout autre recours administratif ou juridictionnel, toute personne concernée a le droit d'introduire une réclamation auprès d'une autorité de contrôle, en particulier dans l'État membre dans lequel se trouve sa résidence habituelle, son lieu de travail ou le lieu où la violation aurait été commise, si elle considère que le traitement de données à caractère personnel la concernant constitue une violation du présent règlement. 2. L'autorité de contrôle auprès de laquelle la réclamation a été introduite informe l'auteur de la réclamation de l'état d'avancement et de l'issue de la réclamation, y compris de la possibilité d'un recours juridictionnel en vertu de l'article 78. »

Article 77, paragraphes 1 et 2 · Règlement (UE) 2016/679, article 77 (Droit d'introduire une réclamation auprès d'une autorité de contrôle) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

Le démarchage qui ne s'arrête jamais

Un paragraphe entier rien que pour la prospection

L'article 21 traite la prospection à part : tu peux t'opposer à tout moment au traitement de tes données à ces fins, profilage lié compris. Le paragraphe voisin exige des raisons tenant à ta situation particulière pour d'autres traitements ; celui de la prospection n'en demande aucune.

« 2. Lorsque les données à caractère personnel sont traitées à des fins de prospection, la personne concernée a le droit de s'opposer à tout moment au traitement des données à caractère personnel la concernant à de telles fins de prospection, y compris au profilage dans la mesure où il est lié à une telle prospection. »

Article 21, paragraphe 2 · Règlement (UE) 2016/679, article 21 (Droit d'opposition), paragraphe 2 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

L'arrêt découle de l'opposition elle-même

Lorsque tu t'opposes, les données ne sont plus traitées à des fins de prospection. Le texte n'accorde ni période de grâce, ni mise en balance, ni exception d'intérêt légitime : la phrase s'arrête là, et elle vaut pour tous les canaux qui servent la même finalité.

« 3. Lorsque la personne concernée s'oppose au traitement à des fins de prospection, les données à caractère personnel ne sont plus traitées à ces fins. »

Article 21, paragraphe 3 · Règlement (UE) 2016/679, article 21 (Droit d'opposition), paragraphe 3 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un droit qu'on doit te présenter, pas te cacher

Au plus tard au moment de la première communication, le droit d'opposition doit être explicitement porté à ton attention et présenté clairement et séparément de toute autre information. C'est une obligation du responsable du traitement, pas une politesse d'interface.

« 4. Au plus tard au moment de la première communication avec la personne concernée, le droit visé aux paragraphes 1 et 2 est explicitement porté à l'attention de la personne concernée et est présenté clairement et séparément de toute autre information. »

Article 21, paragraphe 4 · Règlement (UE) 2016/679, article 21 (Droit d'opposition), paragraphe 4 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une opposition qui peut passer par la machine

Dans le cadre de l'utilisation de services de la société de l'information, le droit d'opposition peut s'exercer à l'aide de procédés automatisés utilisant des spécifications techniques. Un réglage ou un signal technique peuvent donc porter ton opposition : le texte le prévoit noir sur blanc.

« 5. Dans le cadre de l'utilisation de services de la société de l'information, et nonobstant la directive 2002/58/CE, la personne concernée peut exercer son droit d'opposition à l'aide de procédés automatisés utilisant des spécifications techniques. »

Article 21, paragraphe 5 · Règlement (UE) 2016/679, article 21 (Droit d'opposition), paragraphe 5 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Le calendrier commun à tous les droits de la série

1 mois

Les informations sur les mesures prises à la suite d'une demande au titre des articles 15 à 22 sont dues dans les meilleurs délais, et au plus tard un mois après la réception. Prolongation possible de deux mois au maximum, à condition d'être annoncée avec ses motifs dans le premier mois.

« 3. Le responsable du traitement fournit à la personne concernée des informations sur les mesures prises à la suite d'une demande formulée en application des articles 15 à 22, dans les meilleurs délais et en tout état de cause dans un délai d'un mois à compter de la réception de la demande. Au besoin, ce délai peut être prolongé de deux mois, compte tenu de la complexité et du nombre de demandes. Le responsable du traitement informe la personne concernée de cette prolongation et des motifs du report dans un délai d'un mois à compter de la réception de la demande. »

Article 12, paragraphe 3 · Règlement (UE) 2016/679, article 12 (Modalités de l'exercice des droits), paragraphe 3 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une réclamation à déposer là où tu vis

Auprès d'une autorité de contrôle, en particulier celle de l'État membre de ta résidence habituelle, de ton lieu de travail ou du lieu où la violation aurait été commise, dès lors que tu considères que le traitement viole le règlement. La page officielle précise que l'autorité répond dans un délai de trois mois.

« 1. Sans préjudice de tout autre recours administratif ou juridictionnel, toute personne concernée a le droit d'introduire une réclamation auprès d'une autorité de contrôle, en particulier dans l'État membre dans lequel se trouve sa résidence habituelle, son lieu de travail ou le lieu où la violation aurait été commise, si elle considère que le traitement de données à caractère personnel la concernant constitue une violation du présent règlement. »

Article 77, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2016/679, article 77 (Droit d'introduire une réclamation auprès d'une autorité de contrôle) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

« Nous avons mis à jour nos conditions »

Un accord qui a une définition officielle

Une manifestation de volonté libre, spécifique, éclairée et univoque, donnée par une déclaration ou par un acte positif clair. Chaque mot est une condition : continuer d'utiliser un service n'est ni univoque, ni un acte qui dit oui à un traitement précis.

« «consentement» de la personne concernée, toute manifestation de volonté, libre, spécifique, éclairée et univoque par laquelle la personne concernée accepte, par une déclaration ou par un acte positif clair, que des données à caractère personnel la concernant fassent l'objet d'un traitement; »

Article 4, point 11 · Règlement (UE) 2016/679, article 4 (Définitions), point 11 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

L'information due avant que tu décides

Avant de marquer ton accord, tu dois recevoir la raison de l'utilisation de tes données, la durée de conservation prévue, les destinataires, et tes droits, dont le retrait du consentement. Le tout présenté de façon claire et compréhensible.

« Par ailleurs, vous devez recevoir les informations suivantes avant de marquer votre accord: […] la raison pour laquelle l'entreprise/organisation utilisera vos données; combien de temps elle compte conserver vos données; les coordonnées de toute autre entreprise ou organisation qui recevra vos données; des informations sur vos droits en matière de protection des données (accès, rectification, suppression, plaintes et retrait du consentement). Toutes ces informations doivent être présentées de façon claire et compréhensible. »

Rubrique « Pas de consentement, pas de traitement » · Protection des données : l'information due avant l'accord · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Une demande qui doit se distinguer du reste

Glissée dans un document qui traite d'autres questions, la demande de consentement doit s'en distinguer clairement, rester compréhensible et accessible, en termes clairs et simples. Et aucune partie du document qui viole le règlement n'est contraignante.

« 2. Si le consentement de la personne concernée est donné dans le cadre d'une déclaration écrite qui concerne également d'autres questions, la demande de consentement est présentée sous une forme qui la distingue clairement de ces autres questions, sous une forme compréhensible et aisément accessible, et formulée en des termes clairs et simples. Aucune partie de cette déclaration qui constitue une violation du présent règlement n'est contraignante. »

Article 7, paragraphe 2 · Règlement (UE) 2016/679, article 7 (Conditions applicables au consentement), paragraphe 2 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

La liberté de l'accord se juge, et la pression compte

Pour déterminer si un consentement est donné librement, il faut tenir le plus grand compte du fait que le service est subordonné à un consentement dont son exécution n'a pas besoin. La menace de coupure n'est pas un argument commercial : c'est une pièce du dossier.

« 4. Au moment de déterminer si le consentement est donné librement, il y a lieu de tenir le plus grand compte de la question de savoir, entre autres, si l'exécution d'un contrat, y compris la fourniture d'un service, est subordonnée au consentement au traitement de données à caractère personnel qui n'est pas nécessaire à l'exécution dudit contrat. »

Article 7, paragraphe 4 · Règlement (UE) 2016/679, article 7 (Conditions applicables au consentement), paragraphe 4 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un retrait aussi simple que l'accord

Tu as le droit de retirer ton consentement à tout moment, on doit t'en informer avant même que tu le donnes, et il doit être aussi simple de retirer que de donner. Un tapotement à l'aller ne devient pas un courrier recommandé au retour.

« 3. La personne concernée a le droit de retirer son consentement à tout moment. Le retrait du consentement ne compromet pas la licéité du traitement fondé sur le consentement effectué avant ce retrait. La personne concernée en est informée avant de donner son consentement. Il est aussi simple de retirer que de donner son consentement. »

Article 7, paragraphe 3 · Règlement (UE) 2016/679, article 7 (Conditions applicables au consentement), paragraphe 3 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

La démonstration du consentement leur incombe

Quand un traitement repose sur le consentement, le responsable du traitement doit être en mesure de démontrer que tu as consenti. Une ligne de registre qui affirme sans montrer ni geste, ni date, ni information préalable, ne démontre rien.

« 1. Dans les cas où le traitement repose sur le consentement, le responsable du traitement est en mesure de démontrer que la personne concernée a donné son consentement au traitement de données à caractère personnel la concernant. »

Article 7, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2016/679, article 7 (Conditions applicables au consentement), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une réclamation à déposer là où tu vis

Auprès d'une autorité de contrôle, en particulier celle de l'État membre de ta résidence habituelle, de ton lieu de travail ou du lieu où la violation aurait été commise, dès lors que tu considères que le traitement viole le règlement.

« 1. Sans préjudice de tout autre recours administratif ou juridictionnel, toute personne concernée a le droit d'introduire une réclamation auprès d'une autorité de contrôle, en particulier dans l'État membre dans lequel se trouve sa résidence habituelle, son lieu de travail ou le lieu où la violation aurait été commise, si elle considère que le traitement de données à caractère personnel la concernant constitue une violation du présent règlement. »

Article 77, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2016/679, article 77 (Droit d'introduire une réclamation auprès d'une autorité de contrôle) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

La facture de roaming surprise

Ton forfait voyage au prix national

Aucun frais supplémentaire en plus du prix de détail national pour les appels passés ou reçus, les SMS et les données en itinérance dans l'Union, ni de frais généraux d'activation du service à l'étranger. Les seules réserves sont les articles 5 et 6 du règlement, eux-mêmes encadrés.

« 1. Les fournisseurs de services d'itinérance ne facturent pas de frais supplémentaires aux clients en itinérance dans un État membre en plus du prix de détail national pour des appels en itinérance réglementés passés ou reçus, pour l'envoi de SMS en itinérance réglementés ou pour l'utilisation de services de données en itinérance réglementés et ils ne facturent pas de frais généraux liés à l'activation des services ou des équipements terminaux à utiliser à l'étranger, sous réserve des articles 5 et 6. »

Article 4, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2022/612, article 4 (Fourniture de services d'itinérance au détail réglementés), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une politique raisonnable doit respecter ton forfait

La politique d'utilisation raisonnable sert à prévenir les usages abusifs, comme vivre en permanence sur une carte SIM d'un autre pays. Mais elle doit permettre de consommer, au prix national, des volumes qui correspondent à ton plan tarifaire : elle borde les abus, pas tes vacances.

« 1. Les fournisseurs de services d'itinérance peuvent appliquer conformément au présent article et aux actes d'exécution adoptés en vertu de l'article 7 une politique d'utilisation raisonnable en matière de consommation de services d'itinérance au détail réglementés fournis au prix de détail national applicable, afin de prévenir toute utilisation anormale ou abusive des services d'itinérance au détail réglementés par les clients en itinérance, telle que l'utilisation de ces services par des clients en itinérance dans un État membre autre que celui de leur fournisseur national à des fins autres que des déplacements périodiques. Toute politique d'utilisation raisonnable permet aux clients du fournisseur de services d'itinérance de consommer des volumes de services d'itinérance au détail réglementés au prix de détail national applicable qui correspondent à leurs plans tarifaires respectifs. »

Article 5, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2022/612, article 5 (Utilisation raisonnable), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Le message d'information à chaque frontière

À l'entrée dans un autre État membre, ton opérateur t'envoie gratuitement et sans retard un message automatique avec les informations personnalisées de base : ta tarification, ta politique d'utilisation raisonnable, les frais éventuels au-delà. C'est ta pièce de référence en cas de litige.

« 1. Afin de prévenir les clients en itinérance qu'ils seront soumis à des frais d'itinérance pour tout appel passé ou reçu ou tout SMS envoyé, chaque fournisseur de services d'itinérance fournit gratuitement et dans les meilleurs délais, via un message automatique, aux clients, lorsque ces derniers pénètrent dans un État membre autre que celui de leur fournisseur national et à moins que les clients n'aient notifié au fournisseur de services d'itinérance qu'ils ne souhaitaient pas disposer de ce service, des informations personnalisées de base sur les prix d'itinérance, TVA comprise, appliqués lorsque ces clients passent ou reçoivent des appels ou envoient des SMS dans l'État membre visité. »

Article 13, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2022/612, article 13 (Transparence des conditions de détail), paragraphe 1, premier alinéa · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un plafond de sauvegarde contre la facture qui s'envole

50 EUR

Un plafond financier par défaut, inférieur ou égal à 50 EUR de dépenses en cours par mois de facturation, hors TVA, s'applique à tous les clients qui n'en ont pas choisi un autre. Alerte à 80 %, notification avant dépassement, et sans réponse de ta part, l'opérateur cesse immédiatement de fournir et de facturer. Ce n'est pas un prix : c'est un filet.

« L'un de ces plafonds (le plafond financier par défaut) est inférieur ou égal à 50 EUR de dépenses en cours par mois de facturation, hors TVA. […] Chaque fournisseur de services d'itinérance veille également à ce qu'une notification appropriée soit envoyée directement sur l'appareil mobile du client en itinérance, par exemple par un SMS, un courriel, un message textuel ou une fenêtre contextuelle sur son ordinateur, lorsque la consommation des services d'itinérance a atteint 80 % du plafond convenu, financier ou exprimé en volume. […] Si le client en itinérance ne réagit pas suivant les instructions données dans la notification, le fournisseur de services d'itinérance cesse immédiatement de fournir et de facturer des services de données en itinérance réglementés au client en itinérance aussi longtemps que ce dernier ne demande pas la poursuite ou le rétablissement de la fourniture de ces services. »

Article 14, paragraphe 4 · Règlement (UE) 2022/612, article 14 (Transparence et mécanismes de sauvegarde pour les données), paragraphe 4 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Aucun surcoût d'utilisation raisonnable sans notification

Quand le volume correspondant à l'utilisation raisonnable est entièrement consommé, l'opérateur envoie une notification qui précise les frais supplémentaires applicables à toute consommation de plus. Un surcoût qui apparaît directement sur la facture, sans cette alerte, a sauté une étape écrite.

« 3. Le fournisseur de services d'itinérance envoie une notification lorsque le volume de services de données en itinérance réglementés correspondant à une utilisation raisonnable a été consommé entièrement ou que toute limite d'utilisation appliquée conformément à l'article 6 a été atteinte. Cette notification précise les frais supplémentaires qui seront facturés en cas de consommation supplémentaire par le client de services de données en itinérance réglementés. »

Article 14, paragraphe 3 · Règlement (UE) 2022/612, article 14 (Transparence et mécanismes de sauvegarde pour les données), paragraphe 3 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une réclamation en deux marches, écrites toutes les deux

D'abord l'opérateur, par sa procédure de réclamation. Puis, si la réponse ne te satisfait pas, les autorités de régulation nationales compétentes de ton pays, qui traiteront ta réclamation. Aucun montant minimal n'est exigé nulle part.

« Si vous estimez que votre opérateur n'a pas respecté vos droits, contactez-le et utilisez la procédure de réclamation prévue. Si vous n'êtes pas satisfait(e) de sa réponse, contactez les autorités de régulation nationales compétentes dans votre pays […] qui traiteront votre réclamation. »

Rubrique « En cas de problème : vos droits en tant que consommateur » · Itinérance : la réclamation, de l'opérateur à l'autorité nationale · Your Europe · Union européenne · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

Le blocage géographique à l'achat

La version du site que TU choisis

Bloquer ou limiter ton accès à une interface en ligne pour des motifs liés à ta nationalité ou ton lieu de résidence est interdit, et te rediriger vers une autre version exige ton consentement exprès. Même redirigé avec ton accord, la version que tu voulais doit rester facilement accessible.

« 2. Un professionnel ne redirige pas, pour des motifs liés à la nationalité, au lieu de résidence ou au lieu d'établissement d'un client, ce client vers une version de l'interface en ligne du professionnel qui est différente de l'interface en ligne à laquelle le client a initialement voulu accéder […] sauf si le client a expressément donné son consentement à cet effet. Lorsqu'un client est ainsi redirigé avec son consentement exprès, il continue de pouvoir accéder facilement à la version de l'interface en ligne du professionnel à laquelle il a initialement voulu accéder. »

Article 3, paragraphe 2 · Règlement (UE) 2018/302, article 3 (Accès aux interfaces en ligne), paragraphe 2 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Les mêmes conditions qu'un client local, dans les cas écrits

Pour acheter un bien livré dans un État membre où la livraison est proposée, ou retiré en un lieu convenu, les conditions générales d'accès ne peuvent pas différer selon ta nationalité, ta résidence ou ton lieu d'établissement. Le retrait sur place est la clé qui ouvre le prix local.

« 1. Un professionnel n'applique pas des conditions générales d'accès aux biens ou services qui diffèrent en fonction de la nationalité, du lieu de résidence ou du lieu d'établissement du client, dans les cas où le client cherche à: a) acheter des biens auprès d'un professionnel et que soit ces biens sont livrés en un lieu situé dans un État membre vers lequel la livraison est proposée dans les conditions générales d'accès du professionnel, soit ces biens sont retirés en un lieu défini d'un commun accord entre le professionnel et le client dans un État membre pour lequel le professionnel propose une telle option dans les conditions générales d'accès; »

Article 4, paragraphe 1, point a) · Règlement (UE) 2018/302, article 4 (Accès aux biens ou aux services), paragraphe 1, point a) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un paiement que sa géographie ne disqualifie pas

Parmi les moyens de paiement qu'il accepte, le professionnel ne peut pas appliquer des conditions différentes à cause de ta nationalité, ta résidence, la localisation de ton compte, ton prestataire de paiement ou le lieu d'émission de ta carte dans l'Union, dès lors que l'opération est électronique, l'authentification remplie et la devise acceptée.

« 1. Un professionnel n'applique pas, parmi les différents moyens de paiement acceptés par le professionnel, des conditions différentes pour les opérations de paiement pour des motifs liés à la nationalité, au lieu de résidence ou au lieu d'établissement d'un client, à la localisation du compte de paiement, au lieu d'établissement du prestataire de services de paiement ou au lieu d'émission de l'instrument de paiement dans l'Union, lorsque: a) l'opération de paiement est effectuée moyennant une opération électronique, par virement, prélèvement ou utilisation d'un instrument de paiement lié à une carte au sein de la même marque et catégorie de paiement; b) les exigences en matière d'authentification sont remplies, conformément à la directive (UE) 2015/2366; et c) les opérations de paiement sont effectuées dans une devise que le professionnel accepte. »

Article 5, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2018/302, article 5 (Non-discrimination pour des motifs liés au paiement), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Services en ligne et sur place : au prix des locaux

Services fournis par voie électronique, comme le nuage ou l'hébergement de sites web, et services consommés dans l'établissement du commerçant, parc d'attractions, hôtel, location de voiture : tu dois bénéficier des mêmes prix que les acheteurs locaux.

« Les mêmes règles s'appliquent lorsque vous achetez des services fournis dans l'établissement d'un commerçant, par exemple des billets d'entrée pour un parc d'attractions, une réservation d'hôtel ou la location d'une voiture, ou des services fournis par voie électronique (par exemple, les services en nuage ou l'hébergement de sites web). Vous devez dans ce cas bénéficier des mêmes prix que les acheteurs locaux. »

Rubrique « Discrimination par les prix » · Prix et paiements : services sur place et services électroniques · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Un organisme d'assistance pratique dans chaque pays

Chaque État membre désigne un ou plusieurs organismes chargés d'apporter aux consommateurs une assistance pratique en cas de litige avec un professionnel découlant de ce règlement. Le litige transfrontière est prévu par le texte, avec son guichet.

« Chaque État membre désigne un ou plusieurs organismes chargés d'apporter aux consommateurs une assistance pratique en cas de litige avec un professionnel découlant de l'application du présent règlement. »

Article 8 · Règlement (UE) 2018/302, article 8 (Assistance aux consommateurs) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Des organismes de contrôle, et des mesures dissuasives

Chaque État membre désigne les organismes chargés du contrôle adéquat et effectif de l'application du règlement, et prévoit des mesures effectives, proportionnées et dissuasives contre les violations. Un signalement documenté est exactement ce qui les alimente.

« 1. Chaque État membre désigne un ou plusieurs organismes chargés du contrôle adéquat et effectif de l'application du présent règlement. 2. Les États membres déterminent les règles établissant les mesures applicables aux violations des dispositions du présent règlement et en assurent la mise en œuvre. Les mesures prévues sont effectives, proportionnées et dissuasives. »

Article 7, paragraphes 1 et 2 · Règlement (UE) 2018/302, article 7 (Contrôle de l'application), paragraphes 1 et 2 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

L'abonnement qui s'éteint en vacances

Ton abonnement payant, de la même manière que chez toi

Présent temporairement dans un autre État membre, tu accèdes à ton service de contenu en ligne payant et tu l'utilises de la même manière que dans ton État membre de résidence : même contenu, même gamme et même nombre d'appareils, même nombre d'utilisateurs, mêmes fonctionnalités.

« 1. Le fournisseur d'un service de contenu en ligne fourni contre rémunération permet à un abonné présent temporairement dans un État membre d'avoir accès au service de contenu en ligne et de l'utiliser de la même manière que dans son État membre de résidence, notamment en lui donnant accès au même contenu, sur la même gamme et le même nombre d'appareils, pour le même nombre d'utilisateurs et avec le même éventail de fonctionnalités. »

Article 3, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2017/1128, article 3 (Obligation d'offrir la portabilité transfrontalière), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Aucune charge supplémentaire pour voyager

Le fournisseur n'impose pas de charge supplémentaire pour l'accès au service et son utilisation en séjour temporaire. Toute « option voyage » payante greffée sur un abonnement payant contredit ce paragraphe.

« 2. Le fournisseur n'impose pas de charge supplémentaire à l'abonné pour l'accès à ce service de contenu en ligne et son utilisation en vertu du paragraphe 1. »

Article 3, paragraphe 2 · Règlement (UE) 2017/1128, article 3, paragraphe 2 : aucune charge supplémentaire · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Ton utilisation est réputée avoir lieu chez toi

La fourniture du service, l'accès et l'utilisation en séjour temporaire sont réputés avoir lieu uniquement dans ton État membre de résidence. C'est la fiction juridique qui neutralise l'argument des licences territoriales.

« La fourniture d'un service de contenu en ligne au titre du présent règlement à un abonné présent temporairement dans un État membre, ainsi que l'accès à celui-ci et son utilisation par l'abonné, sont réputés avoir lieu uniquement dans l'État membre de résidence de l'abonné. »

Article 4 · Règlement (UE) 2017/1128, article 4 (Localisation de la fourniture, de l'accès et de l'utilisation) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une qualité qui ne se bride pas délibérément

Le fournisseur ne prend aucune mesure destinée à réduire la qualité de la prestation en séjour temporaire. Ce qui peut changer, c'est ta connexion locale, jamais un réglage de leur côté.

« Le fournisseur ne prend aucune mesure destinée à réduire la qualité de la prestation du service de contenu en ligne lorsqu'il fournit le service de contenu en ligne conformément au paragraphe 1. »

Article 3, paragraphe 3 · Règlement (UE) 2017/1128, article 3, paragraphe 3, second alinéa : pas de réduction délibérée de la qualité · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une vérification de résidence plafonnée à deux moyens

La vérification de l'État membre de résidence utilise au maximum deux moyens, choisis dans la liste écrite du règlement, et ces moyens doivent être raisonnables, proportionnés et efficaces. Refuser toute information a en revanche un prix : sans vérification possible, la portabilité n'est plus due.

« 1. Lors de la conclusion et lors du renouvellement d'un contrat relatif à la fourniture d'un service de contenu en ligne fourni contre rémunération, le fournisseur vérifie l'État membre de résidence de l'abonné en utilisant au maximum deux moyens de vérification parmi ceux énumérés ci-après et veille à ce que ces moyens soient raisonnables, proportionnés et efficaces: »

Article 5, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2017/1128, article 5 (Vérification de l'État membre de résidence), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Les clauses contraires sont inapplicables, quotas de jours compris

Toutes les dispositions contractuelles contraires au règlement sont inapplicables, y compris entre fournisseurs et titulaires de droits, et notamment celles qui interdisent la portabilité ou la limitent à une période déterminée. Le règlement lui-même ne fixe aucun nombre de jours.

« 1. Sont inapplicables toutes les dispositions contractuelles, dont celles entre les fournisseurs de services de contenu en ligne et les titulaires du droit d'auteur ou de droits voisins ou les titulaires de tout autre droit sur le contenu de services de contenu en ligne, ainsi que celles entre ces fournisseurs et leurs abonnés, qui sont contraires au présent règlement, notamment les dispositions qui interdisent la portabilité transfrontalière des services de contenu en ligne ou limitent cette portabilité à une période déterminée. »

Article 7, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2017/1128, article 7 (Dispositions contractuelles), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

Le signalement d'un contenu illégal

Un mécanisme de signalement facile et électronique

Les fournisseurs de services d'hébergement mettent en place des mécanismes permettant à tout particulier de signaler un contenu qu'il considère comme illicite : faciles d'accès et d'utilisation, par voie électronique exclusivement. Le formulaire de signalement est le canal juridique, pas une boîte à suggestions.

« 1. Les fournisseurs de services d'hébergement mettent en place des mécanismes permettant à tout particulier ou à toute entité de leur signaler la présence au sein de leur service d'éléments d'information spécifiques que le particulier ou l'entité considère comme du contenu illicite. Ces mécanismes sont faciles d'accès et d'utilisation et permettent la soumission de notifications exclusivement par voie électronique. »

Article 16, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2022/2065 (règlement sur les services numériques), article 16 (Mécanismes de notification et d'action), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un accusé de réception, puis une décision avec ses recours

Si ta notification porte tes coordonnées électroniques, l'hébergeur t'envoie un accusé de réception dans les meilleurs délais, puis te notifie sa décision sur le contenu signalé, en t'indiquant les possibilités de recours contre cette décision.

« 4. Lorsque la notification contient les coordonnées électroniques du particulier ou de l'entité qui l'a soumise, le fournisseur de services d'hébergement envoie, dans les meilleurs délais, un accusé de réception de la notification à ce particulier ou cette entité. 5. Le fournisseur notifie également, dans les meilleurs délais, à ce particulier ou cette entité sa décision concernant les informations auxquelles la notification se rapporte, tout en fournissant des informations sur les possibilités de recours à l'égard de cette décision. »

Article 16, paragraphes 4 et 5 · Règlement (UE) 2022/2065, article 16, paragraphes 4 et 5 : l'accusé de réception et la décision notifiée · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un traitement en temps opportun, diligent, non arbitraire et objectif

Le règlement ne fixe pas de délai chiffré, et il ne faut pas en inventer : il impose une manière de traiter, opposable, et l'obligation de t'indiquer si des moyens automatisés ont servi à la décision.

« 6. Les fournisseurs de services d'hébergement traitent les notifications qu'ils reçoivent au titre des mécanismes prévus au paragraphe 1 et prennent leurs décisions concernant les informations auxquelles les notifications se rapportent en temps opportun, de manière diligente, non arbitraire et objective. Lorsqu'ils font appel à des moyens automatisés aux fins de ce traitement ou de cette prise de décisions, ils incluent des informations sur cette utilisation dans la notification visée au paragraphe 5. »

Article 16, paragraphe 6 · Règlement (UE) 2022/2065, article 16, paragraphe 6 : le traitement des notifications · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une réclamation interne gratuite, ouverte au moins six mois

Les fournisseurs de plateformes en ligne donnent accès, y compris à ceux qui ont soumis une notification, à un système interne de réclamation : électronique, gratuit, pendant au moins six mois après la décision. Si la réclamation démontre que le refus d'agir était infondé, la décision est infirmée dans les meilleurs délais.

« 1. Les fournisseurs de plateformes en ligne fournissent aux destinataires du service, y compris aux particuliers ou aux entités qui ont soumis une notification, pour une période d'au moins six mois suivant la décision visée dans le présent paragraphe, l'accès à un système interne de traitement des réclamations efficace qui leur permet d'introduire, par voie électronique et gratuitement, des réclamations contre la décision prise par le fournisseur de la plateforme en ligne à la suite de la réception d'une notification […] »

Article 20, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2022/2065, article 20 (Système interne de traitement des réclamations), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Des décisions de réclamation sous contrôle humain qualifié

Les décisions prises sur ta réclamation le sont sous le contrôle de collaborateurs dûment qualifiés, et pas uniquement par des moyens automatisés. Le refus généré par une machine n'a jamais le dernier mot.

« 6. Les fournisseurs de plateformes en ligne veillent à ce que les décisions visées au paragraphe 5 soient prises sous le contrôle de collaborateurs dûment qualifiés, et pas uniquement par des moyens automatisés. »

Article 20, paragraphe 6 · Règlement (UE) 2022/2065, article 20, paragraphe 6 : le contrôle humain qualifié · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Le choix d'un organe de règlement extrajudiciaire certifié

Celui qui a signalé peut choisir tout organe certifié par un coordinateur pour résoudre le litige, y compris quand la réclamation interne n'a rien résolu. La certification exige impartialité et indépendance ; la limite est écrite aussi : l'organe n'impose pas de règlement contraignant.

« Les destinataires du service, y compris les particuliers ou les entités qui ont soumis des notifications, qui sont destinataires des décisions visées à l'article 20, paragraphe 1, ont le droit de choisir tout organe de règlement extrajudiciaire des litiges qui a été certifié conformément au paragraphe 3 du présent article en vue de résoudre les litiges relatifs à ces décisions, y compris pour les réclamations qui n'ont pas été résolues par le système interne de traitement des réclamations visé audit article. »

Article 21, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2022/2065, article 21 (Règlement extrajudiciaire des litiges), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une plainte au coordinateur de ton propre pays

Tu as le droit d'introduire une plainte contre un fournisseur de services intermédiaires, pour infraction au règlement, auprès du coordinateur pour les services numériques de l'État membre où tu te trouves. Il évalue, transmet au coordinateur d'établissement s'il y a lieu, et tu as le droit d'être entendu et informé.

« Les destinataires du service, ainsi que tout organisme, organisation ou association ayant reçu mandat pour exercer les droits conférés par le présent règlement pour leur compte, ont le droit d'introduire une plainte à l'encontre de fournisseurs de services intermédiaires en invoquant une infraction au présent règlement auprès du coordinateur pour les services numériques de l'État membre dans lequel le destinataire du service est situé ou est établi. Le coordinateur pour les services numériques évalue la plainte et, le cas échéant, la transmet au coordinateur pour les services numériques de l'État membre d'établissement, accompagnée d'un avis lorsqu'il le juge approprié. »

Article 53 · Règlement (UE) 2022/2065, article 53 (Droit d'introduire une plainte) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

Le pépin de santé en vacances

Une carte qui ne coûte rien, délivrée par ton organisme

La carte européenne d'assurance maladie se demande gratuitement à ton organisme d'assurance maladie, et elle prouve que tu es assuré dans un pays de l'Union. Les sites qui la font payer vendent un formulaire gratuit.

« Si vous bénéficiez d'une assurance maladie dans un pays de l'UE, vous pouvez demander gratuitement une carte européenne d'assurance maladie (CEAM) à votre organisme d'assurance. […] Cette carte est la preuve que vous êtes assuré(e) dans un pays de l'UE. »

Rubrique « Carte européenne d'assurance maladie (CEAM) » · Carte européenne d'assurance maladie (CEAM) : demander la carte · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Les soins nécessaires pendant le séjour, sans attendre le retour

Pendant un séjour dans un autre État membre, tu bénéficies des prestations en nature qui s'avèrent nécessaires du point de vue médical, compte tenu de leur nature et de la durée prévue du séjour. Le critère est ce qui ne peut pas attendre, pas l'urgence vitale.

« 1. À moins que le paragraphe 2 n'en dispose autrement, une personne assurée et les membres de sa famille qui séjournent dans un État membre autre que l'État membre compétent peuvent bénéficier des prestations en nature qui s'avèrent nécessaires du point de vue médical au cours du séjour, compte tenu de la nature des prestations et de la durée prévue du séjour. Ces prestations sont servies pour le compte de l'institution compétente, par l'institution du lieu de séjour, selon les dispositions de la législation qu'elle applique, comme si les personnes concernées étaient assurées en vertu de cette législation. »

Article 19, paragraphe 1 · Règlement (CE) n° 883/2004 (coordination des systèmes de sécurité sociale), article 19, paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Le tarif d'un assuré du pays qui te soigne

Les prestations sont servies par l'institution du lieu de séjour, selon sa législation, comme si tu étais assuré en vertu de cette législation. Gratuit si c'est gratuit pour les locaux, part patient si les locaux en paient une.

« 1. À moins que le paragraphe 2 n'en dispose autrement, une personne assurée et les membres de sa famille qui séjournent dans un État membre autre que l'État membre compétent peuvent bénéficier des prestations en nature qui s'avèrent nécessaires du point de vue médical au cours du séjour, compte tenu de la nature des prestations et de la durée prévue du séjour. Ces prestations sont servies pour le compte de l'institution compétente, par l'institution du lieu de séjour, selon les dispositions de la législation qu'elle applique, comme si les personnes concernées étaient assurées en vertu de cette législation. »

Article 19, paragraphe 1 · Règlement (CE) n° 883/2004 (coordination des systèmes de sécurité sociale), article 19, paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un remboursement à demander sur place ou au retour

Si tu as payé, tu peux demander le remboursement à l'institution du lieu de séjour pendant le séjour, dans les limites et conditions de ses tarifs, ou t'adresser à ton organisme une fois rentré. Les reçus sont la pièce commune des deux voies.

« 4. Si la personne assurée a effectivement supporté les coûts de tout ou partie des prestations en nature servies dans le cadre de l'article 19 du règlement de base et si la législation appliquée par l'institution du lieu de séjour permet le remboursement de ces frais à une personne assurée, elle peut adresser une demande de remboursement à l'institution du lieu de séjour. Dans ce cas, celle-ci lui rembourse directement le montant des frais correspondant à ces prestations dans les limites et conditions des tarifs de remboursement prévus par sa législation. »

Article 25, partie B, paragraphe 4 · Règlement (CE) n° 987/2009 (modalités d'application), article 25, partie B, paragraphe 4 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Trois exclusions écrites, à connaître avant de partir

La carte ne couvre pas les soins de santé privés, ne couvre pas les soins programmés dans un autre pays, et ne couvre ni le sauvetage ni le rapatriement, qui exigent une assurance séparée. Trois phrases officielles, trois mauvaises surprises évitées.

« La carte européenne d'assurance maladie ne couvre pas les services de sauvetage et de rapatriement. Si vous souhaitez être rapatrié(e) gratuitement en cas de maladie grave ou d'accident dans un autre pays de l'UE, vous devez souscrire une assurance séparée. […] Votre CEAM ne couvre pas les soins de santé privés. Vous ne pouvez l'utiliser que pour les soins de santé fournis par des prestataires faisant partie du système public. […] Votre CEAM ne couvre pas les soins programmés dans un autre pays de l'UE. »

Rubrique « Restrictions concernant l'utilisation de votre carte européenne d'assurance maladie » · Couverture médicale lors de séjours temporaires : les restrictions de la carte · Your Europe · Union européenne · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

Le 112, partout en Europe

Un seul numéro d'urgence pour toute l'Union

112

Le 112 se compose gratuitement, depuis un fixe ou un portable, où que tu sois dans l'UE, et il te met directement en communication avec les services d'urgence : police, ambulance et pompiers. C'est le seul numéro qui fonctionne dans tous les pays de l'Union.

« Le 112 est le numéro d'urgence européen que vous pouvez composer gratuitement à partir d'un téléphone fixe ou portable, où que vous soyez dans l'UE. Il vous mettra directement en communication avec les services d'urgence: police, ambulance et pompiers. »

Rubrique « 112: le numéro d'urgence unique européen » · Urgences : le 112, numéro d'urgence unique européen · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Gratuit, sans crédit ni moyen de paiement exigible

L'accès aux services d'urgence par le 112 est gratuit et ne peut exiger aucun moyen de paiement. Le texte couvre jusqu'aux utilisateurs des postes téléphoniques payants publics : appeler à l'aide n'est jamais un achat.

« Les États membres veillent à ce que tous les utilisateurs finaux des services visés au paragraphe 2, y compris les utilisateurs des postes téléphoniques payants publics, puissent, au moyen des communications d'urgence, avoir accès gratuitement et sans devoir utiliser de moyen de paiement aux services d'urgence en composant le numéro d'urgence unique européen «112» et tout numéro national d'urgence spécifié par les États membres. »

Article 109, paragraphe 1 · Directive (UE) 2018/1972 (code des communications électroniques européen), article 109, paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Ta localisation part avec l'appel, sans frais et sans option

Les informations de localisation de l'appelant sont mises à la disposition du centre de secours sans tarder après l'établissement de la communication, par le réseau et, si disponible, par le téléphone. Leur établissement et leur transmission sont gratuits pour l'appelant.

« Les États membres veillent à ce que les informations relatives à la localisation de l'appelant soient mises à la disposition du PSAP le plus approprié sans tarder après l'établissement de la communication d'urgence. Ces informations comprennent les informations de localisation par réseau et, si elles sont disponibles, les informations relatives à la localisation de l'appelant obtenues à partir de l'appareil mobile. Les États membres veillent à ce que l'établissement et la transmission des informations relatives à la localisation de l'appelant soient gratuits pour celui-ci et le PSAP en ce qui concerne toutes les communications d'urgence destinées au numéro d'urgence unique européen «112». »

Article 109, paragraphe 6 · Directive (UE) 2018/1972, article 109, paragraphe 6 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Traité au moins aussi vite que le numéro national

Les appels au 112 reçoivent une réponse appropriée, dans l'organisation nationale des secours, et sont traités au moins aussi rapidement et efficacement que les appels aux numéros d'urgence nationaux là où ils sont encore en service.

« Les États membres veillent à ce que toutes les communications d'urgence dirigées vers le numéro d'urgence unique européen «112» reçoivent une réponse appropriée et soient traitées de la façon la mieux adaptée à l'organisation nationale des systèmes d'urgence. Ces communications d'urgence reçoivent une réponse et sont traitées au moins aussi rapidement et efficacement que les communications d'urgence adressées au(x) numéro(s) d'urgence nationaux, dans les cas où ceux-ci continuent à être utilisés. »

Article 109, paragraphe 3 · Directive (UE) 2018/1972, article 109, paragraphe 3 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un accès équivalent pour les utilisateurs handicapés

Les utilisateurs finaux handicapés disposent d'un accès aux services d'urgence équivalent à celui des autres utilisateurs, y compris lorsqu'ils voyagent dans un autre État membre, si possible sans enregistrement préalable.

« Les États membres veillent à ce que les utilisateurs finaux handicapés disposent d'un accès aux services d'urgence au moyen des communications d'urgence et qui soit équivalent à celui dont bénéficient les autres utilisateurs finaux, conformément au droit de l'Union harmonisant les exigences en matière d'accessibilité applicables aux produits et services. La Commission et les autorités de régulation nationales ou les autres autorités compétentes prennent les mesures appropriées pour veiller à ce que, lorsqu'ils voyagent dans un autre État membre, les utilisateurs finaux handicapés puissent accéder aux services d'urgence sur un pied d'égalité avec les autres utilisateurs, si possible sans qu'ils doivent s'enregistrer au préalable. »

Article 109, paragraphe 5 · Directive (UE) 2018/1972, article 109, paragraphe 5 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Le 116 000 pour un enfant disparu, dans tous les pays de l'Union

Si un enfant disparaît, dans ton pays ou ailleurs dans l'UE, le 116 000 permet de signaler la disparition et d'obtenir des conseils et un soutien. Conformément aux règles de l'UE, la ligne est disponible dans tous les pays de l'Union.

« Si votre enfant disparaît, que ce soit dans votre pays ou ailleurs dans l'UE, vous pouvez appeler le 116 000, la ligne d'urgence «Enfants disparus». Conformément aux règles de l'UE, la ligne d'urgence 116 000 est disponible dans tous les pays de l'UE. […] Vous pouvez appeler ce numéro pour signaler la disparition d'un enfant et obtenir des conseils et un soutien. »

Rubrique « 116 000: la ligne d'urgence «Enfants disparus» » · Urgences : le 116 000, ligne d'urgence pour les enfants disparus · Your Europe · Union européenne · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

L'ordonnance dans un autre pays

Une ordonnance reconnue dans les autres pays de l'Union

Si le médicament est autorisé sur leur territoire, les États membres veillent à ce que les prescriptions établies dans un autre État membre pour un patient nommément désigné puissent être délivrées, et toute restriction de principe à la reconnaissance est interdite, hors les exceptions écrites du texte.

« Si la mise sur le marché d'un médicament est autorisée sur leur territoire conformément à la directive 2001/83/CE ou au règlement (CE) no 726/2004, les États membres veillent à ce que les prescriptions établies pour ce médicament dans un autre État membre pour un patient nommément désigné puissent être délivrées sur leur territoire conformément à leur législation nationale en vigueur, et à ce que toute restriction à la reconnaissance d'une prescription donnée soit interdite sauf si la restriction: a) se limite à ce qui est nécessaire et proportionné pour protéger la santé humaine et est non discriminatoire; ou b) repose sur des doutes légitimes et justifiés quant à l'authenticité, au contenu ou à l'intelligibilité d'une prescription donnée. »

Article 11, paragraphe 1, premier alinéa · Directive 2011/24/UE (soins de santé transfrontaliers), article 11 (Reconnaissance des prescriptions établies dans un autre État membre), paragraphe 1, premier alinéa · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une prescription transfrontalière à demander au médecin

Aucun formulaire spécifique n'existe : ce qui rend l'ordonnance utilisable ailleurs, ce sont ses mentions, au moins le patient en toutes lettres et sa date de naissance, la date, le prescripteur identifiable et joignable, et le médicament sous son nom commun, avec forme, quantité, dosage et posologie.

« Il n'existe pas de formulaire ou de format spécifique à respecter pour qu'une prescription soit valable dans un autre pays de l'UE. […] Elle doit comporter au moins les informations suivantes: informations sur le patient: nom et prénom (en toutes lettres) et date de naissance; date de délivrance de la prescription; coordonnées du médecin prescripteur: nom et prénom (en toutes lettres), qualification professionnelle, coordonnées, adresse professionnelle (y compris le pays) et signature (manuscrite ou numérique); nom du médicament prescrit: son nom commun (plutôt que le nom de la marque, qui peut être différent dans un autre pays), forme (comprimé, solution, etc.), quantité, dosage et posologie. »

Rubrique « Informations à mentionner sur la prescription » · Présenter une ordonnance dans un autre pays de l'UE : les informations à mentionner · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Au comptoir, les règles du pays qui délivre

La délivrance respecte les règles du pays où l'ordonnance est utilisée : le pharmacien applique ses règles nationales, par exemple des limites de dosage ou de période de validité. La reconnaissance n'importe pas les règles de ton pays.

« La délivrance de prescriptions doit respecter les règles du pays dans lequel elles sont utilisées. Le pharmacien appliquera donc les règles nationales lorsqu'il délivrera votre médicament, par exemple des limites de dosage ou des limites concernant la période de validité de la prescription. »

Rubrique « Informations à mentionner sur la prescription », avertissement · Présenter une ordonnance dans un autre pays de l'UE : les règles du pays de délivrance · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Le remboursement suit ses propres règles

La reconnaissance des prescriptions n'affecte pas les dispositions concernant le remboursement des médicaments. Obtenir le médicament et être remboursé sont deux dossiers séparés : paie, garde le reçu, et traite le remboursement à son guichet.

« La reconnaissance de ces prescriptions n'affecte pas les dispositions nationales concernant la prescription et la délivrance, si lesdites dispositions sont compatibles avec le droit de l'Union, y compris la substitution par des génériques ou autre. La reconnaissance des prescriptions n'affecte pas les dispositions concernant le remboursement des médicaments. Le remboursement des coûts des médicaments est couvert par le chapitre III de la présente directive. »

Article 11, paragraphe 1, deuxième alinéa · Directive 2011/24/UE, article 11, paragraphe 1, deuxième alinéa (délivrance, substitution, remboursement) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

La disponibilité du médicament n'est pas garantie

Certains médicaments peuvent ne pas être autorisés à la vente ou ne pas être disponibles dans un autre pays, même dans l'Union, ou exister sous un autre nom. Le nom commun sur l'ordonnance est la meilleure parade.

« Il se peut que certains médicaments ne soient pas autorisés à la vente ou ne soient pas disponibles dans un autre pays, même à l'intérieur de l'UE. »

Rubrique « Présenter une ordonnance dans un autre pays de l'UE », avertissement · Présenter une ordonnance dans un autre pays de l'UE : la disponibilité des médicaments · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Le refus d'éthique du pharmacien, à égalité avec les ordonnances locales

Le pharmacien garde le droit de refuser pour des raisons d'éthique, mais seulement s'il aurait eu le même droit de refus face à une ordonnance émise dans le pays d'affiliation. Ni discrimination contre l'ordonnance étrangère, ni passe-droit pour elle.

« la reconnaissance des prescriptions n'affecte pas le droit du pharmacien, […] de refuser, pour des raisons d'éthique, de délivrer un médicament prescrit dans un autre État membre, lorsque le pharmacien aurait eu le droit de refuser de délivrer la prescription si celle-ci avait été émise dans l'État membre d'affiliation. »

Article 11, paragraphe 1, troisième alinéa · Directive 2011/24/UE, article 11, paragraphe 1, troisième alinéa (droit de refus du pharmacien pour raisons d'éthique) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

L'urgence, sans la carte

Le droit de fond : les soins nécessaires pendant le séjour

Pendant un séjour dans un autre État membre, tu bénéficies des prestations en nature qui s'avèrent nécessaires du point de vue médical, compte tenu de leur nature et de la durée prévue du séjour, servies comme si tu étais assuré du pays. La carte prouve ce droit, elle ne le crée pas.

« une personne assurée et les membres de sa famille qui séjournent dans un État membre autre que l'État membre compétent peuvent bénéficier des prestations en nature qui s'avèrent nécessaires du point de vue médical au cours du séjour, compte tenu de la nature des prestations et de la durée prévue du séjour. Ces prestations sont servies pour le compte de l'institution compétente, par l'institution du lieu de séjour, selon les dispositions de la législation qu'elle applique, comme si les personnes concernées étaient assurées en vertu de cette législation. »

Article 19, paragraphe 1 · Règlement (CE) n° 883/2004 (coordination des systèmes de sécurité sociale), article 19, paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Sans la carte, les soins ne peuvent pas être refusés

Si tu n'as pas ta carte ou si tu ne peux pas l'utiliser, les soins ne peuvent pas t'être refusés, mais tu devras peut-être en payer le prix plein et demander un remboursement une fois rentré chez toi. Les deux moitiés de la phrase comptent.

« Si vous n'avez pas votre CEAM ou si vous ne pouvez pas l'utiliser (en cas de soins privés, p. ex.), les soins ne peuvent pas vous être refusés, mais vous devrez peut-être en payer le prix plein et demander un remboursement une fois rentré(e) chez vous. »

Rubrique « Carte européenne d'assurance maladie (CEAM) » · Carte européenne d'assurance maladie (CEAM) : sans la carte, les soins ne peuvent pas être refusés · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Le document peut s'obtenir depuis le guichet du pays de séjour

Si tu ne disposes pas du document attestant tes droits, l'institution du lieu de séjour, sur demande ou en cas de besoin, s'adresse à l'institution compétente pour en obtenir un. Ta demande au guichet suffit à déclencher l'échange entre caisses.

« la personne assurée présente au prestataire de soins de l'État membre de séjour un document délivré par l'institution compétente, attestant ses droits aux prestations en nature. Si la personne assurée ne dispose pas d'un tel document, l'institution du lieu de séjour, sur demande ou en cas de besoin, s'adresse à l'institution compétente pour en obtenir un. »

Article 25, partie A, paragraphe 1 · Règlement (CE) n° 987/2009 (modalités d'application), article 25, partie A, paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Le vrai risque sans carte : le prix plein, voire le statut de patient privé

Dans certains pays, sans la carte, tu peux être traité comme un patient privé et te voir facturer des prix privés, même dans des établissements publics. Ce risque est écrit : il se prépare, il ne se conteste pas au guichet.

« Dans certains pays, sans la CEAM, vous pourriez être traité(e) comme un(e) patient(e) privé(e) et vous faire facturer des prix privés, même dans des établissements publics. Vous pouvez demander le remboursement à votre organisme d'assurance maladie lorsque vous rentrez chez vous. Cela vaut pour les prestataires de soins publics et privés. Les conditions seront toutefois différentes: seuls les soins dont vous pouvez bénéficier dans votre pays d'origine seront remboursés; vous serez remboursé(e) à hauteur du coût des soins dans votre pays d'origine, qui peut être inférieur à ce que vous avez payé. »

Rubrique « Sans carte européenne d'assurance maladie » · Soins de santé non programmés : paiement et remboursement sans la carte · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Un remboursement au retour, borné par deux limites écrites

Le remboursement se demande à ton organisme d'assurance maladie au retour, pour les prestataires publics comme privés, avec deux bornes : seuls les soins couverts dans ton pays, et à hauteur de leur coût dans ton pays, qui peut être inférieur à ce que tu as payé.

« Dans certains pays, sans la CEAM, vous pourriez être traité(e) comme un(e) patient(e) privé(e) et vous faire facturer des prix privés, même dans des établissements publics. Vous pouvez demander le remboursement à votre organisme d'assurance maladie lorsque vous rentrez chez vous. Cela vaut pour les prestataires de soins publics et privés. Les conditions seront toutefois différentes: seuls les soins dont vous pouvez bénéficier dans votre pays d'origine seront remboursés; vous serez remboursé(e) à hauteur du coût des soins dans votre pays d'origine, qui peut être inférieur à ce que vous avez payé. »

Rubrique « Sans carte européenne d'assurance maladie » · Soins de santé non programmés : paiement et remboursement sans la carte · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Un point de contact national pour répondre avant les soins

Chaque pays de l'Union dispose d'au moins un point de contact national qui répond aux questions de remboursement, y compris avant les soins : remboursable ou non, plafonné ou non. La surprise de la facture a un bureau chargé de la désamorcer.

« Il existe au moins un point de contact national dans chaque pays de l'UE, qui peut répondre à vos questions sur le remboursement des frais. […] Si vous souhaitez connaître vos droits avant de vous faire soigner, vous pouvez vous adresser au point de contact national présent dans chaque pays de l'UE pour savoir si vous pourrez prétendre à un remboursement et si celui-ci est plafonné. »

Rubriques « Avec la carte européenne d'assurance maladie (CEAM) » et « Sans carte européenne d'assurance maladie » · Soins de santé non programmés : les points de contact nationaux · Your Europe · Union européenne · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

Partir étudier dans un autre pays

Étudier dans n'importe quelle université de l'Union, sans barrière de nationalité

Tu as le droit d'étudier dans n'importe quelle université de l'UE aux mêmes conditions que les ressortissants du pays, et aucun pays ne peut te refuser l'accès à l'éducation ou à la formation en raison de ta nationalité. Les conditions d'entrée, elles, varient réellement : l'égalité porte sur les règles, pas sur le résultat.

« En tant que citoyen de l'UE, vous avez le droit d'étudier dans n'importe quelle université de l'UE, dans les mêmes conditions que les ressortissants du pays où elle se situe. Cependant, les conditions d'entrée diffèrent considérablement selon les pays et les universités. […] Indépendamment des autres conditions d'entrée, aucun pays de l'UE ne peut vous refuser l'accès à l'éducation ou à la formation en raison de votre nationalité. »

Rubrique « Université, admission et conditions d'entrée » · Université : admission et conditions d'entrée · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Les droits d'inscription des nationaux, et leurs bourses d'inscription

On ne peut pas te demander des droits d'inscription plus élevés que ceux demandés aux ressortissants du pays, et tu as droit aux mêmes bourses qu'eux pour couvrir les frais d'inscription.

« on ne peut pas vous demander de payer des droits d'inscription plus élevés que ceux demandés aux ressortissants de ce pays; vous avez droit aux mêmes bourses que les ressortissants du pays en question pour couvrir les frais d'inscription. »

Rubrique « Droits d'inscription et bourses » · Université : droits d'inscription et bourses couvrant les frais d'inscription · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

La limite écrite : les bourses d'entretien ne sont pas garanties

L'égalité de traitement ne vaut pas pour les prêts et les bourses d'entretien ou de soutien. Certains pays en accordent aux étudiants étrangers, de leur propre initiative : une possibilité à vérifier, jamais un droit à exiger.

« Cette égalité de traitement ne vaut toutefois pas pour les prêts et les bourses d'entretien ou de soutien. Certains pays choisissent néanmoins d'accorder de leur propre initiative des bourses d'entretien aux étudiants étrangers. »

Rubrique « Droits d'inscription et bourses », avertissement · Université : la limite des bourses et prêts d'entretien · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Trois mois sans autre formalité qu'une pièce d'identité

Jusqu'à trois mois, le séjour dans un autre État membre ne connaît aucune condition ni formalité autre que la possession d'une carte d'identité ou d'un passeport en cours de validité. Ni visa, ni permis, ni dossier.

« 1. Les citoyens de l'Union ont le droit de séjourner sur le territoire d'un autre État membre pour une période allant jusqu'à trois mois, sans autres conditions ou formalités que l'exigence d'être en possession d'une carte d'identité ou d'un passeport en cours de validité. »

Article 6, paragraphe 1 · Directive 2004/38/CE (libre circulation et séjour), article 6 (Droit de séjour jusqu'à trois mois), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Au-delà de trois mois : trois conditions, et la preuve de ressources à ta façon

Le séjour étudiant de plus de trois mois repose sur l'inscription dans un établissement agréé, une assurance maladie complète, et la garantie de ressources suffisantes donnée par le biais d'une déclaration ou par tout autre moyen équivalent de ton choix.

« s'il est inscrit dans un établissement privé ou public, agréé ou financé par l'État membre d'accueil sur la base de sa législation ou de sa pratique administrative, pour y suivre à titre principal des études, y compris une formation professionnelle et […] s'il dispose d'une assurance maladie complète dans l'État membre d'accueil et garantit à l'autorité nationale compétente, par le biais d'une déclaration ou par tout autre moyen équivalent de son choix, qu'il dispose de ressources suffisantes pour lui-même et pour les membres de sa famille afin d'éviter de devenir une charge pour le système d'assistance sociale de l'État membre d'accueil au cours de leur période de séjour »

Article 7, paragraphe 1, point c) · Directive 2004/38/CE, article 7 (Droit de séjour de plus de trois mois), paragraphe 1, point c) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un enregistrement borné : trois pièces, aucun montant exigible

Pour délivrer l'attestation d'enregistrement, l'État ne peut exiger que la pièce d'identité, la preuve d'inscription, la preuve d'assurance et la déclaration de ressources, dont il ne peut pas exiger qu'elle précise le montant. Le paragraphe 2 du même article ajoute que l'attestation est délivrée immédiatement.

« du citoyen de l'Union visé à l'article 7, paragraphe 1, point c), qu'il présente une carte d'identité ou un passeport en cours de validité, qu'il apporte la preuve qu'il est inscrit dans un établissement agréé et qu'il a souscrit une assurance maladie complète, et qu'il produise la déclaration ou tout autre élément équivalent visés à l'article 7, paragraphe 1, point c). Les États membres ne peuvent pas exiger que cette déclaration précise le montant des ressources. »

Article 8, paragraphe 3 · Directive 2004/38/CE, article 8, paragraphe 3, troisième tiret (les pièces exigibles de l'étudiant) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Aucun départ sur injonction floue : décision écrite, motivée, avec voies de recours

Une demande de quitter le territoire ou une décision d'expulsion doit être communiquée par écrit, préciser ses motifs et indiquer comment faire appel et dans quels délais. L'expulsion pour ordre public reste exceptionnelle et suppose la preuve d'une menace grave.

« Dans certains cas exceptionnels, le pays d'accueil peut expulser une personne pour des raisons d'ordre public ou de sécurité publique, mais seulement si les autorités sont en mesure de prouver qu'elle représente une menace grave. […] La demande de quitter le territoire ou la décision d'expulsion doit vous être communiquée par écrit. Elle doit préciser les motifs invoqués et indiquer comment faire appel et dans quels délais. »

Rubrique « Peut-on vous demander de quitter le territoire ou vous expulser? » · Étudiants, droits de séjour : demande de quitter le territoire et expulsion · Your Europe · Union européenne · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

Travailler dans un autre pays

Accéder à l'emploi avec la même priorité que les nationaux

Tout ressortissant d'un État membre a le droit d'accéder à une activité salariée et de l'exercer dans un autre État membre, conformément aux règles qui régissent l'emploi des nationaux, et il bénéficie de la même priorité dans l'accès aux emplois disponibles.

« 1. Tout ressortissant d'un État membre, quel que soit le lieu de sa résidence, a le droit d'accéder à une activité salariée et de l'exercer sur le territoire d'un autre État membre, conformément aux dispositions législatives, réglementaires et administratives régissant l'emploi des travailleurs nationaux de cet État. 2. Il bénéficie notamment, sur le territoire d'un autre État membre, de la même priorité que les ressortissants de cet État dans l'accès aux emplois disponibles. »

Article premier · Règlement (UE) n° 492/2011 (libre circulation des travailleurs), article premier · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Les quotas d'étrangers ne te comptent pas

Les dispositions limitant l'emploi des étrangers en nombre ou en pourcentage, par entreprise, par branche, par région ou à l'échelon national, ne sont pas applicables aux ressortissants des autres États membres.

« 1. Les dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres limitant, en nombre ou en pourcentage, par entreprise, par branche d'activité, par région ou à l'échelon national, l'emploi des étrangers, ne sont pas applicables aux ressortissants des autres États membres. »

Article 4, paragraphe 1 · Règlement (UE) n° 492/2011, article 4 (quotas en nombre ou en pourcentage), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Généralement aucun permis de travail, et jamais pour les indépendants

Le citoyen de l'Union n'a généralement pas besoin d'un permis de travail pour exercer une activité professionnelle dans l'UE, et un permis n'est jamais demandé aux travailleurs indépendants. Le « généralement » de la page officielle couvre de rares régimes particuliers.

« En tant que citoyen(ne) de l'UE, vous n'avez généralement pas besoin d'un permis de travail pour exercer une activité professionnelle dans l'UE. Un permis de travail n'est jamais demandé aux travailleurs indépendants dans l'UE. »

Rubrique « Permis de travail » · Permis de travail : les citoyens de l'Union · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Mêmes conditions d'emploi, mêmes avantages sociaux et fiscaux

Aucune différence de traitement en raison de la nationalité pour toutes les conditions d'emploi et de travail, notamment la rémunération, le licenciement et le réemploi, et le bénéfice des mêmes avantages sociaux et fiscaux que les travailleurs nationaux.

« 1. Le travailleur ressortissant d'un État membre ne peut, sur le territoire des autres États membres, être, en raison de sa nationalité, traité différemment des travailleurs nationaux, pour toutes conditions d'emploi et de travail, notamment en matière de rémunération, de licenciement et de réintégration professionnelle ou de réemploi s'il est tombé au chômage. 2. Il y bénéficie des mêmes avantages sociaux et fiscaux que les travailleurs nationaux. »

Article 7, paragraphes 1 et 2 · Règlement (UE) n° 492/2011, article 7 (égalité de traitement), paragraphes 1 et 2 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Une clause discriminatoire est nulle de plein droit

Toute clause d'une convention collective ou individuelle portant sur l'accès à l'emploi, la rémunération, les conditions de travail ou le licenciement est nulle de plein droit dans la mesure où elle prévoit des conditions discriminatoires envers les travailleurs des autres États membres. Aucune signature ne la sauve.

« Toute clause de convention collective ou individuelle ou d'autre réglementation collective portant sur l'accès à l'emploi, la rémunération et les autres conditions de travail et de licenciement est nulle de plein droit dans la mesure où elle prévoit ou autorise des conditions discriminatoires à l'égard de travailleurs ressortissants des autres États membres. »

Article 7, paragraphe 4 · Règlement (UE) n° 492/2011, article 7, paragraphe 4 (nullité des clauses discriminatoires) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

La limite écrite : la langue exigée par la nature de l'emploi

Les protections contre les conditions discriminatoires ne concernent pas les exigences linguistiques requises en raison de la nature de l'emploi à pourvoir. Une vraie exigence de langue, liée au poste, est admise ; la langue-prétexte ne l'est pas.

« ne sont pas applicables les dispositions législatives, réglementaires ou administratives ou les pratiques administratives d'un État membre: a) qui limitent ou subordonnent à des conditions non prévues pour les nationaux la demande et l'offre de l'emploi, l'accès à l'emploi et son exercice par les étrangers; […] Le premier alinéa ne concerne pas les conditions relatives aux connaissances linguistiques requises en raison de la nature de l'emploi à pourvoir. […] rendent obligatoire le recours à des procédures de recrutement de main-d'œuvre spéciales aux étrangers; »

Article 3 · Règlement (UE) n° 492/2011, article 3 (dispositions et pratiques inapplicables, exception linguistique) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Un organisme national de promotion de l'égalité pour t'appuyer

En cas de discrimination, tu peux t'adresser à un organisme national de promotion de l'égalité : information, aide à la plainte, et parfois, avec ton accord, l'action devant les juridictions compétentes.

« Si vous estimez faire l'objet d'une discrimination, vous pouvez vous adresser à un organisme national de promotion de l'égalité […] Certains vous fourniront simplement des informations utiles concernant votre situation, tandis que d'autres peuvent vous aider à introduire une plainte. Ils peuvent même, avec votre accord, porter votre affaire devant les juridictions compétentes. »

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État du droit vérifié le29 juillet 2026

Le stage ou le job d'été à l'étranger

Un séjour de moins de trois mois sur la seule pièce d'identité

Jusqu'à trois mois, le séjour dans un autre État membre ne connaît aucune condition ni formalité autre que la possession d'une carte d'identité ou d'un passeport en cours de validité. Ni permis, ni visa, ni statut à demander, pour le jobbeur comme pour la stagiaire.

« 1. Les citoyens de l'Union ont le droit de séjourner sur le territoire d'un autre État membre pour une période allant jusqu'à trois mois, sans autres conditions ou formalités que l'exigence d'être en possession d'une carte d'identité ou d'un passeport en cours de validité. »

Article 6, paragraphe 1 · Directive 2004/38/CE (libre circulation et séjour), article 6 (Droit de séjour jusqu'à trois mois), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

La déclaration de présence, une formalité bordée quand elle existe

Certains pays demandent de signaler sa présence aux autorités compétentes, souvent la mairie ou la police locale, dans un délai raisonnable. La pièce d'identité suffit, la procédure devrait être gratuite, et à l'hôtel un formulaire d'accueil règle normalement tout.

« Pour la déclaration, vous devez simplement vous munir de votre carte d'identité ou de votre passeport. […] La procédure devrait être gratuite. Si vous séjournez à l'hôtel, il suffit normalement de remplir un formulaire et l'hôtel se charge du reste. »

Rubrique « S'enregistrer en cas de séjour inférieur à trois mois » · S'enregistrer en cas de séjour inférieur à trois mois : la déclaration de présence · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

L'oubli de déclaration risque une sanction, jamais l'expulsion

Tu ne peux pas être expulsé pour ne pas avoir déclaré ta présence ; certains pays peuvent en revanche te faire payer une amende. La page officielle écrit « une sanction, telle qu'une amende » : c'est un exemple, pas un plafond. Ce qu'elle exclut, en revanche, elle l'exclut nettement : l'expulsion.

« Dans certains pays de l'UE, vous devrez signaler votre présence aux autorités compétentes (souvent, la mairie ou la police locale) dans un délai raisonnable suivant votre arrivée. Vous risquez une sanction, telle qu'une amende, si vous ne le faites pas. […] Vous ne pouvez pas être expulsé si vous ne déclarez pas votre présence mais certains pays de l'UE peuvent vous faire payer une amende. »

Rubrique « S'enregistrer en cas de séjour inférieur à trois mois » · S'enregistrer en cas de séjour inférieur à trois mois : l'obligation possible et sa sanction · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Un job d'été sans permis de travail, généralement

Le citoyen de l'Union n'a généralement pas besoin d'un permis de travail pour exercer une activité professionnelle dans l'UE. Le « généralement » de la page officielle couvre de rares régimes particuliers, pas un service en salle de deux mois.

« En tant que citoyen(ne) de l'UE, vous n'avez généralement pas besoin d'un permis de travail pour exercer une activité professionnelle dans l'UE. Un permis de travail n'est jamais demandé aux travailleurs indépendants dans l'UE. »

Rubrique « Permis de travail » · Permis de travail : les citoyens de l'Union · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Même grille de paie, mêmes avantages que les saisonniers du pays

Le travailleur d'un autre État membre ne peut pas être traité différemment en raison de sa nationalité pour les conditions d'emploi et de travail, la rémunération en tête, et il bénéficie des mêmes avantages sociaux et fiscaux. Le barème « étrangers » n'existe pas légalement.

« 1. Le travailleur ressortissant d'un État membre ne peut, sur le territoire des autres États membres, être, en raison de sa nationalité, traité différemment des travailleurs nationaux, pour toutes conditions d'emploi et de travail, notamment en matière de rémunération, de licenciement et de réintégration professionnelle ou de réemploi s'il est tombé au chômage. 2. Il y bénéficie des mêmes avantages sociaux et fiscaux que les travailleurs nationaux. »

Article 7, paragraphes 1 et 2 · Règlement (UE) n° 492/2011 (libre circulation des travailleurs), article 7 (égalité de traitement), paragraphes 1 et 2 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

La même assistance du bureau d'emploi que les ressortissants du pays

Qui recherche un emploi dans un autre État membre y reçoit la même assistance que celle que les bureaux d'emploi de cet État accordent à leurs propres ressortissants. Inscription, offres et accompagnement compris.

« Le ressortissant d'un État membre qui recherche un emploi sur le territoire d'un autre État membre y reçoit la même assistance que celle que les bureaux d'emploi de cet État accordent à leurs propres ressortissants à la recherche d'un emploi. »

Article 5 · Règlement (UE) n° 492/2011, article 5 (l'assistance des bureaux d'emploi) · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

La limite écrite : l'aide au revenu peut attendre les trois premiers mois

Le pays d'accueil peut suspendre le droit à l'aide au revenu ou à d'autres avantages pendant les trois premiers mois du séjour, l'exemple officiel étant le saisonnier qui la demande après un mois de travail, et plus longtemps encore pour qui arrive en demandeur d'emploi.

« vous devez également être traité(e) exactement de la même manière que vos collègues ressortissants du pays concerné pour ce qui est des droits au travail, des prestations sociales et de l'accès aux services publics de l'emploi. Toutefois, votre pays d'accueil peut décider de suspendre ce droit à l'aide au revenu, ou à d'autres avantages, pendant les 3 premiers mois de votre séjour (par exemple, si vous avez d'abord travaillé pendant un mois comme travailleur saisonnier avant de demander une aide au revenu), voire pendant une période plus longue si vous arrivez dans le pays en tant que demandeur d'emploi. »

Rubrique « Égalité de traitement au travail » · Égalité de traitement au travail : les services publics de l'emploi et la réserve des trois premiers mois · Your Europe · Union européenne · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026

Faire reconnaître son diplôme

Deux régimes à ne jamais confondre : travailler et étudier

La reconnaissance des qualifications professionnelles sert à travailler dans un autre pays de l'Union ; elle ne concerne pas les démarches pour partir étudier. Le même mot « diplôme » recouvre deux procédures, deux guichets et deux calendriers.

« Cette section vous explique comment obtenir la reconnaissance de vos qualifications professionnelles pour travailler dans un autre pays de l'UE. Elle ne concerne pas les démarches pour partir étudier dans un autre pays de l'UE. »

Rubrique « Qualifications professionnelles », avertissement · Qualifications professionnelles : l'avertissement de périmètre (travailler, pas étudier) · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Reconnu, tu exerces dans les mêmes conditions que les nationaux

La reconnaissance des qualifications professionnelles par l'État membre d'accueil permet d'accéder à la même profession que celle pour laquelle tu es qualifié dans l'État membre d'origine, et de l'exercer dans les mêmes conditions que les nationaux.

« 1. La reconnaissance des qualifications professionnelles par l'État membre d'accueil permet aux bénéficiaires d'accéder dans cet État membre à la même profession que celle pour laquelle ils sont qualifiés dans l'État membre d'origine et de l'y exercer dans les mêmes conditions que les nationaux. »

Article 4, paragraphe 1 · Directive 2005/36/CE (reconnaissance des qualifications professionnelles), article 4 (Effets de la reconnaissance), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

La reconnaissance automatique des professions sectorielles

Médecin, infirmier responsable de soins généraux, praticien de l'art dentaire, vétérinaire, pharmacien, architecte, et la sage-femme dans un paragraphe voisin : pour ces titres conformes aux conditions minimales de formation, chaque État membre leur donne le même effet qu'aux titres qu'il délivre. La preuve se dépose, l'autorisation s'attend.

« Chaque État membre reconnaît les titres de formation de médecin, donnant accès aux activités professionnelles de médecin avec formation de base et de médecin spécialiste et les titres de formation d'infirmier responsable de soins généraux, de praticien de l'art dentaire, de praticien de l'art dentaire spécialiste, de vétérinaire, de pharmacien et d'architecte, […] en leur donnant, en ce qui concerne l'accès aux activités professionnelles et leur exercice, le même effet sur son territoire qu'aux titres de formation qu'il délivre. »

Article 21, paragraphe 1 · Directive 2005/36/CE, article 21 (Principe de reconnaissance automatique), paragraphe 1 · Journal officiel de l'Union européenne · EUR-Lex · Consulter la source

Des délais écrits : accusé de réception sous un mois, décision sous trois mois

Dès la réception des documents, les autorités compétentes doivent en accuser réception dans un délai d'un mois, peuvent demander des pièces supplémentaires, et doivent décider dans un délai de trois mois à compter de la réception des documents de certification.

« Dès la réception des documents, les autorités nationales compétentes: doivent en accuser réception dans un délai d' un mois; peuvent demander des documents supplémentaires; doivent prendre une décision dans un délai de 3 mois à compter de la réception des documents de certification. »

Rubrique « Qu'est-ce qu'une profession réglementée? », parcours guidé · Professions réglementées : les délais de la procédure · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Profession non réglementée : aucune autorisation à demander

Si ta profession n'est pas réglementée dans le pays d'accueil, tu n'as ni autorisation à demander ni procédure administrative à engager, et tu l'exerces dans les mêmes conditions que les ressortissants du pays. Vérifie seulement qu'elle n'est pas considérée comme une partie d'une autre profession réglementée.

« Vous ne devez pas demander une autorisation ni engager une procédure administrative. Vous pouvez exercer votre profession dans votre pays d'accueil dans les mêmes conditions que les ressortissants de ce pays. […] Il est possible que votre profession ne soit pas réglementée en tant que telle, mais qu'elle soit considérée comme faisant partie d'une autre profession réglementée. »

Rubrique « Qu'est-ce qu'une profession réglementée? », parcours guidé · Professions réglementées : le cas de la profession non réglementée · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

Le diplôme d'études : pas de reconnaissance automatique européenne

Il n'existe pas de mécanisme de reconnaissance automatique des diplômes universitaires au niveau européen : les systèmes éducatifs demeurent de la responsabilité des autorités nationales, qui fixent les règles de reconnaissance des diplômes étrangers. On vérifie tôt, pays par pays.

« Il n'existe pas de mécanisme de reconnaissance automatique des diplômes universitaires au niveau européen. […] Les systèmes éducatifs demeurent de la responsabilité des autorités nationales des pays de l'UE. Ce sont elles qui fixent les règles, notamment en matière de reconnaissance des diplômes étrangers. »

Rubrique « La reconnaissance des diplômes n'est pas automatique » · Reconnaissance des diplômes universitaires : pas de mécanisme automatique européen · Your Europe · Union européenne · Consulter la source

L'attestation de comparabilité, l'outil du versant académique

Dans la plupart des cas, une attestation de comparabilité évalue ton diplôme au regard du système du pays d'accueil, via le centre ENIC/NARIC qui évalue ou transmet à l'autorité compétente. À vérifier avant : le coût, la durée, le type de document et les moyens de recours en cas de désaccord.

« Dans la plupart des cas, vous pouvez obtenir une «attestation de comparabilité», qui évalue votre diplôme universitaire au regard du système en vigueur dans le pays d'accueil. […] le centre ENIC/NARIC peut soit évaluer lui-même les diplômes, soit les transmettre à l'autorité compétente. […] le coût du service (s'il est payant); la durée de l'évaluation, qui peut prendre de plusieurs semaines à plusieurs mois en fonction du pays, de la finalité et de la complexité du dossier; […] les moyens de recours en cas de désaccord avec l'évaluation. »

Rubrique « Faire «comparer» son diplôme » · Reconnaissance des diplômes universitaires : l'attestation de comparabilité et ses vérifications · Your Europe · Union européenne · Consulter la source
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État du droit vérifié le29 juillet 2026