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De plein droitLes droits européens, en situation
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Le déroulé écrit

Le vol retardé de 4 heures : le déroulé écrit

Personne n'annule rien. On te fait juste attendre, écran après écran, jusqu'à ce que tu renonces. Pourtant l'attente ouvre des droits dès la deuxième heure, et un retard de plus de trois heures à l'arrivée ouvre 250 €.

État du droit vérifié le29 juillet 2026

Ce déroulé contient les réponses. Il est là pour lire la situation sans la jouer, pour l'imprimer, et pour que le contenu reste entier sans JavaScript.

Pièce n° 1 · 6 h 40, et rien ne bouge

Naples vers Vienne, environ 800 km, un aller simple payé 74 €. Départ prévu 6 h 40, arrivée prévue 8 h 45. Tu as dormi quatre heures.

À 6 h 15, l'écran passe le vol en « retardé » sans un mot d'explication. Nouveau départ estimé : 9 h. Deux heures et vingt minutes de plus que prévu.

Écran des départs6 h 15
Vol
6 h 40, Naples vers Vienne
État
Retardé
Départ estimé
9 h, soit 2 h 20 de plus
Motif affiché
aucun
Comptoir
un agent pour toute la file

Deux heures et vingt minutes d'attente s'annoncent. Tu fais quoi ?

Réponse juste · Je vais au comptoir demander à manger et à boire, et je garde les reçus.

L'attente ouvre des droits avant le décollage, pas après Le règlement fixe un seuil par tranche de distance. Pour un vol de 1 500 km ou moins, comme le tien, la prise en charge est due dès deux heures de retard annoncées au départ. Elle ne se demande pas comme une faveur : elle est écrite.

« Lorsqu'un transporteur aérien effectif prévoit raisonnablement qu'un vol sera retardé par rapport à l'heure de départ prévue: a) de deux heures ou plus pour tous les vols de 1500 kilomètres ou moins, ou b) de trois heures ou plus pour tous les vols intracommunautaires de plus de 1500 km et pour tous les autres vols de 1500 à 3500 km, ou c) de quatre heures ou plus pour tous les vols qui ne relèvent pas des points a) ou b), les passagers se voient proposer par le transporteur aérien effectif: i) l'assistance prévue à l'article 9, paragraphe 1, point a), et paragraphe 2 »

Traduit en clair : sur un vol court, deux heures de retard annoncées suffisent pour que les repas et les boissons soient à leur charge. Le seuil monte à trois heures entre 1 500 et 3 500 km, et à quatre heures au-delà.

Article 6, paragraphe 1, point a) et i) · Règlement (CE) n° 261/2004, article 6 (Retards), paragraphe 1, point a) et i) · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32004R0261

Mythe · Le retard n'est pas une annulation : tant que le vol part, je n'ai droit à rien.

Le mythe : « un retard, ce n'est pas une annulation, donc rien n'est dû » Le retard a son propre article, et la page officielle de l'Union le résume en une phrase. Assistance pendant l'attente, remboursement à partir d'un certain seuil, et vol retour : tout dépend de la durée du retard et de la distance, jamais du fait que l'avion finisse par partir.

« Si votre vol est retardé au départ, vous avez droit à une assistance, à un remboursement et à un vol retour en fonction de la durée du retard et de la distance du vol. »

Traduit en clair : le retard ouvre trois choses, pas zéro. Ce qui varie, c'est le seuil à partir duquel chacune se déclenche.

Rubrique « Retard » · Droits des passagers aériens : vol retardé · https://europa.eu/youreurope/citizens/travel/passenger-rights/air/index_fr.htm

Sans effet · Je photographie l'écran toutes les dix minutes, pendant toute l'attente.

Une seule photographie suffisait, et autre chose était gratuit L'écran ne prouve rien de plus au bout de la vingt-huitième prise. Ce qui est gratuit, en revanche, et que presque personne ne demande : deux appels téléphoniques, ou deux messages électroniques, aux frais de la compagnie. De quoi prévenir la personne qui t'attend à l'arrivée.

« En outre, le passager se voit proposer la possibilité d'effectuer gratuitement deux appels téléphoniques ou d'envoyer gratuitement deux télex, deux télécopies ou deux messages électroniques. »

Traduit en clair : deux appels ou deux messages sont à leur charge, en plus des repas. C'est dans le même article que les rafraîchissements.

Article 9, paragraphe 2 · Règlement (CE) n° 261/2004, article 9 (Droit à une prise en charge), paragraphe 2 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32004R0261

Pièce n° 2 · Le retard s'allonge

À 9 h, rien. À 10 h 12, une notification : nouveau départ estimé 11 h 50. Cinq heures et dix minutes de retard au départ.

Autour de toi, deux personnes rachètent un billet sur une autre compagnie, persuadées que le leur est perdu.

Notification de l'application10 h 12
Départ estimé
11 h 50
Retard au départ
5 h 10
Proposition faite
aucune
Mention d'un droit
aucune

Cinq heures de retard au départ. Qu'est-ce que ça change pour toi ?

Réponse juste · À partir de cinq heures, je peux renoncer au vol et demander le remboursement. Je pèse, et je décide de rester.

Passé cinq heures, tu n'es plus obligé de partir Le règlement ouvre un troisième seuil, et c'est le plus méconnu : à cinq heures de retard, tu peux renoncer au voyage et te faire rembourser. Ce n'est pas une obligation, c'est une porte. Savoir qu'elle existe change la conversation au comptoir.

« iii) lorsque le retard est d'au moins cinq heures, l'assistance prévue à l'article 8, paragraphe 1, point a). »

Traduit en clair : cinq heures de retard, et le remboursement du billet devient un droit. Le point a) de l'article 8, c'est exactement le remboursement.

Article 6, paragraphe 1, point iii) · Règlement (CE) n° 261/2004, article 6 (Retards), paragraphe 1, point iii) · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32004R0261

Mythe · Cinq heures de retard, mon billet ne vaut plus rien : je rachète et je passe à autre chose.

Le mythe : « au bout d'un certain retard, le billet est perdu » L'inverse exactement : c'est à ce moment-là que le remboursement s'ouvre. Le texte fixe même le délai de paiement, sept jours, et le prix de référence, celui auquel le billet a été acheté. Racheter sans réclamer, c'est payer deux fois et renoncer une fois.

« Lorsqu'il est fait référence au présent article, les passagers se voient proposer le choix entre: […] le remboursement du billet, dans un délai de sept jours, selon les modalités visées à l'article 7, paragraphe 3, au prix auquel il a été acheté, pour la ou les parties du voyage non effectuées »

Traduit en clair : le remboursement se paie en sept jours, au prix payé, pour la partie du voyage que tu n'as pas faite. Ton billet ne s'évapore pas, il devient une créance.

Article 8, paragraphe 1, point a) · Règlement (CE) n° 261/2004, article 8 (Droit au remboursement ou au réacheminement), paragraphe 1, point a) · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32004R0261

Mythe · Cinq heures d'attente, donc l'hôtel est à leur charge : je demande une chambre.

Le mythe : « longue attente, donc hôtel » L'hôtel n'est pas indexé sur la durée de l'attente : il se déclenche quand le nouveau départ tombe au moins le jour SUIVANT. Ton vol part le même jour, tard, mais le même jour. Repas, boissons, appels : oui. Chambre : non, pas dans ce cas de figure.

« ii) lorsque l'heure de départ raisonnablement attendue est au moins le jour suivant l'heure de départ initialement annoncée, l'assistance prévue à l'article 9, paragraphe 1, points b) et c) »

Traduit en clair : l'hôtel et le trajet jusqu'à l'hôtel arrivent quand le départ passe au lendemain. Connaître la limite d'un droit, c'est ce qui rend crédible tout le reste de la demande.

Article 6, paragraphe 1, point ii) · Règlement (CE) n° 261/2004, article 6 (Retards), paragraphe 1, point ii) · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32004R0261

Pièce n° 3 · L'arrivée

L'avion décolle à 11 h 40. Roues au sol à Vienne à 12 h 55, portes ouvertes quelques minutes plus tard. Tu devais arriver à 8 h 45.

Quatre heures et dix minutes de retard à l'arrivée. Tu ouvres la fiche de calcul.

Fiche de calculÀ remplir
Type de vol
intérieur à l'Union européenne
Distance
environ 800 km
Prix payé
74 €
Arrivée prévue
8 h 45
Arrivée réelle
12 h 55
Retard à l'arrivée
4 h 10
Indemnisation due
à déterminer

Combien peux-tu réclamer, et sur quelle base ?

Réponse juste · 250 €, parce que le vol fait moins de 1 500 km et que le retard à l'arrivée dépasse trois heures.

Le barème du retard est celui de la distance, et rien d'autre Deux textes se combinent, et il faut les deux. La page officielle de l'Union dit qu'un retard d'au moins trois heures à l'arrivée ouvre l'indemnisation. Le règlement, lui, en fixe le montant par tranche de distance : 250 € jusqu'à 1 500 km, 400 € au-delà à l'intérieur de l'Union et pour les autres vols de 1 500 à 3 500 km, 600 € pour le reste. Ton billet à 74 € n'entre nulle part dans ce calcul.

« Lorsqu'il est fait référence au présent article, les passagers reçoivent une indemnisation dont le montant est fixé à: a) 250 euros pour tous les vols de 1500 kilomètres ou moins; b) 400 euros pour tous les vols intracommunautaires de plus de 1500 kilomètres et pour tous les autres vols de 1500 à 3500 kilomètres; c) 600 euros pour tous les vols qui ne relèvent pas des points a) ou b). »

Traduit en clair : trois montants, trois tranches de distance. Cherche ta distance, lis ton montant. Le prix du billet n'apparaît à aucune ligne.

Article 7, paragraphe 1 · Règlement (CE) n° 261/2004, article 7 (Droit à indemnisation), paragraphe 1 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32004R0261

Mythe · Rien : c'est le retard au DÉPART qui compte, et le vol a fini par partir.

Le mythe le plus rentable pour les compagnies : « seul le départ compte » L'heure qui déclenche l'indemnisation est celle où tu ARRIVES à ta destination finale. C'est la formulation exacte de la page officielle, et c'est ce qui explique qu'un vol parti avec deux heures de retard mais arrivé avec trois heures et demie ouvre le droit.

« Si vous arrivez à votre destination finale avec un retard d'au moins 3 heures, vous avez droit à une indemnisation, sauf si le retard est dû à des circonstances extraordinaires. La compagnie aérienne doit le prouver en fournissant, par exemple, des extraits de journaux de bord ou de rapports d'incidents. »

Traduit en clair : on compte à l'arrivée, pas au départ. Et si la compagnie invoque des circonstances extraordinaires, c'est à elle de le prouver, pièces à l'appui.

Rubrique « Retard », indemnisation et charge de la preuve · Droits des passagers aériens : indemnisation en cas de retard à l'arrivée · https://europa.eu/youreurope/citizens/travel/passenger-rights/air/index_fr.htm

Mythe · Je calcule au prorata : quatre heures de retard, ça vaut plus que trois heures.

Le mythe : « plus j'attends, plus je touche » L'indemnisation est FORFAITAIRE. L'article ne connaît qu'une variable, la distance, et il énumère trois sommes, pas une formule. Trois heures et une minute ou onze heures de retard donnent le même montant sur la même tranche de distance. Réclamer un nombre qui n'existe pas dans le texte, c'est offrir un motif de refus.

« les passagers reçoivent une indemnisation dont le montant est fixé à: a) 250 euros pour tous les vols de 1500 kilomètres ou moins; b) 400 euros pour tous les vols intracommunautaires de plus de 1500 kilomètres et pour tous les autres vols de 1500 à 3500 kilomètres; c) 600 euros pour tous les vols qui ne relèvent pas des points a) ou b). »

Traduit en clair : le texte fixe des sommes, pas un tarif horaire. Une heure de plus ne change pas le montant.

Article 7, paragraphe 1 · Règlement (CE) n° 261/2004, article 7 (Droit à indemnisation), paragraphe 1 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32004R0261

Pièce n° 4 · La réponse

Dix-neuf jours plus tard, la réponse arrive. Deux arguments, empilés, et un refus.

Réponse du service clientèle19 jours après

Nous avons examiné votre demande relative au dossier 8K2M4V.

Le retard de votre vol résulte de circonstances extraordinaires au sens du règlement (CE) n° 261/2004. Par ailleurs, nos conditions générales de transport excluent toute indemnisation pour les retards inférieurs à six heures.

Aucune indemnisation ne peut donc vous être accordée. Nous restons à votre écoute.

Deux arguments, un refus. Lequel des deux tombe le premier ?

Réponse juste · Je demande par écrit la preuve des circonstances extraordinaires : journaux de bord ou rapport d'incident.

Une phrase n'est pas une preuve, et la page officielle dit laquelle attendre La page officielle de l'Union ne se contente pas de dire que la charge de la preuve pèse sur la compagnie : elle nomme les pièces attendues, extraits de journaux de bord ou rapports d'incidents. Elle précise même que ces éléments doivent être fournis à l'organisme national compétent ET aux passagers concernés. Demander ces pièces n'est donc pas de l'audace, c'est la procédure.

« La compagnie aérienne doit le prouver en fournissant, par exemple, des extraits de journaux de bord ou de rapports d'incidents. Le transporteur aérien doit fournir cette preuve à l'organisme national compétent et aux passagers concernés »

Traduit en clair : tant qu'aucune pièce n'arrive, l'argument reste une affirmation. Et tu as le droit de réclamer ces pièces directement.

Rubrique « Retard », indemnisation et charge de la preuve · Droits des passagers aériens : indemnisation en cas de retard à l'arrivée · https://europa.eu/youreurope/citizens/travel/passenger-rights/air/index_fr.htm

Mythe · Leurs conditions générales excluent les retards de moins de six heures. J'ai signé, donc j'ai accepté.

Le mythe qui fait le plus de dégâts : « c'est dans les conditions générales » Un article entier du règlement existe pour ça, et il ne laisse aucune marge. Les obligations envers les passagers ne peuvent être ni limitées ni levées par une clause du contrat de transport. Une clause qui contredit le règlement n'est pas un obstacle : c'est un aveu.

« Les obligations envers les passagers qui sont énoncées par le présent règlement ne peuvent être limitées ou levées, notamment par une dérogation ou une clause restrictive figurant dans le contrat de transport. »

Traduit en clair : aucune clause de leur contrat ne peut effacer ce que le règlement te donne. Le fait de l'avoir acceptée n'y change rien.

Article 15, paragraphe 1 · Règlement (CE) n° 261/2004, article 15 (Irrecevabilité des dérogations), paragraphe 1 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32004R0261

Mythe · Le service clientèle a tranché : le dossier est clos, il n'y a plus d'interlocuteur.

Le mythe : « après la compagnie, il n'y a rien » Le règlement prévoit expressément l'étage suivant. Chaque État membre désigne un organisme, et tout passager peut le saisir d'une plainte pour une violation constatée dans un aéroport de son territoire. Un refus n'est pas une fin de dossier : c'est le moment où on change d'interlocuteur.

« Sans préjudice de l'article 12, tout passager peut saisir tout organisme désigné en application du paragraphe 1, ou tout autre organisme compétent désigné par un État membre, d'une plainte concernant une violation du présent règlement survenue dans tout aéroport situé sur le territoire d'un État membre […] »

Traduit en clair : après la compagnie, il y a une autorité, prévue par le texte lui-même, et tu peux la saisir toi-même.

Article 16, paragraphe 2 · Règlement (CE) n° 261/2004, article 16 (Violations), paragraphe 2 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32004R0261

Pièce n° 5 · La bonne porte, dans le bon ordre

Ton dossier tient sur une page : l'écran de 6 h 15, la notification de 10 h 12, l'heure réelle d'arrivée, le talon des bons, la réclamation, leur refus, et ta demande de preuve restée sans réponse.

Reste à savoir à qui l'envoyer, et dans quel ordre.

Note de dossierDossier 8K2M4V

Réclamation envoyée à la compagnie le lendemain de l'arrivée. Refus reçu dix-neuf jours après.

Demande de pièces justificatives envoyée. Sans réponse à ce jour.

Montant réclamé : 250 €, sur la tranche de distance de 1 500 km ou moins.

Tu envoies quoi, à qui, et dans quel ordre ?

Réponse juste · La compagnie a déjà eu sa chance. Sans réponse satisfaisante, je saisis l'organisme national du pays de départ.

L'ordre des portes est écrit, et il t'est favorable La page officielle de l'Union donne la séquence : la compagnie d'abord, toujours. Puis, sans réponse au bout de deux mois ou avec une réponse qui ne te satisfait pas, l'autorité nationale du pays où l'incident s'est produit. Tu as fait le premier étage, tu as le refus par écrit : tu es exactement à l'endroit prévu.

« Si vous ne recevez pas de réponse de la compagnie aérienne dans un délai de 2 mois ou si vous n'êtes pas satisfait de la réponse, vous pouvez déposer une plainte auprès de l'autorité nationale […] du pays où l'incident s'est produit, dans un délai raisonnable. »

Traduit en clair : deux mois sans réponse, ou une réponse qui ne te convient pas, et l'autorité nationale s'ouvre. C'est le pays où c'est arrivé qui compte.

Rubrique « Faites valoir vos droits » · Droits des passagers aériens : faire valoir ses droits · https://europa.eu/youreurope/citizens/travel/passenger-rights/air/index_fr.htm

Mythe · Je gagne du temps : j'écris directement à l'autorité nationale, sans passer par la compagnie.

Le mythe : « autant viser directement le haut » La page officielle est catégorique sur ce point, et c'est la seule marche qu'on ne peut pas sauter. La plainte part d'abord chez la compagnie. Ce n'est pas une politesse administrative : c'est ce qui rend ton dossier recevable à l'étage suivant.

« Vous devez toutefois toujours envoyer votre plainte d'abord à la compagnie aérienne. »

Traduit en clair : la compagnie d'abord, sans exception. Garde la date d'envoi : c'est elle qui fait courir les deux mois.

Rubrique « Faites valoir vos droits » · Droits des passagers aériens : faire valoir ses droits · https://europa.eu/youreurope/citizens/travel/passenger-rights/air/index_fr.htm

Mythe · J'ajoute la correspondance que j'avais ratée l'an dernier à cause de la file de sécurité.

Le mythe : « tout retard se réclame » La page officielle nomme deux cas qui n'ouvrent pas d'indemnisation, et la file de sécurité en est un. Connaître la limite de son droit vaut mieux que de la découvrir dans une lettre de refus : un dossier propre ne contient que ce qui est dû.

« Vous n'avez pas droit à une indemnisation si vous avez raté un vol en correspondance en raison de retards aux contrôles de sécurité ou si vous n'avez pas respecté l'heure d'embarquement du vol à l'aéroport de transit. »

Traduit en clair : la file de sécurité et l'heure d'embarquement manquée restent à ta charge. Le reste du retard, non.

Rubrique « Indemnisation en cas de retard à l'arrivée » · Droits des passagers aériens : ce qui n'ouvre pas d'indemnisation · https://europa.eu/youreurope/citizens/travel/passenger-rights/air/index_fr.htm

Verdict · Ce que l'attente valait

Un vol qui a fini par partir, un billet à 74 €, et six droits qui n'ont jamais été annoncés au comptoir.