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De plein droitLes droits européens, en situation
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Le déroulé écrit

Le stage ou le job d'été à l'étranger : le déroulé écrit

Dix semaines de service en salle au bord de la mer Égée, un patron qui parle de « permis saisonnier » et un barème maison pour les étrangers. La vérité tient en trois lignes : ta pièce d'identité suffit pour le séjour, aucun permis de travail n'est généralement exigible, et un jobbeur d'été est un travailleur comme les autres.

État du droit vérifié le29 juillet 2026

Ce déroulé contient les réponses. Il est là pour lire la situation sans la jouer, pour l'imprimer, et pour que le contenu reste entier sans JavaScript.

Pièce n° 1 · La liste de papiers imaginaires

Dix semaines de job d'été décrochées dans un hôtel de bord de mer, en Grèce : service en salle, juillet et août. Ta cousine part au même endroit pour un stage d'architecture.

Le gérant, prévenant, vous envoie à tous les deux « la liste des papiers à préparer ».

Courriel du gérantObjet : papiers avant votre arrivée

Pour le job d'été : permis de travail saisonnier délivré par nos autorités, à demander dès maintenant, les délais sont longs.

Pour le stage : le statut européen du stagiaire, qui se demande en ligne, avec la carte de stagiaire qui va avec. Sans ces documents, impossible de vous accueillir.

Deux documents réclamés. Combien existent vraiment ?

Réponse juste · Aucun des deux : pour un séjour de moins de trois mois, ma pièce d'identité est la seule formalité de séjour, et le permis de travail n'est généralement pas exigible.

Moins de trois mois : la formalité, c'est d'avoir sa carte d'identité sur soi La directive règle le séjour en une phrase : jusqu'à trois mois, aucune condition ni formalité autre que l'exigence d'être en possession d'une carte d'identité ou d'un passeport en cours de validité. Et côté travail, la page officielle ajoute que le citoyen de l'Union n'a généralement pas besoin d'un permis de travail. Le « permis saisonnier » et le « statut européen du stagiaire » de ce courriel n'existent dans aucun des textes de ce dossier.

« 1. Les citoyens de l'Union ont le droit de séjourner sur le territoire d'un autre État membre pour une période allant jusqu'à trois mois, sans autres conditions ou formalités que l'exigence d'être en possession d'une carte d'identité ou d'un passeport en cours de validité. »

Traduit en clair : un été de travail dans l'Union se prépare avec une carte d'identité valide, pas avec un dossier. Les documents inventés se reconnaissent à ceci : aucun guichet ne les délivre.

Article 6, paragraphe 1 · Directive 2004/38/CE (libre circulation et séjour), article 6 (Droit de séjour jusqu'à trois mois), paragraphe 1 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02004L0038-20110616

Mythe · Le permis saisonnier d'abord : sans lui, travailler serait du travail au noir.

Le mythe : « saisonnier étranger = permis obligatoire » La page officielle dit l'inverse pour ton cas : en tant que citoyen de l'Union, tu n'as généralement pas besoin d'un permis de travail pour exercer une activité professionnelle dans l'UE. Le travail déclaré se joue dans le contrat et la paie, pas dans un permis qui, pour toi, n'existe généralement pas. Chercher un document introuvable, c'est le meilleur moyen de commencer l'été en retard.

« En tant que citoyen(ne) de l'UE, vous n'avez généralement pas besoin d'un permis de travail pour exercer une activité professionnelle dans l'UE. »

Traduit en clair : ton droit de travailler cet été voyage avec ta citoyenneté. Le « généralement » couvre de rares régimes particuliers, pas un service en salle.

Rubrique « Permis de travail » · Permis de travail : les citoyens de l'Union · https://europa.eu/youreurope/citizens/work/work-abroad/work-permits/index_fr.htm

Mythe · Le statut européen du stagiaire, ça oui : ma cousine doit le demander en ligne au plus vite.

Le mythe : « il existe un statut européen du stagiaire » Aucun texte cité dans ce dossier ne connaît de « statut européen du stagiaire », ni de carte qui irait avec. Ce que le droit de l'Union prévoit pour elle, c'est le même socle que pour toi : un séjour de moins de trois mois sans autre formalité que la pièce d'identité. Le contenu de son stage, lui, relève de sa convention et des règles nationales, que ce site ne traite pas.

« Les citoyens de l'Union ont le droit de séjourner sur le territoire d'un autre État membre pour une période allant jusqu'à trois mois, sans autres conditions ou formalités que l'exigence d'être en possession d'une carte d'identité ou d'un passeport en cours de validité. »

Traduit en clair : le séjour court de la stagiaire tient sur la même phrase que le tien. Un statut qui ne figure dans aucun texte ne se demande nulle part.

Article 6, paragraphe 1 · Directive 2004/38/CE (libre circulation et séjour), article 6 (Droit de séjour jusqu'à trois mois), paragraphe 1 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02004L0038-20110616

Pièce n° 2 · Le registre de la police locale

Premier soir sur place. Le gérant, décidément plein de conseils, te glisse cette fois : « Ici, les étrangers doivent se signaler à la police locale dans les premiers jours. Un collègue a eu des ennuis l'an dernier. »

Note d'arrivéeCe que dit le gérant

« Signale-toi à la police locale ou à la mairie, c'est la règle ici pour les étrangers, même européens. »

Le logement du personnel n'est pas un hôtel : personne ne remplira de formulaire à ta place.

Se signaler aux autorités : obligation réelle ou légende de comptoir ?

Réponse juste · Possible et encadré : certains pays demandent une déclaration de présence. Je vérifie pour la Grèce, pièce d'identité en main.

La déclaration de présence existe dans certains pays, et elle est bordée La page officielle décrit exactement ce cas : dans certains pays de l'Union, il faut signaler sa présence aux autorités compétentes, souvent la mairie ou la police locale, dans un délai raisonnable suivant l'arrivée. Pour la déclaration, ta carte d'identité ou ton passeport suffit, la procédure devrait être gratuite, et à l'hôtel un formulaire rempli à l'accueil règle normalement tout. C'est une formalité de guichet, pas un dossier d'immigration.

« Pour la déclaration, vous devez simplement vous munir de votre carte d'identité ou de votre passeport. […] La procédure devrait être gratuite. Si vous séjournez à l'hôtel, il suffit normalement de remplir un formulaire et l'hôtel se charge du reste. »

Traduit en clair : la déclaration, quand le pays la demande, se fait avec la pièce d'identité que tu as déjà, et elle ne devrait rien coûter. Vérifie la règle du pays, fais-le, et passe à ton été.

Rubrique « S'enregistrer en cas de séjour inférieur à trois mois » · S'enregistrer en cas de séjour inférieur à trois mois : la déclaration de présence · https://europa.eu/youreurope/citizens/residence/documents-formalities/reporting-presence/index_fr.htm

Mythe · Des ennuis ? Si j'oublie de me signaler, on peut me renvoyer du pays du jour au lendemain.

Le mythe : « déclaration oubliée = expulsion » La page officielle sépare précisément les deux : tu ne peux pas être expulsé pour ne pas avoir déclaré ta présence, mais certains pays peuvent te faire payer une amende. L'oubli se paie en argent, jamais en billet retour. Connaître la sanction réelle, c'est faire la formalité sans se laisser intimider par des menaces qui ne sont écrites nulle part.

« Vous ne pouvez pas être expulsé si vous ne déclarez pas votre présence mais certains pays de l'UE peuvent vous faire payer une amende. »

Traduit en clair : le maximum prévu est une amende. L'expulsion pour défaut de déclaration n'existe pas dans le texte, et personne ne peut te la brandir.

Rubrique « S'enregistrer en cas de séjour inférieur à trois mois » · S'enregistrer en cas de séjour inférieur à trois mois : l'obligation possible et sa sanction · https://europa.eu/youreurope/citizens/residence/documents-formalities/reporting-presence/index_fr.htm

Mythe · Impossible : avant trois mois, aucune formalité ne peut m'être demandée, pas même me signaler.

Le mythe inverse : « aucune déclaration ne peut exister avant trois mois » La règle des trois mois écarte les conditions et formalités de séjour, mais la page officielle décrit une exception étroite et réelle : certains pays demandent de signaler sa présence aux autorités compétentes dans un délai raisonnable suivant l'arrivée, sous peine de sanction telle qu'une amende. Signaler sa présence n'est pas demander un droit au séjour : c'est dire qu'on est là. Les deux règles coexistent, et les connaître toutes les deux évite l'amende comme la paranoïa.

« Dans certains pays de l'UE, vous devrez signaler votre présence aux autorités compétentes (souvent, la mairie ou la police locale) dans un délai raisonnable suivant votre arrivée. Vous risquez une sanction, telle qu'une amende, si vous ne le faites pas. »

Traduit en clair : le séjour court reste libre, mais le pays peut vouloir savoir que tu es là. Dix minutes de guichet valent mieux qu'une amende de principe.

Rubrique « S'enregistrer en cas de séjour inférieur à trois mois » · S'enregistrer en cas de séjour inférieur à trois mois : l'obligation possible et sa sanction · https://europa.eu/youreurope/citizens/residence/documents-formalities/reporting-presence/index_fr.htm

Pièce n° 3 · Le barème maison

Premier jour de service. Au moment de signer le contrat, le gérant sort deux grilles : celle des saisonniers du pays, et un « barème saisonniers étrangers », plus bas d'un cinquième, « à cause des charges, tu comprends ».

Signature du contratDeux grilles sur la table
Grille des saisonniers du pays
tarif horaire plein, majorations du soir
« Barème saisonniers étrangers »
plus bas d'un cinquième
Justification donnée
« les charges, l'administratif »
Ton poste
le même service, en salle, que les collègues du pays

Deux grilles pour le même plateau. Tu signes laquelle ?

Réponse juste · Celle du pays : à travail égal, un travailleur d'un autre État membre ne peut pas être payé différemment en raison de sa nationalité.

Un job d'été fait de toi un travailleur, avec l'égalité qui va avec Le règlement sur la libre circulation des travailleurs ne connaît pas de catégorie « petit boulot » : le travailleur ressortissant d'un État membre ne peut pas, en raison de sa nationalité, être traité différemment des travailleurs nationaux pour toutes les conditions d'emploi et de travail, notamment en matière de rémunération. Deux mois de service en salle suffisent à faire de toi un travailleur ; le barème par passeport, lui, n'a jamais été une condition d'emploi valable.

« 1. Le travailleur ressortissant d'un État membre ne peut, sur le territoire des autres États membres, être, en raison de sa nationalité, traité différemment des travailleurs nationaux, pour toutes conditions d'emploi et de travail, notamment en matière de rémunération, de licenciement et de réintégration professionnelle ou de réemploi s'il est tombé au chômage. »

Traduit en clair : même travail, même grille, même majoration du soir. La nationalité n'est pas une ligne de la fiche de paie.

Article 7, paragraphes 1 et 2 · Règlement (UE) n° 492/2011 (libre circulation des travailleurs), article 7 (égalité de traitement), paragraphes 1 et 2 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011R0492-20210801

Mythe · Le barème étrangers : saisonnier ET étranger, je cumule les décotes, c'est le jeu.

Le mythe : « étranger, donc payé moins, c'est normal » Le règlement interdit exactement cette normalité-là : aucune différence de traitement en raison de la nationalité pour les conditions d'emploi et de travail, la rémunération nommée en tête de liste. Le statut de saisonnier peut avoir sa grille, la même pour tous ; la nationalité, elle, n'a pas le droit d'avoir la sienne. Un règlement s'applique tel quel dans les vingt-sept, tavernes de bord de mer comprises.

« ne peut, sur le territoire des autres États membres, être, en raison de sa nationalité, traité différemment des travailleurs nationaux, pour toutes conditions d'emploi et de travail, notamment en matière de rémunération »

Traduit en clair : la décote par passeport est illégale, pas culturelle. La grille des saisonniers du pays est ta grille.

Article 7, paragraphes 1 et 2 · Règlement (UE) n° 492/2011 (libre circulation des travailleurs), article 7 (égalité de traitement), paragraphes 1 et 2 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011R0492-20210801

Sans effet · Va pour leur barème, mais je négocie la cantine du personnel à volonté en compensation.

Bien joué : tu as obtenu ce que tu avais déjà Les avantages sociaux ne se troquent pas contre l'égalité de salaire : le règlement te donne les deux. Le travailleur d'un autre État membre bénéficie des mêmes avantages sociaux et fiscaux que les travailleurs nationaux, cantine du personnel comprise si elle existe pour eux. La négociation partait d'un bon instinct ; le texte, lui, n'avait pas besoin d'être négocié.

« 2. Il y bénéficie des mêmes avantages sociaux et fiscaux que les travailleurs nationaux. »

Traduit en clair : la cantine, le logement du personnel, les avantages servis aux collègues du pays te sont servis aussi. Ils s'ajoutent au salaire égal, ils ne le remplacent pas.

Article 7, paragraphes 1 et 2 · Règlement (UE) n° 492/2011 (libre circulation des travailleurs), article 7 (égalité de traitement), paragraphes 1 et 2 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011R0492-20210801

Pièce n° 4 · Le stage « gratuit par directive »

Le soir, ta cousine rentre du cabinet d'architecture, un contrat de stage à la main. L'agence lui a expliqué, très sûre d'elle : « Stage non rémunéré : c'est la directive européenne des stagiaires qui l'impose, partout pareil dans l'Union. »

Convention de stage de la cousineArticle rémunération

« Conformément à la réglementation européenne applicable aux stagiaires, le présent stage ne donne lieu à aucune rémunération ni gratification. »

Aucun texte n'est cité, aucun article, aucun numéro de directive.

« C'est l'Europe qui l'impose. » Vrai ou faux ?

Réponse juste · Faux : aucune règle européenne de ce dossier ne fixe ni n'interdit la rémunération d'un stage. C'est une question nationale, et la clause ment sur sa source.

La rémunération d'un stage relève des règles nationales, pas d'une directive fantôme Aucun texte cité dans ce dossier ne fixe la rémunération des stages, ni dans un sens ni dans l'autre : c'est une matière nationale, hors du périmètre de ce site. Ce que le droit de l'Union écrit, c'est autre chose : un travailleur ne peut pas être payé différemment en raison de sa nationalité. Une clause qui invoque « la réglementation européenne » sans citer un seul texte se conteste d'une seule phrase : laquelle ?

« Le travailleur ressortissant d'un État membre ne peut, sur le territoire des autres États membres, être, en raison de sa nationalité, traité différemment des travailleurs nationaux, pour toutes conditions d'emploi et de travail, notamment en matière de rémunération »

Traduit en clair : l'Europe de ce dossier garantit l'égalité par nationalité, elle ne décrète pas la gratuité des stages. Quand on te cite « l'Europe », demande l'article : les vrais textes ont des numéros.

Article 7, paragraphes 1 et 2 · Règlement (UE) n° 492/2011 (libre circulation des travailleurs), article 7 (égalité de traitement), paragraphes 1 et 2 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011R0492-20210801

Mythe · Vrai : la directive stage européenne fixe zéro gratification pour les stagiaires venus d'ailleurs.

Le mythe : « une directive européenne impose les stages gratuits » Ce dossier n'en trouve aucune trace, et il faut retourner l'argument : si un texte réservait la gratuité aux stagiaires « venus d'ailleurs », il organiserait précisément la différence de traitement par nationalité que le règlement des travailleurs interdit en toutes lettres. Ce que dit vraiment le droit cité ici, c'est l'égalité ; ce que dit la clause, c'est un bluff sans référence.

« ne peut, sur le territoire des autres États membres, être, en raison de sa nationalité, traité différemment des travailleurs nationaux, pour toutes conditions d'emploi et de travail, notamment en matière de rémunération »

Traduit en clair : le seul texte européen de ce dossier qui parle de rémunération interdit de la différencier par nationalité. Une « directive des stagiaires gratuits », personne ne peut te la montrer.

Article 7, paragraphes 1 et 2 · Règlement (UE) n° 492/2011 (libre circulation des travailleurs), article 7 (égalité de traitement), paragraphes 1 et 2 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011R0492-20210801

Mythe · L'inverse : l'égalité européenne garantit à ma cousine le salaire minimum du pays pour son stage.

Le mythe inverse : « l'Europe transforme tout stage en emploi payé » Le règlement cité dans ce dossier protège le TRAVAILLEUR contre les différences de traitement fondées sur la nationalité ; il ne transforme pas une convention de stage en contrat de travail et ne fixe aucun salaire minimal. Ce que vaut son stage, sa gratification et son encadrement relèvent des règles nationales, que ce site ne traite pas. Revendiquer plus que le texte, c'est la même erreur que la clause du cabinet, dans l'autre sens.

« 1. Le travailleur ressortissant d'un État membre ne peut, sur le territoire des autres États membres, être, en raison de sa nationalité, traité différemment des travailleurs nationaux, pour toutes conditions d'emploi et de travail, notamment en matière de rémunération, de licenciement et de réintégration professionnelle ou de réemploi s'il est tombé au chômage. »

Traduit en clair : le texte garantit une égalité, pas un statut. Sur la gratification des stages, la réponse est dans les règles du pays, pas dans ce règlement.

Article 7, paragraphes 1 et 2 · Règlement (UE) n° 492/2011 (libre circulation des travailleurs), article 7 (égalité de traitement), paragraphes 1 et 2 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011R0492-20210801

Pièce n° 5 · La semaine d'après

Fin août, le job s'achève, et tu aimerais enchaîner quelques semaines sur les vendanges de la région. Au bureau local pour l'emploi, l'agent te tend un dépliant en haussant les épaules : « Nos services d'accompagnement, c'est pour les gens du pays. »

Bureau local pour l'emploiCe que dit l'agent
Ta demande
offres saisonnières, aide à la recherche
Réponse du guichet
« services réservés aux ressortissants »
Ce qu'on te tend
un dépliant, sans inscription
Ton statut
citoyen de l'Union, en recherche d'un emploi

Le guichet de l'emploi peut-il te réserver le dépliant et garder l'accompagnement ?

Réponse juste · Non : je reçois la même assistance que celle que ce bureau accorde à ses propres ressortissants.

Le bureau d'emploi te doit la même assistance qu'à ses ressortissants Le règlement l'écrit en une phrase entière : le ressortissant d'un État membre qui recherche un emploi sur le territoire d'un autre État membre y reçoit la même assistance que celle que les bureaux d'emploi de cet État accordent à leurs propres ressortissants à la recherche d'un emploi. Le dépliant pour les uns et l'accompagnement pour les autres, c'est précisément la différence que cette phrase interdit.

« Le ressortissant d'un État membre qui recherche un emploi sur le territoire d'un autre État membre y reçoit la même assistance que celle que les bureaux d'emploi de cet État accordent à leurs propres ressortissants à la recherche d'un emploi. »

Traduit en clair : l'inscription, les offres, l'accompagnement : tout ce que le bureau fait pour un demandeur du pays, il le fait pour toi. Le guichet est le même pour tous les citoyens de l'Union.

Article 5 · Règlement (UE) n° 492/2011, article 5 (l'assistance des bureaux d'emploi) · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011R0492-20210801

Mythe · Il a raison : un office public national sert d'abord les siens, c'est dans l'ordre des choses.

Le mythe : « les services publics de l'emploi, c'est pour les nationaux » La page officielle range noir sur blanc l'accès aux services publics de l'emploi dans l'égalité de traitement : tu dois être traité exactement de la même manière que les ressortissants du pays pour les droits au travail, les prestations sociales et l'accès aux services publics de l'emploi. Le règlement le dit côté texte, la page officielle côté pratique : le guichet de l'emploi n'a pas de file réservée.

« vous devez également être traité(e) exactement de la même manière que vos collègues ressortissants du pays concerné pour ce qui est des droits au travail, des prestations sociales et de l'accès aux services publics de l'emploi. »

Traduit en clair : l'accès aux services publics de l'emploi fait partie de l'égalité, au même rang que les droits au travail. « Réservé aux gens du pays » n'est pas une politique, c'est une infraction.

Rubrique « Égalité de traitement au travail » · Égalité de traitement au travail : les services publics de l'emploi et la réserve des trois premiers mois · https://europa.eu/youreurope/citizens/work/work-abroad/equal-treatment-with-nationals/index_fr.htm

Mythe · Et tant que j'y suis, l'aide au revenu du pays m'est due dès cette semaine : égalité totale, tout de suite.

Le mythe : « l'égalité ouvre l'aide au revenu dès le premier jour » La page officielle porte la réserve dans la même rubrique que le droit : le pays d'accueil peut décider de suspendre le droit à l'aide au revenu, ou à d'autres avantages, pendant les trois premiers mois du séjour, et son exemple est précisément le travailleur saisonnier qui demande une aide après un mois de saison, voire plus longtemps pour qui arrive en demandeur d'emploi. L'assistance du bureau d'emploi t'est due ; l'aide au revenu immédiate, non. Confondre les deux, c'est user un vrai droit à réclamer un droit suspendu.

« Toutefois, votre pays d'accueil peut décider de suspendre ce droit à l'aide au revenu, ou à d'autres avantages, pendant les 3 premiers mois de votre séjour (par exemple, si vous avez d'abord travaillé pendant un mois comme travailleur saisonnier avant de demander une aide au revenu), voire pendant une période plus longue si vous arrivez dans le pays en tant que demandeur d'emploi. »

Traduit en clair : l'accompagnement vers l'emploi est dû tout de suite, l'aide au revenu peut attendre les trois premiers mois, et l'exemple officiel est exactement ton cas de saisonnier. Réclame le premier, ne compte pas sur la seconde.

Rubrique « Égalité de traitement au travail » · Égalité de traitement au travail : les services publics de l'emploi et la réserve des trois premiers mois · https://europa.eu/youreurope/citizens/work/work-abroad/equal-treatment-with-nationals/index_fr.htm

Verdict · Ce que valait un été bien renseigné

Un permis fantôme jamais demandé, une déclaration de présence expédiée en dix minutes, une grille au rabais retournée au tiroir, une clause « européenne » morte faute de référence, et sept droits qui tenaient dans la poche d'un tablier.