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De plein droitLes droits européens, en situation
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Le déroulé écrit

Le colis jamais livré : le déroulé écrit

Un sac à dos payé 74 €, un suivi figé sur « en transit », et un vendeur qui te renvoie vers le transporteur. Le texte européen dit l'inverse : c'est lui qui doit livrer, et le risque voyage sur son dos, pas sur le tien.

État du droit vérifié le29 juillet 2026

Ce déroulé contient les réponses. Il est là pour lire la situation sans la jouer, pour l'imprimer, et pour que le contenu reste entier sans JavaScript.

Pièce n° 1 · Trente-trois jours, zéro sac

Il y a trente-trois jours, tu as commandé un sac à dos de randonnée à 74 € sur une boutique en ligne. La confirmation de commande n'annonçait aucune date de livraison, seulement « préparation en cours ».

Depuis dix-sept jours, la page de suivi du transporteur affiche la même ligne. Ce matin, tu as ouvert le chat du vendeur.

Chat du service clientCommande C7M-P42
Commande passée il y a
33 jours
Suivi transporteur
« en transit », inchangé depuis 17 jours
Réponse du vendeur
« Le colis est chez le transporteur, nous ne pouvons rien faire. »
Conseil du vendeur
« Ouvrez une réclamation auprès du transporteur. »
Article cité par le vendeur
aucun

Le vendeur te tend la porte du transporteur. Tu frappes à laquelle ?

Réponse juste · J'écris au vendeur : mon contrat est avec lui, et le colis voyage à ses risques.

Tant que tu n'as pas le colis en main, le risque est à lui Le texte est d'une netteté rare : le risque de perte ou d'endommagement ne passe de son côté au tien qu'au moment où tu prends physiquement possession du bien, ou une personne que TU as désignée. Un colis perdu entre son entrepôt et ta porte est donc son problème juridique, pas le tien. Le transporteur est son prestataire, pas ton interlocuteur.

« Pour ce qui est des contrats prévoyant que le professionnel expédie les biens au consommateur, le risque de perte ou d'endommagement des biens est transféré au consommateur lorsque ce dernier, ou un tiers désigné par le consommateur et autre que le transporteur, prend physiquement possession de ces biens. »

Traduit en clair : jusqu'à la remise en main propre, la perte du colis est le problème du vendeur. « Voyez avec le transporteur » n'existe pas dans ce texte.

Article 20 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 20 (Transfert du risque) · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011L0083-20220528

Mythe · Il a raison : une fois expédié, c'est l'affaire du transporteur. J'ouvre un litige chez lui.

Le mythe : « expédié, donc plus son problème » La page officielle de l'Union écrit exactement l'inverse : la responsabilité du commerçant court de l'expédition jusqu'à la réception. C'est lui qui a choisi ce transporteur, c'est lui qui a un contrat avec lui, et c'est donc lui qui doit se retourner contre lui. Toi, ton contrat, c'est la vente.

« Le commerçant est responsable de tout dommage causé à vos marchandises, de l'expédition à la réception. »

Traduit en clair : entre son entrepôt et tes mains, tout ce qui arrive au colis reste l'affaire du vendeur. Ta réclamation s'adresse à lui.

Rubrique « Marchandises endommagées » · Expédition et livraison : marchandises endommagées · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/shopping/shipping-delivery/index_fr.htm

Mythe · J'attends encore : les colis finissent toujours par arriver.

Le mythe : « ça va bien finir par arriver » Peut-être. Mais la page officielle de l'Union ne te demande pas d'espérer : elle te demande d'agir, en deux temps. Signaler au commerçant que la commande n'est pas arrivée, et lui accorder un délai supplémentaire raisonnable. C'est ce signalement qui transforme ton attente en dossier, et ce délai qui armera la suite.

« Si vous n'avez pas reçu votre commande dans les 30 jours ou à la date convenue avec le commerçant, vous devez le signaler à ce dernier, et lui accorder un délai supplémentaire raisonnable pour effectuer la livraison. »

Traduit en clair : passé 30 jours, ou passé la date convenue, on ne patiente plus en silence. On écrit, on fixe un délai, on date le dossier.

Rubrique « Livraison non effectuée » · Expédition et livraison : livraison non effectuée · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/shopping/shipping-delivery/index_fr.htm

Pièce n° 2 · La ligne des conditions générales

Avant d'écrire ta mise en demeure, tu ouvres les conditions générales de la boutique. Une ligne saute aux yeux, en petits caractères sous la rubrique « livraison ».

Conditions générales de la boutiqueRubrique livraison

Les délais de livraison sont communiqués à titre purement indicatif et ne sauraient engager la boutique.

Aucune annulation ne peut être acceptée du fait d'un retard d'acheminement, quel qu'il soit.

Le client est invité à se rapprocher du transporteur pour toute question relative à sa livraison.

Face à cette ligne, quel délai la loi t'accorde-t-elle vraiment ?

Réponse juste · Sans autre accord, la directive fixe un plafond : livraison au plus tard trente jours après la commande.

Le délai par défaut est écrit, et il est déjà dépassé La règle tient en une phrase : sans accord sur un autre moment de livraison, le professionnel livre sans retard injustifié, et au plus tard trente jours après la conclusion du contrat. Si une date précise avait été convenue, c'est elle qui aurait compté. Ici, rien n'a été convenu : le plafond par défaut s'applique, et il est derrière toi.

« 1. Sauf si les parties en disposent autrement concernant le moment de la livraison, le professionnel livre les biens en en transférant la possession physique ou le contrôle au consommateur sans retard injustifié, mais au plus tard trente jours après la conclusion du contrat. »

Traduit en clair : une date convenue prime, et sinon le maximum est de trente jours. « Indicatif » n'est pas une catégorie du texte.

Article 18, paragraphe 1 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 18 (Livraison), paragraphe 1 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011L0083-20220528

Mythe · La loi ne fixe aucun délai de livraison : seul ce que le site écrit fait foi.

Le mythe : « pas de délai légal, tout est dans les CGV » Le délai existe, et il est écrit dans une directive qui pose ce socle partout dans l'Union : sans retard injustifié, et au plus tard trente jours après la conclusion du contrat, sauf si un autre moment de livraison a été convenu. Une ligne de conditions générales qui dit « indicatif » ne fait pas disparaître un article de loi.

« 1. Sauf si les parties en disposent autrement concernant le moment de la livraison, le professionnel livre les biens en en transférant la possession physique ou le contrôle au consommateur sans retard injustifié, mais au plus tard trente jours après la conclusion du contrat. »

Traduit en clair : le plafond par défaut est de trente jours, partout dans l'Union, au minimum. Il ne se dissout pas dans les petits caractères.

Article 18, paragraphe 1 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 18 (Livraison), paragraphe 1 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011L0083-20220528

Mythe · Trente jours dépassés : le contrat est annulé tout seul, le remboursement va partir automatiquement.

Le mythe : « dépassé, donc annulé automatiquement » Le texte ne prévoit aucun automatisme : il te fait jouer un coup. C'est toi qui enjoins au professionnel de livrer dans un délai supplémentaire adapté aux circonstances. Et c'est seulement si ce délai-là n'est pas tenu que tu as le droit de mettre fin au contrat. Sans cette injonction, ton dossier n'a même pas commencé.

« 2. En cas de manquement du professionnel à l'obligation de livraison du bien au moment convenu avec le consommateur ou dans les délais prévus au paragraphe 1, le consommateur lui enjoint d'effectuer la livraison dans un délai supplémentaire adapté aux circonstances. Si le professionnel n'a pas effectué la livraison dans ledit délai supplémentaire, le consommateur a le droit de mettre fin au contrat. »

Traduit en clair : d'abord un délai supplémentaire fixé par écrit, ensuite seulement la fin du contrat. C'est une marche, pas un interrupteur.

Article 18, paragraphe 2, premier alinéa · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 18 (Livraison), paragraphe 2, premier alinéa · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011L0083-20220528

Pièce n° 3 · Le délai que tu fixes

Tu ouvres ta messagerie pour écrire au vendeur. C'est le moment du dossier où une phrase bien posée vaut mieux que dix relances.

Ton courriel au vendeurBrouillon

Objet : commande C7M-P42, livraison non effectuée.

Ma commande du sac à dos (74 €) n'est pas livrée à ce jour, plus de trente jours après la conclusion du contrat, sans qu'aucune autre date ait été convenue.

Je vous enjoins d'effectuer la livraison dans un délai supplémentaire de 10 jours. À défaut, je mettrai fin au contrat et vous demanderai le remboursement de toute somme payée.

Ce brouillon part-il tel quel, ou tu fais autrement ?

Réponse juste · Il part tel quel : un délai supplémentaire écrit, daté, avec l'annonce de la suite.

Le délai supplémentaire est la marche qui arme toutes les autres La page officielle de l'Union enchaîne les deux temps sans laisser de vide : le délai supplémentaire raisonnable d'abord, et s'il n'est pas tenu, le droit de mettre fin au contrat et d'être remboursé rapidement. En le fixant par écrit, tu viens de transformer un retard flou en échéance juridique datée.

« Si le commerçant n'effectue toujours pas la livraison malgré la prolongation du délai, vous avez le droit de mettre fin au contrat et d'être remboursé(e) rapidement. »

Traduit en clair : ton délai supplémentaire n'est pas une politesse, c'est un compte à rebours. Quand il sonne, la fin du contrat est à ta main.

Rubrique « Livraison non effectuée » · Expédition et livraison : mettre fin au contrat · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/shopping/shipping-delivery/index_fr.htm

Mythe · Un délai supplémentaire ? Encore de la patience offerte. J'exige le remboursement immédiat, point.

Le mythe : « je n'ai rien à accorder, remboursez tout de suite » Le texte prévoit bien une fin de contrat immédiate, mais dans des cas nommés : le professionnel a refusé de livrer, ou la livraison à une date précise était essentielle et annoncée avant la commande. Un sac de randonnée sans échéance annoncée n'en fait pas partie. Pour tous les autres cas, la marche du délai supplémentaire est obligatoire, et c'est elle qui rend ta position inattaquable.

« Le premier alinéa n'est pas applicable aux contrats de vente lorsque le professionnel a refusé de livrer le bien ou lorsque la livraison dans le délai de livraison convenu est essentielle compte tenu de toutes les circonstances qui entourent la conclusion du contrat ou lorsque le consommateur informe le professionnel, avant la conclusion du contrat, que la livraison à une date précise ou au plus tard à une date déterminée est essentielle. Dans ces cas, si le professionnel n'effectue pas la livraison du bien au moment convenu avec le consommateur ou dans les délais prévus au paragraphe 1, le consommateur a le droit de mettre fin au contrat immédiatement. »

Traduit en clair : la fin immédiate existe pour un refus de livrer ou une date essentielle annoncée à l'avance, comme une robe pour un mariage. Sinon, on passe par le délai supplémentaire.

Article 18, paragraphe 2, second alinéa · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 18 (Livraison), paragraphe 2, second alinéa · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011L0083-20220528

Sans effet · Je recommande le même sac « en express » chez eux, pour tester leur logistique en conditions réelles.

La logistique n'avait pas besoin de témoin, et la case cochée n'avait pas le droit Ton test ne prouvera rien, mais il vient de te montrer un vrai droit au passage : un supplément ne peut pas s'ajouter par une case pré-cochée. La page officielle de l'Union exige un accord explicite, et tout paiement perçu de cette manière se rembourse. Décoche, réclame, et garde ton énergie pour le dossier C7M-P42.

« Vous devez marquer explicitement votre accord pour tout frais supplémentaire, par exemple si le commerçant propose une livraison rapide ou un emballage cadeau. L'utilisation de cases pré-cochées sur le site web du commerçant ne constitue pas un consentement valable et vous avez droit au remboursement de tout paiement perçu de la sorte. »

Traduit en clair : un supplément se choisit, il ne se subit pas. Une case cochée d'avance ne vaut pas un oui, et l'argent pris ainsi se rend.

Rubrique « Frais de livraison » · Expédition et livraison : frais supplémentaires et cases pré-cochées · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/shopping/shipping-delivery/index_fr.htm

Pièce n° 4 · L'échéance passe, l'avoir arrive

Les dix jours passent. Aucun sac, aucun scan de plus sur le suivi. Le onzième jour, la boutique t'écrit enfin, et sa proposition est habile.

Réponse de la boutique11 jours après ton injonction

Nous sommes sincèrement désolés pour ce contretemps indépendant de notre volonté.

À titre commercial, nous créditons votre compte client d'un avoir de 80 €, soit davantage que le montant de votre commande, utilisable un an sur toute la boutique.

Ce geste clôt l'incident de livraison référencé C7M-P42.

80 € d'avoir contre 74 € payés. Tu signes quoi ?

Réponse juste · Rien : je mets fin au contrat par écrit et je demande le remboursement de toute somme payée.

La fin du contrat rend l'argent, pas des points de fidélité Le paragraphe est court et il dit tout : quand il est mis fin au contrat, le professionnel rembourse, sans retard excessif, toute somme payée en application du contrat. Toute somme : le prix du sac et ce que tu as payé pour la livraison. Un avoir, même généreux, n'est pas un remboursement, c'est une invitation à rester client.

« 3. Lorsqu'il est mis fin au contrat, le professionnel rembourse, sans retard excessif, toute somme payée en application du contrat. »

Traduit en clair : contrat fini, argent rendu, en entier et sans traîner. Le texte parle de somme payée, pas de crédit boutique.

Article 18, paragraphe 3 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 18 (Livraison), paragraphe 3 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011L0083-20220528

Mythe · Je prends l'avoir de 80 € : c'est plus que ce que j'ai payé, ce serait bête de refuser.

Le mythe : « un avoir plus gros que le prix, c'est une bonne affaire » Un avoir n'a de valeur que chez celui qui te l'impose, et il éteint la seule chose que le texte t'accorde : de l'argent. Le paragraphe sur la fin du contrat ne connaît qu'un verbe, rembourser, et qu'un objet, toute somme payée. Le mot « avoir » n'y figure nulle part. Accepter, c'est troquer un droit contre un bon de rachat.

« 3. Lorsqu'il est mis fin au contrat, le professionnel rembourse, sans retard excessif, toute somme payée en application du contrat. »

Traduit en clair : le texte dit rembourser, pas créditer. Tu peux préférer l'avoir, mais c'est un choix, jamais une obligation.

Article 18, paragraphe 3 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 18 (Livraison), paragraphe 3 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011L0083-20220528

Mythe · Mettre fin à un contrat, ça se fait devant un juge. Un courriel ne peut pas suffire.

Le mythe : « la fin du contrat exige un tribunal » Le droit de mettre fin au contrat naît du texte lui-même, dès que le délai supplémentaire n'a pas été tenu. La page officielle de l'Union le formule comme un droit que tu exerces, pas comme un procès que tu intentes. Écris-le, date-le, garde la preuve : le juge n'est la marche d'après que si le vendeur refuse de rendre l'argent.

« Si le commerçant n'effectue toujours pas la livraison malgré la prolongation du délai, vous avez le droit de mettre fin au contrat et d'être remboursé(e) rapidement. »

Traduit en clair : ce droit s'exerce par écrit, directement auprès du vendeur. Le tribunal est un recours, pas un préalable.

Rubrique « Livraison non effectuée » · Expédition et livraison : mettre fin au contrat · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/shopping/shipping-delivery/index_fr.htm

Pièce n° 5 · Le remboursement à leur sauce

La boutique accepte du bout des lèvres. Son message d'accord mérite d'être lu deux fois, parce qu'il réinvente deux règles au passage.

Accord du service clientCommande C7M-P42

Votre demande de remboursement est acceptée et sera traitée sous 60 jours, conformément à nos procédures internes.

Le remboursement portera sur le prix de l'article uniquement, les frais de livraison restant acquis à la boutique.

Nous vous remercions de votre fidélité.

Soixante jours, et la livraison pour eux. Tu laisses passer quoi ?

Réponse juste · Rien : toute somme payée, livraison comprise, et sans retard excessif. Je cite l'article et j'annonce le recours.

« Toute somme payée » inclut ce que tu as payé pour être livré Le texte ne rembourse pas « le prix de l'article » : il rembourse toute somme payée en application du contrat, et il le fait sans retard excessif. Les frais de livraison que tu as réglés à la commande sont une somme payée en application du contrat. Une procédure interne de soixante jours n'est pas un texte, c'est une préférence.

« 3. Lorsqu'il est mis fin au contrat, le professionnel rembourse, sans retard excessif, toute somme payée en application du contrat. »

Traduit en clair : prix, livraison, tout ce qui est sorti de ta poche pour ce contrat doit y revenir, et vite.

Article 18, paragraphe 3 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 18 (Livraison), paragraphe 3 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011L0083-20220528

Mythe · Soixante jours, c'est leur procédure : chaque boutique a bien le droit d'avoir la sienne.

Le mythe : « la procédure interne fait loi » Une procédure interne organise le travail d'une entreprise, elle ne réécrit pas ses obligations. Le texte impose un remboursement sans retard excessif, et la page officielle de l'Union dit « rapidement ». Soixante jours annoncés d'avance, ce n'est pas un délai qui s'excuse : c'est un retard qui se programme.

« 3. Lorsqu'il est mis fin au contrat, le professionnel rembourse, sans retard excessif, toute somme payée en application du contrat. »

Traduit en clair : « sans retard excessif » est la règle du texte. Une politique maison ne peut pas ralentir un droit.

Article 18, paragraphe 3 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 18 (Livraison), paragraphe 3 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011L0083-20220528

Mythe · Les frais de livraison sont perdus : le transport a bien eu lieu, lui.

Le mythe : « la livraison ratée se paie quand même » Tu n'as pas acheté un trajet de camion, tu as payé pour recevoir un sac. Le texte ramène tout à une seule mesure : toute somme payée en application du contrat. Ce que tu as versé au titre de la livraison en fait partie, et le risque du transport, lui, n'a jamais cessé d'être du côté du vendeur.

« 3. Lorsqu'il est mis fin au contrat, le professionnel rembourse, sans retard excessif, toute somme payée en application du contrat. »

Traduit en clair : contrat résolu, compte remis à zéro. Il n'existe pas de ligne « frais acquis à la boutique » dans ce paragraphe.

Article 18, paragraphe 3 · Directive 2011/83/UE (droits des consommateurs), article 18 (Livraison), paragraphe 3 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02011L0083-20220528

Verdict · Ce que valait un suivi figé

Un colis jamais livré, un vendeur qui montrait la porte du transporteur, un avoir séduisant, et un remboursement complet obtenu avec trois courriels datés.