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De plein droitLes droits européens, en situation
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Le déroulé écrit

« Nous avons mis à jour nos conditions » : le déroulé écrit

Une fenêtre au démarrage, un seul bouton, une case déjà cochée en page 31. Le règlement définit ton accord en cinq mots que cette fenêtre ne remplit pas, et c'est à eux de prouver que tu l'as donné, jamais à toi de prouver le contraire.

État du droit vérifié le29 juillet 2026

Ce déroulé contient les réponses. Il est là pour lire la situation sans la jouer, pour l'imprimer, et pour que le contenu reste entier sans JavaScript.

Pièce n° 1 · La fenêtre du matin

L'appli de course à pied que tu utilises depuis trois ans s'ouvre sur autre chose que ton parcours du dimanche : un écran plein, un fond bleu apaisant, un seul vrai bouton.

En dessous, en plus petit : « en poursuivant votre navigation, vous acceptez nos nouvelles conditions ».

Nous avons mis à jour nos conditionsVersion 9.4
Nouveauté principale
analyse de vos trajets pour des offres de partenaires
Bouton proposé
J'accepte et je continue
Autre option
Plus tard (la fenêtre reviendra)
Détail des changements
voir conditions générales, 47 pages

Un bouton, une phrase en petit, 47 pages ailleurs. C'est quoi, un accord valable ?

Réponse juste · Je ne considère rien comme accepté : un consentement se donne par un acte positif clair, pas en continuant à courir.

Le consentement a une définition, et elle tient en cinq mots Le règlement ne laisse pas ce mot aux juristes des conditions générales : il le définit. Une manifestation de volonté libre, spécifique, éclairée et univoque, par une déclaration ou par un acte positif clair. Continuer d'utiliser une appli n'est ni une déclaration, ni un acte qui dit sans ambiguïté « j'accepte ce traitement-là » : c'est juste toi qui vas courir.

« «consentement» de la personne concernée, toute manifestation de volonté, libre, spécifique, éclairée et univoque par laquelle la personne concernée accepte, par une déclaration ou par un acte positif clair, que des données à caractère personnel la concernant fassent l'objet d'un traitement; »

Traduit en clair : ton accord doit être donné librement, pour une finalité précise, en sachant ce que tu acceptes, sans ambiguïté, et par un geste qui dit oui. Chaque mot de cette liste est une condition.

Article 4, point 11 · Règlement (UE) 2016/679, article 4 (Définitions), point 11 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32016R0679

Mythe · « En poursuivant votre navigation, vous acceptez » : c'est écrit partout, donc c'est valable.

Le mythe : « continuer, c'est consentir » La page officielle de l'Union décrit le geste attendu, et ce n'est pas celui-là : marquer expressément son accord, par exemple en signant un formulaire ou en répondant « oui » à une demande claire. Une phrase qui transforme ton usage normal du service en accord ne crée pas un consentement : elle essaie de se passer d'en obtenir un.

« Lorsqu'une entreprise ou organisation demande votre consentement, vous devez expressément marquer votre accord, par exemple en signant un formulaire de consentement ou en répondant «oui» (au lieu de «non») à une demande de consentement figurant de manière claire sur une page web. »

Traduit en clair : un accord se donne par un geste exprès, en réponse à une demande claire. Ton simple passage dans l'appli n'est pas ce geste.

Rubrique « Pas de consentement, pas de traitement » · Protection des données : marquer expressément son accord · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/internet-telecoms/data-protection-online-privacy/index_fr.htm

Sans effet · Je clique sur « Plus tard », et je compte bien le faire tous les matins jusqu'à la fin des temps.

L'esquive quotidienne n'est pas un statut juridique Repousser la fenêtre ne règle rien, mais pendant que tu cliques, regarde ce qu'elle ne te donne pas : avant de marquer ton accord, on doit te fournir la raison de l'utilisation de tes données, la durée de conservation, les destinataires, tes droits. Une fenêtre qui n'offre qu'un bouton et un fond bleu ne remplit pas cette liste, et cette absence se constate.

« Par ailleurs, vous devez recevoir les informations suivantes avant de marquer votre accord: […] la raison pour laquelle l'entreprise/organisation utilisera vos données; combien de temps elle compte conserver vos données; les coordonnées de toute autre entreprise ou organisation qui recevra vos données; des informations sur vos droits en matière de protection des données (accès, rectification, suppression, plaintes et retrait du consentement). Toutes ces informations doivent être présentées de façon claire et compréhensible. »

Traduit en clair : avant même ta décision, l'information doit être là, claire et complète : pourquoi, combien de temps, pour qui, et avec quels droits pour toi.

Rubrique « Pas de consentement, pas de traitement » · Protection des données : l'information due avant l'accord · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/internet-telecoms/data-protection-online-privacy/index_fr.htm

Pièce n° 2 · La case déjà cochée, page 31

Tu ouvres les conditions générales. Quarante-sept pages, et en page 31, au milieu de la section sur la propriété intellectuelle, une surprise déjà cochée à ta place.

Conditions généralesPage 31 sur 47
Section 12
analyse de vos trajets à des fins publicitaires
Case
déjà cochée : « j'accepte l'analyse de mes trajets »
Emplacement
entre la propriété intellectuelle et le droit applicable
Demande de consentement distincte
aucune

Une case cochée d'avance, noyée en page 31. Ça vaut quoi ?

Réponse juste · Je décoche, et je réponds que la demande de consentement doit se distinguer clairement du reste du document.

Le consentement ne se glisse pas entre deux clauses Quand le consentement est demandé dans un document qui traite aussi d'autre chose, le règlement impose une forme : une demande qui se distingue clairement des autres questions, compréhensible, aisément accessible, en termes clairs et simples. Et il ajoute la phrase qui désarme le paquet groupé : toute partie du document qui viole le règlement n'est pas contraignante.

« 2. Si le consentement de la personne concernée est donné dans le cadre d'une déclaration écrite qui concerne également d'autres questions, la demande de consentement est présentée sous une forme qui la distingue clairement de ces autres questions, sous une forme compréhensible et aisément accessible, et formulée en des termes clairs et simples. Aucune partie de cette déclaration qui constitue une violation du présent règlement n'est contraignante. »

Traduit en clair : la demande d'accord doit se voir, se comprendre et se lire séparément. Enfouie en page 31, elle ne remplit pas le contrat, et ce qui viole le règlement ne t'engage pas.

Article 7, paragraphe 2 · Règlement (UE) 2016/679, article 7 (Conditions applicables au consentement), paragraphe 2 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32016R0679

Mythe · La case était cochée, mais je pouvais la décocher : donc c'est un vrai choix, donc ça compte.

Le mythe : « pouvoir dire non, c'est avoir dit oui » La page officielle de l'Union prend exactement cet exemple pour dire l'inverse : il ne suffit pas de pouvoir s'opposer, il faut marquer expressément son accord. La logique de la case précochée inverse la charge du geste : c'est toi qui dois agir pour refuser, alors que le droit exige que ce soit toi qui agisses pour accepter.

« Il ne suffit pas de s'opposer au traitement de vos données, par exemple en cochant une case indiquant que vous ne souhaitez pas recevoir des courriels publicitaires. Vous devez expressément marquer votre accord et accepter que vos données à caractère personnel soient conservées et/ou réutilisées à cette fin. »

Traduit en clair : le geste attendu est un oui exprès, pas un non manqué. Une case cochée à ta place n'est le geste de personne.

Rubrique « Pas de consentement, pas de traitement » · Protection des données : s'opposer ne suffit pas, il faut accepter expressément · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/internet-telecoms/data-protection-online-privacy/index_fr.htm

Mythe · C'est dans les conditions que j'ai validées à l'inscription : signé, c'est signé.

Le mythe : « c'est dans le contrat, donc ça tient » Le paragraphe qui encadre la forme du consentement se termine par une phrase que peu de gens lisent : aucune partie d'une telle déclaration qui constitue une violation du règlement n'est contraignante. Un document de quarante-sept pages ne blinde pas une demande de consentement mal formée : il l'enterre, et l'enterrer est précisément le problème.

« Aucune partie de cette déclaration qui constitue une violation du présent règlement n'est contraignante. »

Traduit en clair : signer un document ne rend pas valable ce qui, dedans, viole le règlement. La signature n'est pas un vernis magique.

Article 7, paragraphe 2 · Règlement (UE) 2016/679, article 7 (Conditions applicables au consentement), paragraphe 2 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32016R0679

Pièce n° 3 · Accepte, ou cours tout seul

Tu as décoché la case et refusé l'analyse publicitaire. L'appli répond du tac au tac, et le ton a changé.

Votre choixCompte vérifié
Analyse des trajets à des fins publicitaires
refusée par vous
Conséquence annoncée
accès à l'application suspendu sous quinze jours
Fonction de suivi de course
techniquement inchangée
Nécessité de l'analyse publicitaire pour suivre vos courses
aucune

Pas d'accord publicitaire, pas d'appli. Ils peuvent conditionner comme ça ?

Réponse juste · Je note que le service n'a aucun besoin de cette analyse pour fonctionner, et que cette pression pèse contre la liberté de mon accord.

Un accord donné sous menace de coupure part avec un lourd handicap Le règlement ne dit pas « interdit » : il dit comment juger. Pour déterminer si un consentement est donné librement, il faut tenir LE PLUS GRAND COMPTE du fait que le service est subordonné à un consentement dont son exécution n'a pas besoin. Une appli de course qui exige l'analyse publicitaire de tes trajets coche exactement cette description, et c'est ce qu'une autorité de contrôle examinera.

« 4. Au moment de déterminer si le consentement est donné librement, il y a lieu de tenir le plus grand compte de la question de savoir, entre autres, si l'exécution d'un contrat, y compris la fourniture d'un service, est subordonnée au consentement au traitement de données à caractère personnel qui n'est pas nécessaire à l'exécution dudit contrat. »

Traduit en clair : « accepte la pub ou perds le service », alors que le service marche très bien sans, c'est le signal que ton accord n'est pas libre. Le texte ordonne d'en tenir le plus grand compte.

Article 7, paragraphe 4 · Règlement (UE) 2016/679, article 7 (Conditions applicables au consentement), paragraphe 4 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32016R0679

Mythe · Un service privé fait ce qu'il veut chez lui : s'ils coupent, c'est leur droit, je n'ai qu'à accepter.

Le mythe : « c'est privé, donc c'est permis » Le règlement s'applique précisément aux services privés, et il a prévu ce cas de figure mot pour mot : la subordination du service à un consentement qui n'est pas nécessaire à son exécution pèse de tout son poids contre le caractère libre de l'accord. Céder n'efface pas ce déséquilibre : il le documente.

« il y a lieu de tenir le plus grand compte de la question de savoir, entre autres, si l'exécution d'un contrat, y compris la fourniture d'un service, est subordonnée au consentement au traitement de données à caractère personnel qui n'est pas nécessaire à l'exécution dudit contrat. »

Traduit en clair : le chantage au service est exactement ce que le texte demande d'examiner en premier quand on se demande si un accord était libre.

Article 7, paragraphe 4 · Règlement (UE) 2016/679, article 7 (Conditions applicables au consentement), paragraphe 4 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32016R0679

Mythe · S'ils me coupent l'accès, je perds aussi mes anciennes courses : autant accepter, je verrai plus tard.

Le mythe : « j'accepte provisoirement, ça ne compte pas vraiment » Un consentement enregistré est un consentement qui produit ses effets, et personne ne viendra te demander si tu le pensais. Ce que le droit t'offre face au dilemme n'est pas l'accord du bout des lèvres : c'est un accord dont la liberté se juge, le plus grand compte étant tenu de la pression exercée. Garde la preuve de la menace au lieu de céder en silence.

« 4. Au moment de déterminer si le consentement est donné librement, il y a lieu de tenir le plus grand compte de la question de savoir, entre autres, si l'exécution d'un contrat, y compris la fourniture d'un service, est subordonnée au consentement au traitement de données à caractère personnel qui n'est pas nécessaire à l'exécution dudit contrat. »

Traduit en clair : un oui arraché reste un oui enregistré. La bonne pièce à produire, c'est la menace de coupure, pas ta résignation.

Article 7, paragraphe 4 · Règlement (UE) 2016/679, article 7 (Conditions applicables au consentement), paragraphe 4 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32016R0679

Pièce n° 4 · Retirer, mode d'emploi introuvable

Autre découverte : à l'inscription, il y a trois ans, tu avais coché « partager mes statistiques avec des partenaires ». Un tapotement, à l'époque. Tu veux retirer ça aujourd'hui.

L'aide de l'appli a une page dédiée, et elle mérite d'être encadrée.

Aide · retirer un consentementArticle 114 de la FAQ
Donner son accord
un tapotement dans l'appli
Retirer son accord
courrier recommandé au siège, service juridique
Pièces demandées
copie de votre pièce d'identité, motif du retrait
Délai annoncé
traitement à réception, sous réserve d'examen

Un tapotement pour dire oui, un recommandé motivé pour dire non. C'est légal, ça ?

Réponse juste · Je retire par le même canal qu'à l'aller, et je cite la règle : aussi simple de retirer que de donner.

Le retrait a exactement le même prix que l'accord : zéro Le règlement aligne les deux gestes : tu as le droit de retirer ton consentement à tout moment, et il doit être aussi simple de le retirer que de le donner. Un tapotement à l'aller, un recommandé motivé au retour, ce n'est pas la même simplicité : c'est un péage. Et on doit t'informer de ce droit avant même que tu donnes ton accord.

« 3. La personne concernée a le droit de retirer son consentement à tout moment. Le retrait du consentement ne compromet pas la licéité du traitement fondé sur le consentement effectué avant ce retrait. La personne concernée en est informée avant de donner son consentement. Il est aussi simple de retirer que de donner son consentement. »

Traduit en clair : dire non doit coûter le même effort que dire oui. Si l'accord tenait en un geste, le retrait aussi.

Article 7, paragraphe 3 · Règlement (UE) 2016/679, article 7 (Conditions applicables au consentement), paragraphe 3 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32016R0679

Mythe · Un retrait, ça se motive : je prépare deux paragraphes d'explications pour le service juridique.

Le mythe : « il faut une bonne raison pour retirer » La première phrase du paragraphe est complète en huit mots : le droit de retirer son consentement à tout moment. Pas de motif, pas d'examen, pas de dossier. La page officielle de l'Union le confirme : tu contactes le responsable du traitement et tu retires ton autorisation, à tout moment. Le reste est de la mise en scène.

« Si vous avez déjà autorisé une entreprise ou organisation à utiliser vos données à caractère personnel, vous pouvez contacter le responsable du traitement des données (la personne ou l'organe traitant vos données à caractère personnel) et retirer cette autorisation à tout moment. Une fois l'autorisation retirée, l'entreprise ou l'organisation ne peut plus utiliser vos données à caractère personnel. »

Traduit en clair : tu contactes, tu retires, c'est terminé. Une fois le retrait posé, l'utilisation s'arrête.

Rubrique « Retrait du consentement et droit de s'opposer » · Protection des données : retirer son autorisation à tout moment · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/internet-telecoms/data-protection-online-privacy/index_fr.htm

Mythe · Une fois mon retrait posé, tout ce qu'ils ont fait avec mes données depuis trois ans devient illégal rétroactivement.

Le mythe : « le retrait efface le passé » Le texte pose la limite dans la phrase qui suit le droit : le retrait ne compromet pas la licéité du traitement fondé sur le consentement effectué AVANT ce retrait. Ton retrait coupe l'avenir, pas le passé. Connaître cette limite t'évite de réclamer l'impossible, et rend crédible tout le reste de ta demande.

« Le retrait du consentement ne compromet pas la licéité du traitement fondé sur le consentement effectué avant ce retrait. »

Traduit en clair : ce qu'ils ont fait pendant que ton accord était valable reste couvert par cet accord. Le retrait vaut pour la suite.

Article 7, paragraphe 3 · Règlement (UE) 2016/679, article 7 (Conditions applicables au consentement), paragraphe 3 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32016R0679

Pièce n° 5 · « Vous avez accepté », affirment-ils

Dernier échange. Tu as contesté l'accord de la fenêtre bleue. La réponse tient en une ligne, sûre d'elle.

Réponse du serviceRéférence C-4491-B

Nos registres indiquent que vous avez accepté nos conditions, version 9.4.

Aucune anomalie n'a été constatée. Nous considérons votre demande comme close.

Pour toute question, consultez notre FAQ.

Leurs registres l'affirment. Qui doit prouver quoi, et où va ce dossier ?

Réponse juste · Je leur demande de démontrer ce consentement : le geste, la date, l'information donnée. La preuve est à leur charge.

« Nos registres l'indiquent » n'est pas une démonstration Quand un traitement repose sur le consentement, le responsable doit être EN MESURE DE DÉMONTRER que la personne a consenti. Pas de l'affirmer : de le démontrer. Un vrai consentement laisse une trace démontrable, avec un geste, une date, une information préalable. Une ligne de registre qui dit « accepté » sans dire ni quand, ni comment, ni à quoi, ne démontre rien.

« 1. Dans les cas où le traitement repose sur le consentement, le responsable du traitement est en mesure de démontrer que la personne concernée a donné son consentement au traitement de données à caractère personnel la concernant. »

Traduit en clair : c'est à eux de prouver que tu as dit oui, pas à toi de prouver que tu n'as rien dit. Exige la démonstration.

Article 7, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2016/679, article 7 (Conditions applicables au consentement), paragraphe 1 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32016R0679

Mythe · S'ils affirment que j'ai accepté, c'est à moi de démontrer le contraire, et je ne peux pas prouver un néant.

Le mythe : « c'est à moi de prouver que je n'ai pas dit oui » Le règlement a réglé la question dans le premier paragraphe de l'article sur le consentement, et dans le sens inverse : le responsable du traitement est en mesure de démontrer que la personne a consenti. La charge est structurellement chez eux, parce qu'eux seuls tiennent les registres. Tu n'as rien à prouver : tu as une démonstration à exiger.

« Dans les cas où le traitement repose sur le consentement, le responsable du traitement est en mesure de démontrer que la personne concernée a donné son consentement au traitement de données à caractère personnel la concernant. »

Traduit en clair : celui qui se prévaut de ton accord doit pouvoir le démontrer. Le doute ne travaille pas contre toi.

Article 7, paragraphe 1 · Règlement (UE) 2016/679, article 7 (Conditions applicables au consentement), paragraphe 1 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32016R0679

Mythe · J'ai cliqué un jour sur un bouton bleu, donc j'ai perdu : me plaindre ne servirait à rien.

Le mythe : « j'ai cliqué, donc c'est plié » Tout ce dossier, la fenêtre à bouton unique, la case précochée, la menace de coupure, le recommandé exigé, se dépose tel quel devant l'autorité de protection des données de ton pays. La page officielle de l'Union dit la marche : plainte directe auprès de ton autorité nationale, examen, et réponse dans un délai de trois mois. Un clic contesté n'est pas un verdict : c'est l'objet même de la plainte.

« Si vous estimez que vos droits en matière de protection des données n'ont pas été respectés, vous pouvez déposer plainte directement auprès de votre autorité nationale chargée de la protection des données, qui examinera votre plainte et vous répondra dans un délai de trois mois. »

Traduit en clair : estimer que tes droits ont été ignorés suffit à ouvrir la plainte, chez toi, avec une réponse due sous trois mois.

Rubrique « Déposer plainte » · Protection des données : déposer plainte · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/internet-telecoms/data-protection-online-privacy/index_fr.htm

Verdict · Ce que valait un fond bleu apaisant

Une fenêtre à bouton unique, une case cochée en page 31, une menace de coupure, un recommandé pour dire non, et sept droits que la version 9.4 espérait faire oublier.