Le déroulé écrit
Le produit qui tombe en panne trop tôt : le déroulé écrit
Un casque à 129 €, une panne à dix-huit mois, et un vendeur qui brandit une garantie fabricant expirée depuis six mois. La garantie qui compte n'est pas celle-là : elle est légale, elle dure deux ans, et elle s'applique indépendamment de toute garantie commerciale.
État du droit vérifié le29 juillet 2026
Ce déroulé contient les réponses. Il est là pour lire la situation sans la jouer, pour l'imprimer, et pour que le contenu reste entier sans JavaScript.
Pièce n° 1 · Dix-huit mois, plus un son
Ton casque audio, payé 129 € il y a dix-huit mois sur la boutique en ligne d'un marchand d'électronique, ne s'allume plus. Pas de chute, pas d'eau : il s'est éteint hier soir et n'est jamais revenu.
Tu écris au vendeur. La réponse tombe en dix minutes, aimable et définitive.
La garantie de 12 mois est expirée, c'est vrai. Et alors ?
Réponse juste · J'invoque l'autre garantie, la légale : le vendeur répond des défauts pendant deux ans.
La garantie qui compte dure deux ans, et elle ne vient pas du fabricant Le texte la pose en une phrase : le vendeur répond de tout défaut de conformité qui existe au moment de la livraison et qui apparaît dans un délai de deux ans. C'est une directive : ce socle vaut partout dans l'Union, au minimum, et ton pays peut prévoir mieux. La garantie constructeur de douze mois était un service en plus, jamais un plafond.
« 1. Le vendeur répond vis-à-vis du consommateur de tout défaut de conformité qui existe au moment de la livraison du bien et qui apparaît dans un délai de deux ans à compter de ce moment. »
Traduit en clair : deux ans, à compter de la livraison, à la charge du vendeur. La garantie du fabricant peut expirer, celle-ci ne l'a pas fait.
Article 10, paragraphe 1 · Directive (UE) 2019/771 (vente de biens), article 10 (Responsabilité du vendeur), paragraphe 1 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02019L0771-20260731Mythe · 12 mois, c'était LA garantie. Expirée, donc terminé.
Le mythe le plus rentable du rayon : « la garantie, c'est celle du fabricant » La garantie commerciale est un supplément : elle peut offrir mieux, elle ne peut jamais rogner le socle. La page officielle de l'Union le dit mot pour mot : elle ne peut jamais exclure ou réduire tes droits au titre de la garantie minimale de deux ans. Une garantie de douze mois n'a donc jamais raccourci quoi que ce soit : elle s'est juste arrêtée avant l'autre.
« Certains magasins ou producteurs peuvent vous offrir une garantie commerciale supplémentaire. Cette garantie peut offrir une meilleure protection mais ne peut jamais exclure ou réduire vos droits en vertu de la garantie minimale de 2 ans. »
Traduit en clair : la garantie du fabricant s'ajoute, elle ne remplace pas. Quand elle expire, la garantie légale continue de courir.
Rubrique « Garanties commerciales » · Garanties : la garantie commerciale ne peut jamais réduire la garantie légale · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/shopping/guarantees/index_fr.htmMythe · C'est au fabricant qu'il faut écrire : c'est lui qui a fait le casque.
Le mythe : « le produit vient du fabricant, donc le problème aussi » La garantie légale désigne un responsable, et ce n'est pas l'usine : c'est le vendeur, celui qui a encaissé. La page officielle de l'Union écrit que tes droits au titre de la garantie légale s'exercent vis-à-vis du vendeur, et qu'ils s'appliquent indépendamment de toute garantie commerciale. Le fabricant peut être plus rapide, plus aimable, plus proche : il n'est pas ton débiteur.
« En tant que consommateur, dans l'UE, vous bénéficiez également de droits vis-à-vis du vendeur au titre de la garantie légale. La garantie légale s'applique indépendamment de toute garantie commerciale. »
Traduit en clair : ta réclamation s'adresse au vendeur, et elle ne dépend d'aucun papier du fabricant.
Page « Garantie commerciale de durabilité » · Garantie commerciale de durabilité : la garantie légale s'applique indépendamment · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/shopping/commercial-guarantee-durability/index_fr.htmPièce n° 2 · Les conditions qui n'existent pas
Le service après-vente rouvre le dossier, à sa manière : en dressant une liste de conditions.
L'emballage d'origine a été recyclé il y a dix-sept mois. Tu fais quoi ?
Réponse juste · J'envoie le casque tel qu'il est : le texte pose deux conditions, le défaut et le délai. Et la mise en conformité est gratuite.
Réparer ou remplacer, gratuitement : le mot est dans la phrase officielle La page officielle de l'Union tient en deux phrases : si le produit se révèle défectueux, le vendeur est tenu de le réparer ou de le remplacer gratuitement ; si c'est impossible ou trop lent, remboursement total ou partiel. Un ticket d'entrée à 25 € pour faire valoir une garantie gratuite est exactement ce que le mot « gratuitement » exclut.
« En vertu des règles de l'UE, si vous achetez un produit qui se révèle défectueux, ne fonctionne pas ou ne correspond pas à sa description, le vendeur est tenu de le réparer ou de le remplacer gratuitement. Si cela n'est pas possible ou si le vendeur ne peut pas le faire dans un délai raisonnable et sans désagrément majeur pour vous, vous avez droit à un remboursement total ou partiel. »
Traduit en clair : la remise en état est à leur charge, pas à la tienne. Et si elle traîne ou échoue, l'argent revient.
Rubrique « Garantie légale » · Garanties : la garantie légale, réparation ou remplacement gratuits · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/shopping/guarantees/index_fr.htmMythe · Sans l'emballage d'origine, je n'ai plus de droits : tout le monde sait ça.
Le mythe du carton d'origine Relis la phrase qui fonde la garantie : elle parle d'un défaut de conformité qui existe à la livraison et qui apparaît dans un délai de deux ans. Le défaut, le délai : ce sont les deux conditions du texte. Le mot « emballage » n'apparaît nulle part dans cet article. Une politique maison peut te demander un carton ; elle ne peut pas en faire une condition de ton droit.
« 1. Le vendeur répond vis-à-vis du consommateur de tout défaut de conformité qui existe au moment de la livraison du bien et qui apparaît dans un délai de deux ans à compter de ce moment. »
Traduit en clair : la garantie tient au défaut et à la date, pas à la boîte. Garde plutôt la preuve d'achat : elle, elle sert.
Article 10, paragraphe 1 · Directive (UE) 2019/771 (vente de biens), article 10 (Responsabilité du vendeur), paragraphe 1 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02019L0771-20260731Mythe · Je paie les 25 € de diagnostic : c'est la procédure, et ce sera plus rapide.
Le mythe : « les frais de dossier, c'est normal » Le texte donne des droits, il ne vend pas des tickets. En cas de défaut de conformité, tu as droit à la mise en conformité, à une réduction proportionnelle du prix ou à la résolution du contrat : c'est la liste de l'article, et aucune de ces trois voies ne s'achète. Une facturation posée en préalable n'est pas une procédure, c'est un péage devant un droit.
« 1. En cas de défaut de conformité, le consommateur a droit à la mise en conformité des biens, à une réduction proportionnelle du prix, ou à la résolution du contrat, aux conditions énoncées au présent article. »
Traduit en clair : le texte dit « a droit ». Un droit s'exerce, il ne se paie pas à l'entrée.
Article 13, paragraphes 1 et 2 · Directive (UE) 2019/771 (vente de biens), article 13 (Recours du consommateur pour défaut de conformité), paragraphes 1 et 2 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02019L0771-20260731Pièce n° 3 · La question des dix-huit mois
Le vendeur change d'angle. Son message suivant est plus technique, et c'est le moment le plus fin de tout le dossier.
« La même partout en Europe. » Vraiment ?
Réponse juste · Je vérifie la règle de mon pays : la présomption vaut un an partout au minimum, et deux ans dans certains pays.
À dix-huit mois, la charge de la preuve dépend du pays. La garantie, non. Le texte présume d'origine tout défaut qui apparaît dans un délai d'un an, sauf preuve contraire du vendeur, et il autorise chaque État à porter ce délai à deux ans. À dix-huit mois, il y a donc deux Europes : celle où la présomption te couvre encore, et celle où c'est à toi d'étayer. Ce qui ne change dans aucune des deux : la garantie de deux ans elle-même, et le fait que leur affirmation « la même partout » était fausse.
« 1. Tout défaut de conformité qui apparaît dans un délai d'un an à compter du moment où les biens ont été livrés est présumé avoir existé au moment de la livraison des biens, sauf preuve du contraire ou à moins que cette présomption ne soit incompatible avec la nature des biens ou la nature du défaut de conformité. […] 2. Au lieu du délai d'un an prévu au paragraphe 1, les États membres peuvent maintenir ou introduire un délai de deux ans à compter du moment où les biens ont été livrés. »
Traduit en clair : la première année, c'est au vendeur de prouver que le défaut n'existait pas. Après, ça dépend du pays : certains étendent cette protection à deux ans, d'autres non. Vérifie chez toi avant d'écrire.
Article 11, paragraphes 1 et 2 · Directive (UE) 2019/771 (vente de biens), article 11 (Charge de la preuve), paragraphes 1 et 2 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02019L0771-20260731Mythe · À 18 mois, c'est forcément à eux de prouver : la charge de la preuve est inversée pendant toute la garantie.
Le mythe miroir : « la preuve pèse toujours sur le vendeur » C'est l'excès inverse de leur mensonge, et il coûte aussi cher. La page officielle de l'Union est précise : pas de preuve à ta charge pendant un délai d'un an après la livraison, et dans certains pays cette période est de deux ans. Un an est le socle garanti partout ; deux ans est une option nationale. À dix-huit mois, la présomption n'est pas acquise : elle se vérifie, pays par pays.
« Si un défaut apparaît dans un délai de 1 an à compter de la livraison, vous n'avez pas à prouver qu'il existait au moment de la livraison. On part du principe que le défaut existait, sauf si le vendeur peut prouver le contraire. Dans certains pays de l'UE, cette période pendant laquelle la «charge de la preuve est inversée» est de 2 ans. »
Traduit en clair : un an de présomption partout, deux ans dans certains pays. Entre les deux, on vérifie sa règle nationale au lieu de la deviner.
Rubrique « Garantie légale » · Garanties : la charge de la preuve inversée pendant un an, deux dans certains pays · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/shopping/guarantees/index_fr.htmMythe · S'il faut prouver quoi que ce soit, c'est perdu d'avance. J'abandonne.
Le mythe : « preuve à ma charge, donc cause perdue » La présomption est une aide, pas la porte d'entrée du droit. Ce qui fonde ta réclamation, c'est la garantie minimale de deux ans, et elle court encore : la page officielle ajoute même que la législation de ton pays peut t'offrir une protection supplémentaire. Abandonner à cause d'une question de preuve, c'est confondre une modalité du dossier avec le dossier lui-même.
« Vous avez toujours droit à une garantie minimale de 2 ans à compter de la réception du produit. Toutefois, la législation de votre pays peut vous offrir une protection supplémentaire. »
Traduit en clair : le droit tient toujours. La question de la preuve se traite, elle ne se fuit pas.
Rubrique « Garantie légale » · Garanties : la garantie minimale de deux ans · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/shopping/guarantees/index_fr.htmPièce n° 4 · Le bon d'achat de la dernière chance
Le ton du vendeur s'adoucit d'un coup. Son offre arrive dans un encadré pastel, avec un compte à rebours de quarante-huit heures.
- Votre casque
- modèle arrêté, stock épuisé
- Notre geste
- bon d'achat de 30 €
- Réparation
- non proposée
- Remplacement
- non proposé
- Condition
- solde de tout compte, dossier définitivement clos
30 € pour solde de tout compte, sur un casque payé 129 €. Tu réponds quoi ?
Réponse juste · Je rappelle l'ordre du texte : réparation ou remplacement à mon choix, sinon réduction du prix ou résolution.
C'est toi qui choisis entre réparation et remplacement, pas leur stock Le texte donne l'ordre exact : mise en conformité d'abord, et pour l'obtenir, le consommateur peut choisir entre la réparation et le remplacement. Leurs seules portes de sortie sont écrites : le recours impossible, ou des coûts disproportionnés par rapport à l'autre option. Un stock épuisé peut rendre le remplacement impossible ; il ne fait pas disparaître la réparation, ni la suite en argent.
« 2. Pour obtenir la mise en conformité des biens, le consommateur peut choisir entre la réparation et le remplacement, à moins que le recours choisi ne soit impossible ou que, par rapport à l'autre recours, il n'impose au vendeur des coûts qui seraient disproportionnés, compte tenu de l'ensemble des circonstances »
Traduit en clair : le choix t'appartient d'abord. Leurs exceptions existent, mais c'est à eux de les invoquer, pas à toi de les supposer.
Article 13, paragraphes 1 et 2 · Directive (UE) 2019/771 (vente de biens), article 13 (Recours du consommateur pour défaut de conformité), paragraphes 1 et 2 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02019L0771-20260731Mythe · J'accepte les 30 € : un vieux casque, ça ne vaut plus grand-chose de toute façon.
Le mythe : « ils ne peuvent pas remplacer, donc c'est bon d'achat ou rien » Quand la réparation et le remplacement font défaut, le texte ne s'arrête pas : il ouvre la réduction proportionnelle du prix ou la résolution du contrat, notamment quand le vendeur n'a pas effectué la réparation ou le remplacement, ou quand il est clair qu'il n'y procédera pas dans un délai raisonnable. C'est une suite en argent, chiffrée sur le prix payé. Un bon de 30 € n'est ni une réduction proportionnelle ni une résolution : c'est une offre commerciale, que tu es libre de refuser.
« Le consommateur a droit soit à une réduction proportionnelle du prix conformément à l'article 15, soit à la résolution du contrat de vente conformément à l'article 16, dans chacun des cas suivants: a) le vendeur n'a pas effectué la réparation ou le remplacement […] d) le vendeur a déclaré, ou il résulte clairement des circonstances, que le vendeur ne procédera pas à la mise en conformité des biens dans un délai raisonnable ou sans inconvénient majeur pour le consommateur. »
Traduit en clair : s'ils ne réparent ni ne remplacent, la loi bascule vers l'argent. Le montant se discute à partir du prix, pas à partir de leur générosité.
Article 13, paragraphe 4 · Directive (UE) 2019/771 (vente de biens), article 13 (Recours du consommateur pour défaut de conformité), paragraphe 4 · https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:02019L0771-20260731Sans effet · Je démonte le casque moi-même, tuto vidéo à l'appui, avec un sèche-cheveux pour décoller la coque.
La garantie couvrait la réparation, pas la chirurgie de salon Ce démontage ne répare rien et complique tout : la remise en état, c'est leur travail, et le texte dit gratuitement. Si le produit est défectueux, le vendeur est tenu de le réparer ou de le remplacer, sans que tu joues au technicien. Range le sèche-cheveux, rassemble les vis, et remets le dossier sur les rails de l'écrit.
« si vous achetez un produit qui se révèle défectueux, ne fonctionne pas ou ne correspond pas à sa description, le vendeur est tenu de le réparer ou de le remplacer gratuitement »
Traduit en clair : la réparation est due, et elle est à leurs frais. Ton tournevis n'a aucune obligation légale.
Rubrique « Garantie légale » · Garanties : la garantie légale, réparation ou remplacement gratuits · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/shopping/guarantees/index_fr.htmPièce n° 5 · Le refus définitif, et la suite
Dernier message du vendeur, trois lignes cette fois. Le mot « définitif » y apparaît deux fois : c'est généralement le signe qu'il faut changer d'interlocuteur.
Le vendeur a dit son dernier mot. Qui dit le suivant ?
Réponse juste · Moi, mais ailleurs : centre européen des consommateurs pour un achat transfrontière, et la procédure des petits litiges en dernier.
Un refus de vendeur n'est pas un jugement La page officielle de l'Union prévoit exactement ta situation : un problème pour obtenir une réparation ou un remboursement dans un autre pays de l'Union, et le Centre européen des consommateurs de ton pays pour t'aider. Ton dossier est bon : un défaut dans le délai, des réponses écrites, un refus explicite. C'est précisément avec ça qu'un recours travaille.
« Si vous rencontrez un problème pour faire annuler un contrat ou obtenir une réparation ou un remboursement dans un autre pays de l'UE, le Centre européen des consommateurs de votre pays peut vous aider. »
Traduit en clair : après le vendeur, il y a un réseau officiel, pensé pour les litiges entre pays de l'Union. Ton dossier écrit est sa matière première.
Rubrique « Où obtenir de l'aide ? » · Garanties : où obtenir de l'aide · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/shopping/guarantees/index_fr.htmMythe · « Définitif », c'est définitif : quand une entreprise a tranché, c'est terminé.
Le mythe : « l'entreprise a tranché » Une entreprise ne tranche rien : elle prend position, et sa position n'éteint pas un droit. La garantie minimale de deux ans court toujours, ton pays peut même offrir une protection supplémentaire, et les recours existent précisément pour les cas où le vendeur dit non. Un refus définitif n'est pas la fin du dossier : c'est la fin de la discussion avec lui.
« Vous avez toujours droit à une garantie minimale de 2 ans à compter de la réception du produit. Toutefois, la législation de votre pays peut vous offrir une protection supplémentaire. »
Traduit en clair : le droit ne s'éteint pas parce qu'on te l'a refusé. Il change juste d'interlocuteur.
Rubrique « Garantie légale » · Garanties : la garantie minimale de deux ans · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/shopping/guarantees/index_fr.htmMythe · De toute façon, tout ça ne vaut que pour du neuf : l'occasion et le reconditionné n'ont aucune garantie.
Le mythe : « l'occasion, c'est sans garantie » Les produits d'occasion achetés auprès d'un vendeur professionnel sont couverts par la même garantie minimale de deux ans. Dans certains pays, le vendeur et toi pouvez convenir d'une durée plus courte, mais jamais inférieure à un an, et à condition que ce soit clair au moment de l'achat. Un « vendu en l'état, sans garantie » griffonné sur une facture professionnelle ne fait pas partie des options.
« Les produits d'occasion que vous achetez auprès d'un vendeur professionnel sont également couverts par la garantie minimale de deux ans. Dans certains pays de l'UE, vous pouvez convenir avec le vendeur d'une garantie inférieure à 2 ans. Toutefois, elle ne peut pas être inférieure à un an et l'acheteur doit en être clairement informé lors de l'achat. »
Traduit en clair : l'occasion professionnelle est garantie aussi. Au pire un an, si c'était convenu et annoncé clairement, jamais zéro.
Rubrique « Produits d'occasion » · Garanties : les produits d'occasion · https://europa.eu/youreurope/citizens/consumers/shopping/guarantees/index_fr.htmVerdict · Ce que valait une garantie expirée
Une garantie fabricant expirée, un carton d'origine recyclé, des frais de diagnostic, un bon d'achat pastel : quatre obstacles, zéro article de loi en face.
Dossier EU 2019/771
Les pièces de ce dossier
Chaque pièce a sa page. La situation se joue ici ; ce qu'on garde, ce qu'on envoie et ce qu'on relit vivent à côté.